jeudi 6 décembre 2012

Se préparer (de nouveau) à la naissance d'un enfant

Ça y est, nous y sommes dans la dernière ligne droite de l'ultime trimestre. Celui qui fait de moi une maman-maison, qui s’arrondit de jour en jour. Encore un trimestre pour me préparer à ma vie de multipare et aussi se préparer à donner la vie une seconde fois. Et ce n'est pas parce qu'on l'a déjà fait, qu'il ne faut pas s'y préparer de nouveau !
Vous connaissez le récit de mon premier accouchement, une naissance en douceur, rapide, à la maison pour ma Bienheureuse. Une naissance idéale pour elle, il m'a semblé. Moi, je suis restée très longtemps surprise, étonnée de cet accouchement rapide et très animal. Mon esprit n'était plus tout à fait là et à laisser l'espace nécessaire au corps pour qu'il fasse ce qu'il avait à faire: donner la vie.
Je n'ai reçu aucun conseil de ma sage-femme ni de mon compagnon, ils ont l'un et l'autre respecté ce travail. Ils ont aussi admiré silencieusement cette science. Puis, il y a eu un "mais" dans cette belle histoire. J'ai ressentie une absence, parce que mon lâcher-prise était tellement fort que ma conscience s'est un peu fait la malle. Rien d'anormal, mais un trouble, qui aujourd'hui repointe le bout de son nez. Et il m'a semblé important de prendre le temps d'en reparler avec ma sage-femme et mon compagnon. 
J'aime leur écoute, sans faille, face à mes doutes, mes interrogations. Ils m'aident réellement à envisager un nouvel accouchement à la maison sereinement. Hier, nous avons donc tous les trois tenté de trouver une solution pour que je me prépare à cette naissance (autant que l'on puisse se préparer à un événement aussi fou qu'une naissance!).
Ma très sage-femme a de nouveau écouté et entendu ce qu'il semble m'avoir manqué lors de la naissance de Bienheureuse: le temps de retrouver mes esprit et d'accueillir mon bébé, sans être bousculée. En effet, il semblerait que ce moment d’absence que je décris ait été très court, et dans mon esprit, je revois ma fille posée sur le futon où elle est née, et moi être dans un état second, dont la sage-femme m'a sortie pour me mettre au chaud dans mon lit, ma fille dans les bras.
En ré-écoutant cette histoire, ma sage-femme réagit de suite et me dit qu'elle ce discours résonne en elle: elle me réconforte et me rassure en me disant que cette état "hébétude" est normal et qu'elle aurait dû être plus attentive à ce court instant de reprise de conscience qui m'a vraisemblablement manqué.
Que je suis heureuse que J., soit cette sage-femme, qui se remette dans cesse en question dans sa pratique, même après des dizaines d'années d'exercice (vous ne trouvez pas ça extraordinaire cette faculté à réellement écouté les gens?).
Nous décidons donc ensemble d'être plus attentif les uns et les autres à ce temps suspendu entre la naissance du bébé et l'accueil que nous lui ferons.... Pour le moment, cela mûrit dans nos esprit et je ressors de chez ma sage-femme regonflée à bloc prête à accoucher telle une guerrière (c'est ainsi que j'aime me préparer à la naissance)!

samedi 24 novembre 2012

La grande aventure des couches lavables

Après plus d'un an de mûres réflexions, je me suis enfin lancée avec les couches lavables. Avant la naissance de Bienheureuse, je n'ai jamais pensé utiliser de couches jetables, sauf pour les premières semaines. J'étais convaincue par le caractère écologique et économique des lavables. Sauf que j'étais tellement dépassée émotionnellement par mon allaitement pas si simple, que je n'ai pas voulu me mettre une pression supplémentaire avec l’organisation des machines. Et puis, le temps a passé alors j'ai commencé à réétudier cette possibilité.
Il m'aura tout de même fallu tester des couches lavables, prêtées par des copines, guetter la bonne affaire pour trouver les couches d'occaz qui nous convenaient et de me préparer psychologiquement à ce changement de rythme (c'est quand même sacrément pratique ces couches jetables, que nous avions choisi sans chlore et en partie biodégradables).
Bref, depuis ce matin, c'est parti ! 

vendredi 23 novembre 2012

Activité

Pour développer la motricité fine, il existe un tas d'activités que les enfants adorent. La préférée de Bienheureuse est sans conteste une venue tout droit du Nido. Et elle est facile à reproduire à la maison. 
Il faut simplement un saupoudreur (qui s'achète en grande surface à moins de 4 euros) et des petits pics en bois (pics à brochette). L'enfant doit, grâce à son attention, faire glisser les tiges de bois dans le saupoudreur en verre. Et j'aime autant vous dire que Bienheureuse peut répétée pendant un long moment.

jeudi 22 novembre 2012

Motricité power

Ben, oui, ma Bienheureuse est tellement contente de marcher et de bouger à peu près comme elle le souhaite (reste qu'avec des chaussures, ce n'est pas encore le top), elle est en plein phase moteur. Pour répondre au mieux à ses nouveaux besoins, voici mes petites astuces:
- se précipiter à la ludothèque pour emprunter des modules de motricité (ici, nous avons payé 5 euros pour les 3 modules pour une semaine) et effet garanti, elle adore grimper dessus et faire des acrobaties
 
- récemment, pour son premier anniversaire, ses quatre grands-parents se sont cotisés pour lui acheter un whelly bug, un super trotteur, tout bien comme il faut, qui roule dans tous les sens. Pour le moment, l'enfant dompte encore la bête, mais elle le pousse à souhait, c'est encore difficile pour elle de monter seule...
 
- mettre à disposition le ballon de grossesse, c'est un super jeu cette énorme balle. Mirette la trimbale partout dans la maison, riant aux éclats.

Et voilà une Chouquette comblée ! Facile, non ?


vendredi 16 novembre 2012

Quand la marche prend le pas sur tout le reste


Ce matin, lors de notre atelier au Nido Montessori, j'observe Bienheureuse, qui depuis qu'elle marche n'a plus vraiment la disponibilité d'esprit pour rester concentrée sur une activité. Je constate la même chose à la maison, elle prend un jeu et s'en désintéresse très vite pour le laisser en plan au beau milieu du salon, de la cuisine ou de la chambre. Bref, depuis que l'enfant marche, elle est concentrée sur cette nouvelle activité, en se lançant des petits défis-fous; genre marcher avec un livre aussi grand qu'elle ou un poupon qui pèse la moitié de son poids !

Du coup, la concentration d'un enfant, décrite et prônée par Maria Montessori, à faire une activité me laisse perplexe et je ne sais pas comment réagir !? Maria Montessori parle en effet de l'attention. En tant que parent, nous nous devons de fournir un environnement et des activités qui permettent cette concentration, en évitant de déranger l'enfant dans ces moments d'attention. Mais comment faire quand son enfant ne semble plus attentionné à une activité, à un jeu?
Cette attention, cette concentration sous-entend de faire les activités les unes après les autres (puisque l'enfant est en mesure de se concentrer sur une seule et même action), donc un certain ordre dans la maison. Une fois l'activité terminée, on range et on passe à une autre. Et en ce moment, le salon ressemble plus à un grand souk qu'à l'espace de jeu de ma Bienheureuse. Du coup, on a beau ranger ensemble ça revient quand même trop souvent.

J'ai donc profité de l'atelier de ce matin pour demandé conseil à l'animatrice. Avec ses filles, quand il y avait des périodes, comme celle que vit Mirette, elle a décidé de ne laisser à porter que quelques rares jouets (moins de 5) avec lesquels l'enfant jouait vraiment longtemps et avec plaisir afin de permettre de montrer de nouveau le chemin de l'intérêt pour de nouvelles activités quand il serait temps.

Au programme donc, un nouveau tri s'impose dans les jeux-jouets-activités du salon, afin de ne pas avoir a ramassé des montagnes de choses diverses et variées à longueur de temps. Au boulot !

En bonus, dans ce billet, l'aménagement de la chambre de Bienheureuse, dans l'esprit Montessori. 
 Une étagère (certes trop haute, mais c'est en prévision de l'arrivée de bébé II), fait maison par Pater Bienheureux, où sont rangés les activités/jeux qu'elle aime en ce moment.
Le futon que Bienheureuse aime vraiment beaucoup: elle y passe de longs moments à feuilleter ses livres mais aussi à jouer avec son poupon ou encore faire des cabrioles.
Nous avions, à l'origine acheter ce futon, pour nous passer du lit à barreau, car comme l'explique la pédagogie Montessori, il est préférable que l'enfant ait accès à son lit: qu'il puisse s'y rendre quand il le souhaite pour s'y reposer ou jouer. Nous avons donc testé la futon lors d'une sieste, malheureusement pour nous, ce fut un grand raté. Bienheureuse s'est réveillée en pleurs, comme perdue, dans ce lit qu'elle ne connaissait pas. Et elle nous a presque instantanément montré à quel point elle aimait son lit à barreau en nous demandant d'y aller et en y passant plus de temps au réveil les jours qui ont suivis.

Il manque une photo des autres éléments de la chambre: le lit et la commande à langer (mais c'est comme chez tout le monde, pas besoin d'images).

jeudi 15 novembre 2012

Maman ... mais pas que ?

Oui, c'est bien un questionnement et pas encore une affirmation cette histoire, car tout "ça" est encore en construction dans mon esprit. A la base, il y a un petit événement. 

Depuis plus d'un mois, j'ai reçu l'invitation d'une amie à me me rendre chez elle, à Lille (c'est quand même un peu le bout de la France pour une angevine) pour fêter son pacs avec son amoureux. Je suis toute contente de cette perspective. Oui, mais. Mais au moment de cliquer sur la réservation de mon train, ça bloque. Je sens pointer une petite angoisse de "laisser" ma petite grande qui souffle à peine sa première bougie. Comment faire ?
Première phase: accepter d'être en totale panique un peu trop loin de ma fille plus de 6h. 
Deuxième phase: en parler avec le Pater-Bienheureux, qui est toujours d'un soutien sans faille (et qui est aussi super content de passer du temps rien qu'avec sa fille le temps d'un week-end).
Troisième phase: au lieu de s'asphyxier sans rien pouvoir faire (bon, j'exagère un peu mais c'est plus trépidant pour le lecteur), tenter de comprendre pourquoi avoir peur de se séparer de son enfant. Et là, surprise, au-delà du fait que je suis agrippée à mon bébé comme une moule à son rocher, je me rends compte qu'une peur nouvelle a pointé: la phobie sociale !!! Non, ça ne peut pas m'arriver à moi (moi qui écumait le monde et les bars il n'y a pas encore si longtemps!). J'ai "peur" de ne pas quoi savoir raconter aux gens, d'être inintéressante, de manquer de conversations, car forcée de constater que depuis ma première grossesse, je ne vis que dans le monde merveilleux (et très fermé de la maternité!), toutes mes lectures, toutes mes rencontres, bref, tout mon univers a basculé dans un monde nouveau et comme je m'y plaît, ben j'y reste.
Quatrième phase: quand même prendre son courage à deux mains et y aller !

Me voilà donc partie, non sans mal, par un beau samedi matin nuageux en direction de Lille. Et une fois sur place, surprise: je suis finalement très heureuse de découvrir des lieux que je ne connais et de retrouver mes copines, qui même si elles connaissent ma passion pour Bienheureuse m'en n'oublient pas pour autant celle que j'ai été (et que je suis encore certainement). Mon amie lilloise au moment de me présenter à ses amis, mentionne par exemple que j'ai fait un détour de quatre années en Amérique du Sud avant de reposer mes valises en Anjou. Et (vraiment merci Mia), je redécouvre des conversations passionnées sur les voyages, la découverte du monde et aussi inévitablement des conversations sur la maternité, car faire la fête enceinte, ça sous-entend quand même d'un peu moins boire que les autres invités (même si ça se voit, les gens vous en parle quand même!).

Bref, je me suis offert une parenthèse sans enfant, qui m'a vraiment fait du bien, mine de rien, ça libère l'esprit que de ne pas penser au prochain repas-changement de couche-sieste-et-tout-ce-qui-va-avec. Ce week-end m'a permis de ne pas m'imaginer bloquer dans ma vie de jeune maman hyper active qu'avec son enfant. Bon, faut pas se leurrer avec l'arrivée d'un deuxième petit bout, ce n'est pas pour tout de suite la méga grosses teuf, mais une escapade, un après-midi, une soirée, un week-end de temps à autres avec les copains et les copines, sans enfant, ça permet aussi de se retrouver et de se nourrir d'autre chose que de la relation avec son petit et ça ouvre même de nouvelles perspectives d'avenir (et oui, je pense à une peut-être reconversion après l'arrivée de mini II, la suite bientôt).

jeudi 1 novembre 2012

Divertir l'enfant

Très rapidement, vers 6-7 mois, Bienheureuse m'a fait ressentir très fort que la maison c'était sympa mais que l'extérieur et ce qui s'y passait méritait certainement le détour. Il a donc fallu que je sorte de ma tanière pour faire découvrir le monde à ma petite. On y est allé doucement avec quelques escapades à la halte-garderie et toujours nos sorties au théâtre.
Mais à 10 mois, il en fallait plus. On a pris le taureau par les cornes et on s'est bougé pour faire des activités autres que les promenades, jeux, lectures, et j'en passe (bref, tout ce qu'on peut faire à la maison, en famille ou avec les copains). 
On a un emploi du temps "rythmé" par les sorties, ce sont les seuls impératifs qui nous nous imposons (à côté de ça, ça reste cool, réveil quand on est prêt à se lever!). Pour vous donner une petite idée de nos semaines:

LUNDI: Bienheureuse va à la halte-garderie pour la journée (de 9h30 à 17h), pendant ce temps-là, c'est journée glande pour moi, farniente et bon temps solo au programme !
MARDI: Rien de programmé, on profite !
MERCREDI: Mirette est à la halte-garderie de 9h à 12h et un mercredi par mois, elle reste avec moi pour aller à la ludothèque itinérante qui passe dans notre petit village (heu oui, on habite à la campagne, dans un village d'un peu plus de 1000 habitants). La Ludothèque c'est une super occasion de rencontrer d'autres parents pour moi et pour Mirette de jouer avec tout plein de jeux que nous n'avons pas à disposition. On repart toujours avec un jeu, qui restera trois semaines à la maison.
L'après-midi, on reprend la poussette pour redescendre dans le bourg et faire un tour à la bibliothèque (pour de vrai, on commence juste mais je compte bien continuer à y aller), une toute petite bibliothèque mais une vraie mine pour Bienheureuse, je suis vraiment surprise par la qualité des albums que nous trouvons!
JEUDI c'est jour de marché et on ne se prive pas d'y aller, moi, j'aime rencontrer mon petit maraîcher et je pense que pour Mirette c'est une promenade d'odeurs et de couleurs.
VENDREDI, c'est le jour où on se rend à la grande ville pour participer le matin aux Ateliers du Nido Montessori. Les ateliers commencent à 9h30 mais nous n'y sommes jamais avant 10h, ben oui, on se réveille toujours quand nous sommes prêts :)
SAMEDI, Bienheureuse s'en va à la piscine avec son papa pour les bébés-nageurs, une petite heure pour découvrir le plaisir de l'eau. Ils aiment bien ce moment en tête à tête !!!
Livres empruntés à la bibliothèque, livres qui ont une corbeille spéciale pour ne pas les mélanger avec les autres.
Jeu ramené cette semaine de la ludothèque: des cubes à empiler et emboîter.

dimanche 28 octobre 2012

Tableau d'activités

Toujours dans l'esprit Montessori, voici un tableau d'activités, imaginé et bricolé par le Pater-Bienheureux. (En achetant tous les petits verrous, on s'est dit que ça faisait un peu, "toi aussi apprends à ton enfant à se renfermer chez lui ! mais non....). Le but de ce tableau est donc de travailler la motricité fine de l'enfant puisque Mirette doit ouvrir, fermer, tourner, faire glisser, bref, faire toute une série de petits gestes précis pour faire fonctionner les différents mécanismes, pas mal, non ?

Et promis, bientôt, demain j'écris un poste sur la pédagogie Montessori: sa démarche et ce qu'elle prône pour l'enfant et ses parents.
Bon dimanche!

lundi 22 octobre 2012

Montessori au Nido et à la maison

Depuis la naissance de Bienheureuse, je m'intéresse à la pédagogie Montessori. Je ne sais plus comment est né cet intérêt, qui m'en a parlé, comment j'en suis arrivée à me pencher sur le sujet. Toujours est-il que depuis son plus jeune et grâce à un livre (60 activités Montessori pour mon bébé), j'observe Bienheureuse, son développement, en tâchant d'être au plus près de la démarche montessorienne. 

Me sentant un peu dépassée et ne sachant pas trop comment m'y prendre avec ses avancées à pas de géant, je me suis inscrite aux Ateliers du Nido à Angers, une chance que nous ayons une école Montessori à côté de chez nous ! Depuis donc un mois, nous assistons une fois par semaine, le vendredi, pendant deux heures à ces ateliers.
Il s'agit pour Bienheureuse de découvrir de nouvelles activités et de lui proposer un environnement collectif différent de celui de la halte-garderie, avec des règles différentes. Ici, ma Mirette apprend à ne pas déranger un autre enfant qui joue, à ranger après chaque activité, à jouer dans le calme. Quant à moi, parent, j'apprends à observer mon enfant, à intervenir que lorsqu'elle me sollicite et je trouve surtout un soutien dans mon envie d'apporter un environnement montessorien à la maison.

Dès le premier atelier, j'ai pris conscience que Bienheureuse n'avait pas que des jouets et un environnement adaptés, et qu'elle était attirée par des jeux auxquels je ne pensais pas forcément. En effet, il n'est pas nécessaire d'avoir un budget xxl pour satisfaire les besoins d'un enfant qui veut apprendre. Mon premier aménagement à été d'adapter la cuisine à Bienheureuse car elle aime y être avec moi. Exit donc les couteaux et autres objets tranchants à sa portée (c'est tranquillisant pour l'esprit parental et à éviter surtout de dire non à tout, tout le temps). Elle a donc à sa disposition quelques ustensiles qui la fascinent. Après la cuisine, la salon ! Après avoir mûri mon projet, voici les activités que je propose en ce moment:
Depuis qu'elle a 6 mois, voici le coin jeux de Bienheureuse sous la fenêtre du salon. Avec le temps il a évolué. D'abord, un simple futon avec un miroir, un portique en bois et quelques jouets 1er âge.  Depuis peu,  le Paternel a construit cette étagère sur laquelle, nous posons les activités.

Plus en détail:
Des bouteilles d'eau colorée
Un plateau avec des boîtes qu'elle s'exerce à ouvrir et fermer
Une boîte à mouchoirs transformée en boîte à forme dans laquelle, Bienheureuse glisse soit des balles en bois, des gros bouchons, des couvercles ou des châtaignes. Une activité qu'elle adore !
Une activité sortie de mon imagination: un observatoire de trésors. Bienheureuse adore être dehors et en ramener des petits trésors. Le thème du moment c'est l'automne et voici ce qu'elle a choisi de me ramener: des feuilles, des glands, des cailloux et une plume.

Nous avons commencé à aménager sa chambre dans l'esprit Montessori mais c'est encore en cours, un peu de patience et vous découvriez ce qui s'y cache !

samedi 20 octobre 2012

On ne le dira jamais assez:

"il faut écouter son bébé"! Après plus de 11 mois de vie commune, je me surprends encore de la véracité de cette phrase. On l'entend souvent, ma sage-femme me l'a dit et redit, je ne sais pas pourquoi j'en suis toujours surprise, mais c'est sacrément vrai !
Nos enfants en ont des demandes (légitimes pour la plupart), des envies, une volonté pour grandir.

Depuis deux jours, Bienheureuse ne veut plus manger comme "avant"; le midi elle repousse son assiette, conteste quand une cuillère ou tout autre aliment s'approche de sa bouche. Je suis restée un peu stupéfaite devant cette attitude, ma Mirette est d'habitude si gourmande de saveurs et de découvertes culinaires. 
Première réaction, je me dis qu'elle n'a pas faim, je vérifie qu'elle n'est pas fatiguée, que se passe-t-il? En bonne mère nourricière, je m'inquiète de voir son appétit en berne....
Une heure plus tard, j'ai retenté l'expérience du repas, sans succès. Là, je hausse un peu le ton, je lui demande (trop fermement à mon goût) pourquoi elle ne veut pas ?! Réponse quelques minutes plus tard, lorsque je lui tends une cuillère à la main et lui pose son assiette sous le nez: Bienheureuse veut manger seule (super facile avec une ratatouille et du riz!) et même si ce n'est pas réellement une découverte pour elle car elle mange fruits et quelques légumes à la main, elle veut manger seule avec sa cuillère. Bon, c'est le carnage dans la cuisine mais j'ai réussi à décrypter le message codé envoyé par ma fille. Je me félicite de cette interprétation tout en pestant contre ma débilité obstinée à faire comme d'habitude. Parfois, on se sent vraiment ignorant au plus haut point.
 Ce midi, nouveau déjeuner, même réaction. Avant même de nous énerver (nous, parce que Papa bienheureux était là aussi, on est samedi), on prend les choses en main: ok, si elle ne veut pas manger ce qu'on lui propose c'est qu'elle doit vouloir faire seule. NON ! Non ???? NON ! Heu, comment ça notre méthode ne marche plus ? Comment dire, la méthode si, la réponse elle peut être différente. Du coup, on cherche à comprendre le message de l'enfant. Mirette ne veut pas ce qu'elle a dans son assiette, parce qu'elle veut manger comme nous: seule et les mêmes aliments. Bon, nous avons un début de piste mais on sent bien qu'il y a autre chose qui la dérange, elle veut nous dire autre chose. Nous la sortons donc de sa chaise, Bienheureuse se frotte maintenant les yeux et se dirige vers sa chambre, voilà ce que nous n'avions pas vu: elle ne voulait pas manger car elle était simplement fatiguée.

Une fois de plus, nous sommes un peu navrés avec papa Bienheureux, navrés de nous énervés si vite parfois, de ne pas prendre le temps de comprendre ce que notre enfant nous offre sur un plateau: sa volonté (qui jusqu'à ce jour n'a rien à voir avec un caprice). C'est vrai qu'on se sent vraiment désolés de provoquer chez notre fille de telles réactions de colères parce que c'est de notre faute à nous parents de ne pas avoir su comprendre, alors en adultes responsables, je souffle à l'oreille de Bienheureuse avant qu'elle ne plonge dans son sommeil, que nous nous excusons d'être parfois suffisamment aveugles et sourds à ce qu'elle nous dit.

Bref, nous ne sommes que des apprenants, nous ne sommes que des parents ...

Bolas? Bolas??? Bolas!

Avant cette deuxième grossesse, j'ignorais quelle étrange chose ce cachait derrière ce mot (ce n'est pas faute de ne pas comprendre l'espagnol), alors je me suis renseignée sur ce qu'était cette petite boule à porter lors de sa grossesse. Pour celles qui ne connaissent pas, c'est donc une petite boule, dans lequel se trouve une petite balle qui se cogne sur un xylophone, au rythme des mouvements de la maman. Pour que petit bébé entende cette douce mélodie, la bola est portée en collier, très bas, sur le ventre.

Ce bijoux de grossesse, c'est une petite folie, pour me pencher un peu plus sur l'arrivée de ce bébé, c'est clair, je suis moins nombriliste que pour l'attente de Bienheureuse. Je suis toujours émerveillée par les sens en éveil, de sentir mon petit bébé, grandir, bouger, évoluer, mais avec un autre grand bébé à s'occuper, j'y passe moins de temps. Alors ce cadeau, c'est aussi pour me dire que je prends soin de lui.

Dans un peu plus de quatre mois, nous découvrirons sa frimousse et j'ai déjà hâte que nous soyons quatre. En attendant, bébé danse au son de la bola.

Comprendre le sommeil de son bébé (enfin tenter !)

Voici un article écrit il y a 3 mois, mais qui jusque là est resté dans les brouillons (allez savoir pourquoi?). Je vous laisse le lire et on fait un petit point après !


Ça y est, l'enfant a 8 mois aujourd'hui et pour fêter l'événement Bienheureuse nous confirme ses difficultés d'endormissement !
Le fameux cap des 8 mois avec ses angoisses de séparation !
Je pense que Bienheureuse a commencé ses grandes peurs depuis un peu plus d'un mois. Et depuis, pour tous les couchers, que ce soit pour les siestes ou le coucher du soir, on est passé d'un rituel de 15 mn (câlins, chansons, et j'en passe) à plus de 50mn avant que l'enfant ne s'apaise et finisse par trouver le sommeil !!!!
Dur, dur. On a tenté de la laisser se détendre, de lui laisser le temps de trouver son sommeil, mais rien n'y fait. Bon, on est souvent loin des hurlements, elle chouine mais ces petite plaintes sont pour moi parfois insupportables (ah, la patience de maman!).

Le soir, Bienheureuse trouve l'apaisement dans les bras de son père, qui ô miracle après seulement 5mn de bercements arrivent à endormir bébé dans ses bras (les 5mn de bercements arrivent après le rituel, et 15mn de contestation). Avec moi, c'est une autre histoire, Bienheureuse s'endort, couché contre moi dans un lit (ce qui parfois rajoute du périlleux au périlleux, bouger l'enfant !).

Du coup, nos têtes sont remplies d'interrogations, de questionnements:
- comment rassurez notre bébé ?
- comment l'aider à trouver son sommeil ?
- comment réussir à garder un équilibre entre notre présence à ses côtés et son autonomie à trouver le sommeil ?
Bref, plein de questions et pas vraiment de réponses. L'unique réponse qui nous satisfait c'est de ne jamais oublier de nous écouter et d'écouter notre bébé et de répondre au mieux à ses besoins.

On respire, on s'écoute et on espère que Bienheureuse nous aidera à trouver les ressources pour que les angoisses et les séparations ne soient plus qu'un lointain souvenir !

Alors on a respiré, on s'est écouté, on a passé un certain nombre d'heures à bercer l'enfant sans (presque) jamais perdre patience. Une consultation chez l'ostéo plus tard où en sommes-nous ?
A ce jour, plus de difficultés pour endormir l'enfant en début d'après-midi: Bienheureuse connaît le rituel et à l'air heureuse de retrouver son lit le temps d'une pause pour recharger les batteries.
Concernant le soir, il faut noter les avancées à pas de géant ! Tout s'est fait lentement, en douceur. Avant il fallait endormir l'enfant à bras, et une fois la mission il fallait réussir à poser l'enfant sans qu'elle ne se réveille, autant dire mission impossible, vu le détecteur à mouvement. Nous avions donc, pensé, imaginé, comment enroulé Bienheureuse dans une couette toute moelleuse, cousue avec amour par son arrière-grand-mère. Après notre consultation chez l'ostéo, le changement a été radical.
Le rituel du soir effectué (lecture puis un énorme câlin à bras), nous pouvions enfin posé l'enfant dans son lit sans l'astuce de la couette. Trois soirs plus tard, nous avons pu la poser sans qu'elle ne soit endormie, elle ne cherchait plus à se relever et acceptait de se laisser porter au sommeil par nos caresses, nos voix, sans résistance. Puis petit à petit, nous nous sommes éloignés du lit pour la laisser s'endormir sans nous, sentant qu'elle disposait de toutes les ressources en elle pour arriver seule au sommeil.
Et aujourd'hui, Bienheureuse parvient s'endormir seule et quel bonheur pour nous, et surtout pour moi qui était très impatiente qu'elle y parvienne enfin (faut dire que je passe mes journées avec elle, à son écoute et qu'à 20h, j'avais vraiment envie de ne plus passer 45 minutes dans le noir, dans sa chambre...).

Pour résumer ces trois mois de galères endormissement (que trois mois finalement mais qui m'ont paru bien longs), il a fallu d'abord comprendre que si Bienheureuse n'arrivait pas à s'endormir ce n'était pas pour m'embêter mais bien parce qu'elle n'était pas rassurée. Une fois cette étape-là intégrée, j'ai dû trouver les trucs et astuces qui nous permettent à tous d'être serein, se dire que ce n'était qu'une passade, qu'un passage. A force d'amour et d'apprentissage, il fallait avant tout faire confiance à notre fille, et nous faire confiance sur notre rôle protecteur et rassurant de parents !


vendredi 7 septembre 2012

Quand une primipare se prépare à devenir ...

multipare, ça chatouille les esprits, ça donne envie de sourire ! Et oui, 8 mois après la naissance de la bien-nommée Bienheureuse, je découvrais avec émotion une deuxième grossesse.
Deux enfants rapprochés, j'en "rêvais", moi, qui ai 7-8 et 23 ans d'écart avec mes frère et sœurs, j'avais envie d'offrir cela à mes enfants: une complicité, un compagnon-gne de jeu, de partage, de disputes aussi (faut pas se leurrer il y en aura aussi!)

Du coup, avec cette bonne nouvelle et la fatigue qui a accompagnée tout ce premier trimestre, je n'ai pas vraiment eu le temps de poster des messages sur ce blog, portant j'en ai des choses à raconter et à partager: une enfant 
- qui grandit, sa curiosité avec, qu'il faut nourrir de nouveautés
- qui vadrouille partout dans la maison. Faire l'apprentissage du non pour elle et pour moi
- des endormissements qui sont difficiles depuis une roséole (mais je suis sur une piste avec ma gigoteuse, j'en parlerai plus tard)
- et la fatigue d'une grossesse, sans compter les petits films qui s'agitent doucement déroulant ma future vie à la maison avec deux bébés de 16 mois d'écart.
Autant dire que ça occupe le corps et l'esprit de 8h à 20h (heures ouvrées auxquelles le cerveau est branché après je me repose sur l'épaule de l'homme de la maison, dolce vita...)

Cette deuxième grossesse se déroule très sereinement pour le moment: notre sage-femme est toujours présente pour nous suivre et ça, c'est juste génial. Suivi global et naissance à la maison sont au programme. Le bébé va bien, nous l'avons aperçu au cours de deux échographies (dont celle du premier trimestre qui est loin d'être la meilleure de ma vie, mais passons). Je suis moins angoissée donc plus relaxe que pour la grossesse de Bienheureuse, je regarde moins mon nombril et je crois que ce n'est pas plus mal (même si au début, j'avais la sensation de passer à côté de mon bébé). Fumer et boire ne me manque pas et je m'en passe alors que pour Bienheureuse une petite cigarette de temps en temps était savourée et attendue.

Bref, je suis heureuse d'être une nouvelle fois maman et découvrir qui se cache dans mon ventre !


mercredi 27 juin 2012

Fierté

Cette semaine a commencé par un chouette atelier de portage en compagnie d'Audrey (son blog est par ici) qui passait sa capacitation de monitrice de portage. C'est donc accompagné de sa tutrice, Martine (avec qui j'ai déjà effectué 3 ateliers de portage) et une amie Solène, qu'Audrey animait un atelier portage dos.

Et parce qu'on a toujours besoin de trucs et astuces, mais aussi d'assurance pour porter son bébé en toute sérénité que j'acceptais volontiers d'accueillir chez moi cette joyeuse bande de mamans et leur enfant !

Cet atelier fut pour moi, l'occasion de vérifier si mon portage avec mon dernier achat (une ling ling d'amour) était correct, c'est-à-dire, physiologique et sécuritaire. Mais aussi d'apprendre une autre manière de mettre ma fille dans mon dos.
Jusque là, j'utilisais une méthode maison: la transat sur la table, l'écharpe, dans le transat, ma fille dans l'écharpe, et hop, j'arrivais ainsi à la hisser jusqu'en haut. Audrey m’assure que je ne suis pas la seule à faire-maison et que cette technique à même un nom: l’ascenseur !

Grâce à Audrey, j'appris à passer ma fille en dos, en la prenant dans mes bras, en la passant sur ma hanche et grâce à une souplesse incroyable de mes bras (j'ai attrapé une suée!) la passer dans le dos. Et de super nouages pour finaliser la position du kangourou dos.
J'apprenais, grâce à Martine les astuces pour porter Mirette bien haut et aussi pour créer une assise physio et suffisamment large pour les genoux et les fesses de bébé soient "prises" dedans.
Encore un peu de gymnastique dos-hanche-ventre et Mirette était hors de l'écharpe !


Bref, une super matinée, de quoi rendre une maman fière de porter son bébé et de me rassurer. Merci encore à Audrey pour sa pédagogie claire, douce et efficace !
Et au plaisir d'un prochain atelier pour apprendre d'autres portage dos, j'en suis déjà toute impatiente !

vendredi 22 juin 2012

Mon truc à moi

Quel plaisir,
quelle fierté,
quel bien-être ....
.... de porter son bébé contre soi.

C'est mon truc à moi. Sentir son cœur battre, sentir ma fille s'apaiser puis s'endormir, qu'est-ce que j'aime ça !


lundi 11 juin 2012

Allaitement suite et fin ...

Après 6 mois et demi de doutes et de bonheur mon bébé a (déjà) décidé de mettre fin à l'allaitement !
Depuis ses 5 mois, je sentais bien qu'elle s'en désintéressait de plus en plus mais que ce sein était toujours réconfortant et appréciable dans les moments câlins ou difficiles. Les tétées du matin et du soir étaient un réel plaisir pour l'une comme pour l'autre. Puis un jour, sans prévenir, Bienheureuse n'a plus voulu téter....
J'ai continué de lui proposer pendant 3 semaines, mais non, elle ne voulait plus. C'est dur ! Parce que je me suis tellement accrochée pour que cet allaitement dure le plus possible... Je suis (finalement, cela fait maintenant plus d'un mois que l'allaitement est terminé) contente que ce soit ma fille qui ait décidé que c'était le bon moment.


jeudi 31 mai 2012

Babycooking

Au menu, de ce début de semaine:
- compote pomme-banane-amandes (entre nous, c'est une tuerie)
- purée courgettes-brocolis-oignon (j'aime le sucré qu'apporte l'oignon)
- potage brocolis-oignon
- jus de pomme-banane

mardi 29 mai 2012

Casse-tête (et pas chinois)

Alors voilà, Bienheureuse a découvert les joies de la positions assise (parce qu'elle y est au moment du déjeuner et du goûter). Seul soucis, on entend partout qu'il ne fait jamais asseoir un bébé avant qu'il ne sache s'y mettre seul. Très bien. 
Mais comment fait quand votre bébé conteste à longueur de journée, parce qu'il est allongé et qu'il veut s'asseoir? Ça dure comment de temps cette période ???
Ici l'ambiance c'est bébé allongé = bébé pas content et le fait savoir par contre bébé assis =  bébé souriant et joueur.
Il n'existe pas un entraînement intensif pour qu'il sache s'asseoir seul ????

Alors oui, j'avoue, pour avoir à entendre un peu moins de pleurs et bien j'assois ma fille. Et comme elle ne tombe pas, je la remets en position allongée quand elle semble absorbée par un jeu (tout en lui expliquant qu'elle doit apprendre seule...). Le leurre ne dure pas longtemps.

Ce qui me ne fait pas plaisir c'est que je me rends compte que je l'assois plusieurs fois par jour et que ce n'est pas l'aider ... La seule alternative que j'ai trouvé c'est d'utiliser le hamac. Le transat, ça ne fonctionne pas car elle pousse sur ses bras et parvient à s'asseoir seule !

Petite impasse à passer !



dimanche 27 mai 2012

Victoire du jour

Porter ma Bienheureuse dans une écharpe, sans stress, c'est que du bonheur. Elle y était tellement bien qu'elle s'y est même endormie ....
J'étais heureuse et fière !

samedi 26 mai 2012

Baby cooking

J'attendais impatiemment cette période de cuisine pour Bienheureuse. Compléter l'allaitement avec du lait infantile m'a toujours (et me fait encore) un peu mal au cœur. Du coup, elle a très vite goûté aux joies de la cuillère et son regard satisfait en disait long sur son plaisir.
Sortis de la période purée de carottes et compte de pommes et bien qu'est-ce qu'on donne à manger à son bébé quand on se concentre sur les fruits et légumes de saison? 
Parce qu'entre la patate, le panais et la carotte, je cale un peu ! Alors c'est free-style, je tente des potages et autres breuvages.

Au programme de la semaine:
Purée de courgettes/brocolis avec de la quinoa
Potage de carottes/brocolis/courgettes
Compote de pommes (délice d'or, un vrai régal)
Compote de pêches (de l'été dernier du jardin d'un papi, du luxe!)

Lettre ouverte à la mère que je ne suis pas

Avant la naissance de ma fille, je m'imaginais bien-sûr en mère parfaite: jamais un mot de travers, aimante, joueuse, hyper dynamique, parfaite quoi!
Je n'imaginais pas à quel point ma Bienheureuse allait me remettre en question chaque jour, repoussant inlassablement les frontières de ma patience, me confrontant au meilleur, comme au pire, de ma personnalité.

Ce billet d'humeur fait suite à deux soirées particulièrement "difficiles" à vivre, pour nous jeunes parents qui souhaitons, nous remettre en selle socialement. En quelques semaines, nous avons été invité à plusieurs reprises chez nos super potes, eux aussi parents. 

Première soirée. Bienheureuse a 5 mois. On tente innocemment de coucher notre fille dans l'une des deux chambres de la maison (les deux étant occupées par les enfants). Bon, elle pleure. Normal, elle n'est pas chez elle. Mais elle chouine de plus en plus fort et risquerait de réveiller un des anges endormi avec elle. Nous récupérons donc l'enfant. Ce n'est pas grave, elle est petite, on la garde avec nous, sur les genoux ou à jouer, elle finira bien par s'endormir. Une heure passe, deux heures passent et l'enfant n'a visiblement pas sommeil, en tout cas, ne semble pas décidé à s'apaiser et plus les minutes passent, moins en semble contente d'être avec nous. Le sein de sa mère, les bras de son père peinent à venir à bout d'un sommeil qui semble fragile à installer. C'est finalement un gros bib qui finira par avoir raison de Mirette.... Elle s'endort dans les bruits des cartes et des verres swinguant sur la table. 

Deuxième soirée. Bienheureuse a 6 mois. Nous optons pour une solution plus "tranquillisante" pour nous: confier notre fille à l'un de ses grands-parents. J'écris tranquillisante entre grouillements car finalement ce n'est pas simple de profiter d'une soirée en s'éloignant de son bébé. Vous pouvez rire, on a appelé 3 fois à la maison pour nous entendre dire qu'elle dormait paisiblement, c'est bête mais ça rassure !

Troisième soirée, hier. Émire a 6 mois et demi. Elle profite avec nous des copains. Il est 22h passé, nous sommes donc bien loin de son heure d'endormissement habituel (vers 20h), mais ce n'est pas grave, on profite ensemble dans la bonne humeur ! Quelques signes de fatigue se font apercevoir. On la pose dans son domaine restreint: un cosy (rappelez-vous qu'elle aime l'espace de son lit pour s'y étendre). Et on s'y dit qu'on va se promener en campagne pour l'endormir. JB y va. Au retour, l'enfant continue de se frotter les yeux, mais ne dort pas. Pas grave. Elle recommence à contester et est vraiment fatiguée. Cette fois, c'est moi, qui me colle à la promenade. Bienheureuse n'est plus du tout contente, cherche son sommeil en vain. Il faut qu'on la couche, oui mais où? Dans la première chambre, dort un autre bébé, la second est un lieu de passage pour la salle de bain (on est à une soirée entre potes, les toilettes vont être utilisés c'est sûr....). Dilemme. On tente de la coucher avec l'autre bébé. JB reste près d'elle une bonne demie-heure. Je vais voir s'il a besoin de relève. Bienheureuse ne dort toujours pas et semble plutôt décidé à nous montrer ses nouvelles prouesses physiques. Bon, je prends la relève et caresse délicatement et inlassablement les petites jambes de bébé et là, j'y crois. Ses paupières sont lourdes, plus de mouvement et......... c'est reparti pour un tourné-boulé ventre-dos-dos-ventre-etc. Bon sang, c'est pas possible ! D'autant qu'elle a peu dormi dans la journée. Elle est bien fatiguée, non ?
Impossible de la laisser s'exprimer quelques instants, comme elle le fait habituellement à la maison juste avant de tomber de fatigue, elle risquerait de réveiller sa compagne de chambre. 
On baisse les bras, il est minuit, Bienheureuse réclame repos et espace libre pour exprimer sa fatigue. Pauvres parents que nous sommes, on rentre tout penauds chez nous, en laissant nos potes en tête à tête avec leur binouze ....
Et là, je vis comme un véritable bras de fer ce genre de situation. Ma fille est fatiguée de ne pas pouvoir s'endormir comme elle aime, dans un lit (visiblement le sien à elle fait des miracles), moi, je le suis aussi fatiguée, d'avoir passé du temps avec elle, pour elle, pour l'endormir et d'avoir pas profité des copains. Je suis en colère, non pas contre ma fille, mais contre moi, incapable de gérer l'endormissement de ma fille hors de la maison, quand il n'y a pas de "place", cad une chambre, pour elle.

Sur le chemin du retour, puisque l'enfant s'est endormi en deux virages !, nous imaginons les solutions diverses et variées pour pouvoir vivre sereinement un endormissement hors-maison (et sans chambre pour elle) et une soirée tranquille entre copains:
Solution 1: Ne plus sortir
Solution 2 (idée du papa): planter une tente 2" dans le jardin des copains pour endormir Bienheureuse.
Solution 3 (idée de Cha'Mam): aménager un coin dans notre futur super monospace pour que Bienheureuse se sente bien et dorme en toute sereinement (pour le moment le plan spacieux en 205 est un peu compromis).

Bref, toute cette histoire pour vous raconter les limites de ma patience. Pour dire à quel point je culpabilise d'être furieuse dans ce genre de situation où on a qu'une envie c'est de demander à son petit POURQUOI il ne dort pas ici,  n'importe où, aux creux des bras d'un de ses parents ? Peut-être faut-il simplement se dire que c'est comme ça pour le moment, Bienheureuse a besoin de se sentir à l'aise, en sécurité, dans un lit d'enfant, dans une chambre où elle peut gazouiller... Bref, je ne sais pas mais c'est pas mal d'en causer ici !

Souvenir, souvenir d'une époque pas si lointaine (il y a 4 mois) où Bienheureuse dormait qu'il fasse clair ou obscure, ici ou là...

samedi 19 mai 2012

Repeat please !

Repeat please, oui on l'a connaît toutes, mais si vous savez, c'est l'option que l'on mettais sur notre baladeur cd pour répéter une chanson en boucle.
Et bien en ce moment, j'ai un peu l'impression que chaque matin, l'option "repeat please" se met en route:
Bienheureuse nous appelle calmement, nous accueille avec sourire dans sa chambre, elle me rejoint au lit pour une tétée-câlin, et puis c'est parti pour le défilé des tâches qui se répètent inlassablement: changement de couche, petit déj, habillage, cuisine, ménage (à la façon Cha'Mam, c'est-à-dire superficiel), sieste donc un peu de PC pour moi, ouf, on souffle. Et c'est reparti pour un petit réveil, on joue, on chante. Bienheureuse expérimente ses nouvelles capacités (tourne et retourne sur le ventre, le dos, le côté), alterne entre la joie de savoir faire et l'énervement de pas encore savoir faire.
Midi, hop, c'est parti pour le déjeuner, enfin les déjeuners à préparer, ceux de Bienheureuse et de ses parents. Il faut ensuite, faire manger et manger. Coup d'éponge pour laisser place nette pour la suite. Causerie autour d'un thé ou café. Faire un petit câlin à l'enfant, la préparer pour la sieste. Si c'est plus difficile, on repart pour une tétée. J'ai entre 1h et 3h devant moi pour lancer les machines, faire rouler l'aspi, et aussi glander devant un écran quand je ne suis pas très courageuse pour bouquiner parentage...
Réveil de sieste.
Et on repart pour un tour...

Pas si facile de vivre au quotidien une telle routine. J'adore la vie avec ma fille mais je dois bien avouer que cette répétition indéfinie me lasse parfois. Heureusement que les copines sont là et le papa Bienheureux aussi, qui travaille juste au-dessus de nous. C'est un vrai soulagement de savoir que je peux compter sur lui et passer le relais quand j'en ai marre !

On respire et c'est reparti. La fatigue s'accumule, la patience se fait plus rare. Une bonne grasse mat' et un peu de temps libre me ferait du bien. Ce qui ne devrait plus tarder car Bienheureuse commence lundi la halte-garderie !
La suite, bien vite !



vendredi 4 mai 2012

En pleine phase du moi, je ...

Moi, je fais ci comme ça.
Moi, je fais ça comme ci.
Moi, j'aime ça.
Moi, j'aime pas ça.

Moi, je.
Moi, je.
Moi, je ...  c'est pénible non à la fin ?

Pourquoi on ne m'a pas prévenue de ce mal qui me ronge: l'égocentrisme aïgu ?
Depuis plus d'un an, tout tourne autour de mon nombril. Quand Bienheureuse était dans mon ventre, on pouvait tolérer mais aujourd'hui plus de 6 mois après sa naissance, non ce n'est plus possible !

J'ai naïvement cru que je ne pourrai exclusivement me nourrir de ma fille et de cette expérience de maternité. Erreur de débutante ! Du coup, depuis , allez disons 9 mois, je ne vais plus au ciné, je ne vais plus au théâtre, je n'ai pas ouvert de bouquins qui parlait d'autre chose que la maternité et du coup, mon cerveau est en pause et ma vie sociale avec !

Je me suis fait peur hier, une amie est venue prendre un café et qu'est ce que je me suis retrouvée gourde à ne lui parler que de moi ou de mon bébé. Quand j'en ai eu fait le tour, j'ai attaqué le chapitre vie privée de mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs !!!????
Ça m'a trotté dans la tête jusqu'à pas d'heure...

Du coup, nouvelle journée, nouvelles bonne résolutions: 
- j'ai inscrit ma fille dans une halte-garderie pour me divertir (ou pas) quelques heures dans la semaine.
- je m'accorde une petite soirée de temps à autre pour profiter des potes sans ma fille. Elle profitera de tête à tête avec son père.
Bon, j'ai aussi pensé très fort:
"Inscription à la halte-garderie, fait !
Se séparer de sa fille, à faire ! "

Et vous, c'est quoi vos secrets pour ne pas tourner en rond autour de votre nombril ?



lundi 30 avril 2012

Rupture de stock !

Samedi soir, je m'apprêtais à passer le relais au papa pour aller me détendre: voir une pièce de théâtre. Toute contente, tout pimpante, me voilà en route !

Il pleut, je traverse la forêt, la musique à fond dans la voiture (c'est pas mal, parfois de laisser son petit bébé à la maison), waouh, j'ai 20 ans !
Ah, un essuie-glace commence à donner des signes de fatigue ! Mais non, il est mort !!! Je suis obligée d'ouvrir la fenêtre, alors que la pluie bat aussi à l'intérieur de la voiture, mais je suis forte, courageuse et ... motivée pour aller au théâtre ! Quelques laborieux kilomètres plus tard, je suis obligée d'admettre ma défaite. Il pleut comme vache qui pisse et je n'ai plus d'essuie-glace, je dois rebrousser chemin. Après une petite vérification d'usage, je passe un coup de fil à la maison pour annoncer mon échec dans ma mission et là, panique à bord: Mr Cha'Mam m'annonce qu'il ne peut nourrir sa fille car nous sommes en rupture de lait. La boîte est vide. Il est plus de 20h, on vit à la campagne donc pas de supermarché, ni de pharmacie ouverts.

La panique me gagne. Avec ou sans essuie-glace, il faut que je rentre à la maison! Une solution est tout de même trouvée en urgence: nous avons sous la main du lait d'amande, jamais testé, mais en temps de crise, Bienheureuse devra bien aimer, pas le choix !

J'arrive, tant bien que mal à la maison: le bras congelé et mouillé, les essuie-glaces en bataille (le second m'aura aussi lâché en route) et je découvre ma Bienheureuse buvant son biberon. Jusque là tout va bien mais quelle surprise de découvrir le couleur de ce lait d'amande: un camaïeu de bleu-vert. Waouh, ça surprend ! Et pour faire passer le tout, une petite tétée par dessus et tout va bien.
Mais pas de drame. Bienheureuse aime manger et peut importe ce qu'on lui propose elle mange et boit. 

Le drame, c'est finalement moi qui l'ai vécu me retrouvant nez à nez avec ma culpabilité: comment ai-je pu oublier d'acheter le manger de ma chouquette ? 
:( ça m'a foutu un petit coup cette histoire.


mercredi 25 avril 2012

L'art d'enrubanner sa progéniture !

Victoire !!!!
Après près de 6 mois de tentatives, Bienheureuse se laisse enfin dompter dans une écharpe jpmbb.
Rétrospective ... Avant, il y avait l'écharpe et moi et ... Mademoiselle Bienheureuse, fermement décidée à ne pas se laisse porter ! Mais face à elle, ma volonté de fer (de faire!) et à force de douceur, le miracle eut lieu ce soir.






Pour y parvenir, j'ai emprunté à une maman son sling (non, pas son string, comme certains petits rigolos peuvent le penser!): porte-bébé qui se porte de côté, avec un anneau. Essai mardi dernier. Et première petit victoire, ma fille n'a pas contesté !






Deuxième tentative. Lundi, je tente l'installation en sling dans mon écharpe jpmbb. Yeah, elle aime vraiment (enfin, ne soyons pas trop fou-fou), elle ne dit rien.... Mon petit sourire en coin en dit long ....

Et ce soir, je n'avais pas mon appareil photo mais promis, le prochaine fois, vous y aurez droit !


Bonheur vs Galère

Comme pour vous j'imagine, il y a de grands bonheurs et de petites galères et parfois de petits bonheurs pour de grandes galères, je ne déroge pas à la règle!

Mes grands bonheurs font rêver plus d'un parent ! 

Bienheureuse est comme son nom l'indique heureuse, joyeuse d'être là, avec nous. Elle n'est pas avare de sourires, ni de fou-rires. C'est top de passer des journées avec un bébé comme elle, du moment que je sois dans les parages et qu'elle ait quelque chose à se coincer entre les gencives, tout va bien.

Le minuscule galère de ce bébé heureux et curieux, c'est qu'il lui faut toujours de la nouveauté. Mes magnifiques cubes en bois ou autres objets que j'ai méticuleusement choisi pour elle, quant à sa qualité et son éthique à bien vite été remplacé par des bouteilles en plastique ou autres cartons pas bio. Bref, tout ce qui me passe sous la main, fini dans sa bouche !

Bienheureuse est aussi une grande dormeuse. Depuis qu'elle a trois semaines, elle enchaîne les nuits calmes et reposantes. A bientôt 6mois, je peux compter sur les doigts d'une (ou deux) main(s), les nuits qui ont été galères pour nous. Le soir, elle est souvent contente de trouver son lit.

Petit hic à ce sommeil presque parfait: Mademoiselle a très vite exigée du calme et une obscurité totale pour vivre au mieux ses phases de pionçade intensive. Je n'ai pas donc "pu" garder longtemps, collée à moi mon petit bébé. Elle voulait être tranquille dans sa chambre sans subir les sons et lumières de père et mère. OK !

Oui, j'ai un bébé calme, dormeur et heureux, elle est pas belle la vie ?!

Finalement, je laisse de côté les galères pour ce post. Ça fait du bien !


mercredi 11 avril 2012

Se laisser porter

À lire mes articles, soit vous vous dites que je n'ai vraiment pas de chance avec mes projets qui ne se concrétisent qu'à moitié soit, vous vous dites que je me laisse embobiner par mon petit boulet, et pourtant ...

Et pourtant, face à nos beaux projets de parents, il y a un petit être qui arrive avec son caractère, ses envies, sa façon d'être. Alors que faire face à en enfant qui vous fait part de ce dont il a envie ou non ? Rester inflexible me semble difficile devant une petite bouche en cœur incapable de vous faire des caprices. En tout cas, j'ai arrêté de tenter de "forcer" mon bébé à faire ce que j'avais envie qu'il fasse et ce question portage, sommeil ou alimentation.

Nous devons apprendre à nous faire confiance.

Concernant le sommeil de Bienheureuse par exemple. Le co-dodo s'est imposé à nous avec son arrivée car je n'étais pas capable de me séparer de mon bébé, et puis comme elle tétait très très souvent il était aussi plus simple qu'elle soit juste à porter de sein ! Très rapidement, vers 1 mois, elle a manifesté son envie d'être tranquille dans son petit univers (et nous de récupérer quelques centimètres dans notre lit!). Alors j'ai opté pour le berceau à côté de notre lit. Vaine tentative qui n'aura duré que quelques jours et pour une raison très surprenante. Elle aimait dormir les bras en croix et comme les parois de son berceau ne sont pas extensibles, il a fallu troqué le berceau contre un lit. Lit qui a en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, voyagé de notre chambre à celle de bébé. En effet, Émire était déranger par notre lumière, le doux bruit des pages de bouquins qui tournent, etc. Elle réclamait un repos bien mérité, en silence et dans le noir.
J'étais un peu triste de coucher mon petit bébé aussi loin de moi, mais c'est ce qui semblait lui convenir; et c'est aussi grâce à cette tranquillité qu'elle dormait toute la nuit.

Concernant le portage, il y a comment dire un certain fossé entre l'écharpe et Bienheureuse. Elle a adoré être porté les premières semaines de sa vie. Nous, jeunes parents, retrouvions l'usage de nos bras et bébé était heureux blotti contre ses parents. Mais dès qu'elle a su relever la tête et pousser sur ses bras, l'écharpe est comme devenu un scaphandrier pour elle. J'imagine qu'elle devait se sentir limitée dans ses mouvements et son exploration du monde. Après quelques épisodes un peu chaotiques (bébé qui hurle en écharpe vs maman décidée qui ne lâche rien), j'ai pris sur moi: j'ai participé à de nouveaux ateliers de portage, (j'ai aussi acheté une poussette pour me détendre), et je fais régulièrement de nouvelles tentatives pour de courtes durées, certes, mais on dirait qu'elle trouve ça de plus en plus drôle de bouger au rythme de mes pas !

Concernant l'alimentation, je ne reviendrai pas ici, sur mon allaitement galère, j'avais bien commandé un bébé dormeur, mais le mien s'endormait systématiquement au sein, à peine 45 secondes après le début de la tétée. J'ai plutôt envie de parler du début de la diversification. En fait il n'y a pas eu à débattre, dès que ma fille a vu la cuillère que je lui montrais, ses yeux se sont écarquillés, trop heureuse qu'elle était de constater qu'elle allait enfin pouvoir accéder à du "solide". Dès 4 mois, elle commençait à goûter à quelques fruits & légumes. Je sais que le lait doit rester son principal aliment mais elle aime tellement découvrir de nouveaux goûts que nous n'avons pas pu nous empêcher d'attendre... C'est pas le top mais elle est tellement contente avec sa cuillère !

Bon, on est pas encore rendu au stade de se prendre des jouets en bois en plein figure, des concessions il y en aura d'autres, c'est ça le découverte de l'autre et l'apprentissage du bien vivre ensemble !



mardi 10 avril 2012

Le choix de l'accouchement à domicile




Et oui, il faut bien que j'en parle, maintenant que vous savez que ma fille est née à la maison ! Comment une idée aussi étrange peut-elle devenir une évidence?

Avant d'être enceinte, j'avais aussi beaucoup d'idéaux et d'idées reçues. L'accouchement à domicile (AAD) faisait partie de ce pack. Je fabulais sur cette idée mais de la à y songer sérieusement... Mon amoureux lui, était convaincu.
Première démarche, trouver une sage-femme (car il était logique, pour moi de trouver une sage-femme et non un gynéco) pratiquant l'aad dans notre département. Mission loin d'être simple ! Après des dizaines de coups de fil et des messages sur répondeur à l'une d'entre elles, j'apprenais qu'elle était débordée et qu'elle ne pourrait pas nous suivre. Déception et quelques larmes de voir ce projet s'éloigner.
Par chance, une nouvelle connaissance d'un village voisin, me parle de son aad, avec la sage-femme que nous tentions de contacter en vain et de sa rééducation avec une autre pratiquant le suivi global et l'aad à moins de 10 mn de route de la maison; Oh, joie et bonheur !
Et c'est ainsi que nous sommes partis à la rencontre de notre sage-femme.

Dans un premier temps, nous avons évoqué la possibilité de cette naissance à la maison, mais à 3 mois de grossesse, j'avais bien d'autres préoccupations en tête. J'ai donc été emballé par le suivi que me proposait le sage-femme, une rencontre mensuelle, pendant les premiers mois de grossesse. Un moment pour parler, se rencontrer, apprendre à se connaître. La première rencontre avec Jack m'a fait beaucoup de bien. Nous étions tous les trois autour d'un thé, parlant de choses et d'autres. Je n'étais pas considérée comme une patiente, j'étais moi et ça me plaisait.

Les rencontres se sont succédées joyeusement, Jack prenait soin de moi et de JB, qui lui aussi avait droit à quelques massages, ben oui, il fallait qu'il se rende compte de comment me masser pour ça, quoi de plus logique que de tester les sensations ? Nous nous écoutions. Chacun parlait de ce qu'il sentait, vivait à l'instant. Nous tissions des liens de confiance les uns avec les autres. Nous étions tous contents de nous être trouvés.

Plus nous approchions de la date du terme, plus l'accouchement à la maison me semblait évident. Je n'étais pas du tout dans une démarche revendicatrice. Je voulais simplement me sentir en toute confiance pour un événement aussi intime que la naissance de mon bébé. Et quand j'y repense aujourd'hui, j'ai vraiment du mal à m'imaginer les jambes coincées dans des étriers, périnée en l'air, face à des inconnus... Non, j'avais envie d'être peinarde, chez moi, sans regards indiscrets.

Jusqu'au jour J, nous ne pouvions pas prévoir si l’accouchement aura lieu à la maison ou non, et ce pour plusieurs raisons:
1 - La sage-femme devait être présente (ce qui n'était pas gagné quand on connaît son emploi du temps), d'ailleurs nous nous étions tous engagé en toute connaissance de cause.
2 - Le bébé devait se présenter dans une position propice à la naissance: tête en bas (sachant qu'un mois avant le bébé n'était pas retourné, le suspens restait de mise).
3 - Le travail devait se dérouler sans souffrance ni pour le bébé, ni pour moi.
4 - Je me laissais aussi la possibilité de changer d'avis !
Le suspens aura vraiment duré .... puisque le jour du terme, pas de bébé en vue, aucun signe d'arrivée imminente. Il aura fallu une visite à l'hôpital, un re-calcul de la date du terme (oui, l'échographiste s'était planté), et une bonne dose de patience pour enfin connaître notre sort !

Autour de nous, la naissance à la maison posait question. Nous n'avons jamais caché ce projet, que ce soit à la famille ou aux amis, ou bien au personnel médical (notamment ceux de l'hôpital). Parler à tous de ce projet, c'était nous exposer à des remarques, critiques et il était souvent difficile de garder le cap. Il fallait rassurer nos parents, mais aussi "convaincre" nos grands-parents, eux qui vivent l'accouchement à l'hôpital comme un gage de sécurité. Il y a ceux qui vous prennent pour de grands malades mentaux, une espèce de hippies sectaires, ceux qui trouvent ça super, mais qui "pourraient pas" et les enthousiastes.
Bref, il fallait garder le cap !
Quant à moi, je croyais en mes capacités de faire naître mon bébé sous le regard bienveillant de Jack. Je m'en pensais capable, mais je ne savais pas comment je supporterais les efforts de la naissance, je ne savais pas non plus si la peur prendrait le dessus. Toujours est-il que je ne me fermais aucune porte. Je pensais que j'accoucherais comme je le pourrais... que ce soit à la maison ou ailleurs. JB, lui, croyait en lui, en moi, en bébé et en Jack. Il était confiant, quoi !

Finalement, Chouquette est née à la maison, et j'ai envie de dire qu'heureusement que nous avions prévu cette naissance à domicile car je n'aurai jamais eu le temps d'aller au CHU. Ils sont bien gentils avec leur conseil; à la question "Quand venir à la maternité?", réponse "quand vous ressentez des contractions toutes les moins de 5mn depuis au moins deux heures". Moi, à ce stade, j'avais déjà ma fille dans les bras !



Allaiter bébé ... autrement






Avant la naissance de ma fille, allaiter me semblait aussi naturel qu'évident. Il ne pouvait en être autrement. Sauf que ...

Dès sa naissance, ma fille a tout de suite été mise au sein. Et malgré les petits désagréments du début et une mise en route un peu longue, je croyais à cet allaitement. Puis les jours passaient, mon bébé pleurait beaucoup, mais je n'étais pas inquiète, car elle prenait correctement le sein, nous avions corrigé les erreurs de débutants concernant les positions. Puis nous étions bien, collées toute la journée l'une contre l'autre. Toute la journée, enfin presque, parce que mon bébé ne pouvait pas rester éveillée au sein très longtemps, elle y était tellement bien, qu'elle s'endormait toujours après quelques minutes.
Tout allait bien, sauf que, mon bébé ne prenait pas de poids. Après un peu plus de 15 jours, quelques signes alertaient la sage-femme: Bienheureuse n'avait toujours pas repris son poids de naissance et pas de selles. Il était temps de réagir. Mon bébé avait faim.
Nous avons donc décidé, de compléter l'allaitement par du lait artificiel. Et quelle tristesse, pour moi de devoir lui donner ! Enfin, façon de parler puisque je n'arrivais justement pas à lui donner son biberon. C'est mon compagnon qui se chargeait de cette tâche. Ce complément était envisagé comme une béquille à ce moment T, il fallait du temps (un peu plus que la moyenne) pour que mon allaitement se mette en place. Sur les conseils et le soutien de ma sage-femme, je décidais de précéder les biberons, d'une tétée pour continuer à stimuler la lactation.

J'étais vraiment perdue, désorientée à ce moment. Je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à allaiter. Devoir me justifier en permanence ne m'aidait pas. Justifier aux "pro-allaitement" que j'avais tout essayé. Justifier aux "pro-biberon" ce qu'ils considéraient comme un acharnement. Il fallait aussi que je me prenne en pleine figure tous ces conseils, remarques, que je prenais forcément mal. J'étais vraiment déstabilisée, comme si cette incapacité à nourrir ma fille me renvoyait un incapacité à m'occuper d'elle simplement.

Puis j'avais face à moi ce tout petit bébé, enfin heureux et apaisé par un estomac rempli. J'étais forcée de constater que depuis le complément mon bébé était plus éveillé. Cependant, je ne lâchais rien. Ma fille prenait le sein aussi souvent qu'elle le souhaitait et quoiqu'il arrive avant chaque complément. Le tire-lait était devenu mon meilleur ami (malgré les longues périodes de sommeil de mon bébé la nuit, mon réveil sonnait inlassablement signe qu'il était l'heure de passer un peu de temps avec mon nouvel ami). Je ne comptais plus les litres de tisanes d'allaitement bus, et c'était sans compter sur mes granules homéopathiques et autre Galactogil. Sur les conseils d'une amie, je testais un certain temps, le DAL (Dispositif d'Aide à la Lactation) dont parler tous les bouquins de la leche league (pour celles qui ne connaissent pas, je vous laisse vous aventurer sur le net). Bref, j'avais vraiment tout essayé.

Grâce au soutien, sans faille, de mon compagnon et de la sage-femme, toujours bienveillante et protectrice, j'ai réussi à trouver mon petit rythme allaitement au sein et au biberon. J'acceptais enfin de donner le biberon à ma fille sans culpabilité et elle prenait toujours le sein avec plaisir.
J'aurais aimé, trouver encore plus de personnes bienveillantes. Certaines de mes amies l'étaient, d'autres un peu moins.
Je ne me suis pas tournée vers la leche league, par peur d'être culpabilisée encore plus (j'avais besoin de tout sauf de ce regard), je n'ai pas non plus contacté de consultante en lactation, car ma sage-femme, me semblait la mieux placer pour me conseiller et m'écouter (elle en a d'la bouteille et je ne pouvais trouver plus bienveillant à mon égard!).

Aujourd'hui, plus de 5 mois après la naissance de mon bébé, je savoure chaque jour la victoire de mon allaitement. Et c'est finalement le recours aux biberons de lait artificiel qui aura sauvé mon allaitement. Je ne savais pas si je teindrai le coup et puis si, tout se fait naturellement, autrement !

Je tenais à écrire ce message parce que j'aurai bien aimé, dans mes moments de doutes, trouver et rencontrer plus de bienveillance (je tiens beaucoup à ce mot). Il n'est pas simple de justifier cette défaillance physiologique qui ne m'a pas permis d'allaiter exclusivement mon bébé.
Je suis capable aujourd'hui, d'expliquer à des mères, que j'appartiens à cette rare catégorie de mères qui n'ont pas assez de lait pour nourrir leur petite merveille. C'est dur, car on entend souvent que "manquer de lait n'existe pas", et pourtant si... et finalement ce n'est pas grave. Chacune fait comme elle peut, comme elle veut.

Chaque mère a ses limites, à respecter !


mercredi 4 avril 2012

Portage

Bien avant la naissance de ma Mirette, deux jolies écharpes jpmbb avaient déjà trouvé leur place à la maison. Je rêvais de porter ma fille tout le temps, partout !
À 5 mois de grossesse, je participais à mon premier atelier de portage, pour comprendre comment m'enrouler dans ces 5 mètres de tissu et aussi pour comprendre les enjeux d'un portage physiologique. En théorie, tout se passait comme prévu. Puis, bébé est arrivé. Je l'ai rapidement porté contre moi aussi souvent que possible, j'étais heureuse de l'avoir contre moi. Elle était aussi bien avec moi qu'avec son papa.
Puis, plus ma petite s'éveillait moins elle appréciait de se retrouver "saucissonnée" dans cette écharpe. Déception. Et plus j'essayais, plus ma Chouquette se raidissait. La vue sur mon tee-shirt ne l’intéressait plus du tout et me le faisait comprendre en se mettant dans toutes sortes de positions improbables (allant même jusqu'à se mettre à l'horizontal ! Étrange enfant...).
Bon, je ne me suis pas écharnée, j'ai laissé de côté mes nerfs de capricieuse et j'ai pris sur moi (Ah, ce qu'on laisse de côté pour faire bonne figure devant un petit bout), mais avec un pincement au cœur.

Aujourd'hui, j'ai tenté un nouvel atelier, histoire de vérifier que je ne suis pas complètement gourde avec mon écharpe et aussi pour observer si Bienheureuse persiste et signe dans sa position débout-toute-raide en écharpe.
Verdict de la monitrice: non je n'hallucine pas, ma fille ne veut pas s'asseoir dans cette écharpe, et on a essayé devant, sur la hanche, dans le dos; rien à faire Mam'zelle Bienheureuse conteste.

Bon, ben j'ai plus qu'à pousser ma poussette.... pour le moment. Ce n'est sans doute pas le bon moment pour elle. Je me contente de courtes promenades en écharpe !

Naissance

Voilà un peu plus de cinq mois que j'ai donné naissance à ma fille. Il est temps pour moi de revenir sur cet événement extra-ordinaire. J'ai déjà écrit un récit, pour elle, très peu de temps après sa venue au monde. Mais il m'aura aussi fallu du temps pour digérer puis intégrer cet événement à ma vie.
Cette naissance s'est déroulée très rapidement, peut-être un peu trop pour moi. J'ai, dans un premier temps, eu l'impression de ne pas avoir accouché, aussi étrange que cela puisse paraître. Comme s'il manquait un élément à la construction de l'histoire. J'explique aujourd'hui cette "difficulté" (qui n'en est pas une !) par le contre-coup de l'accouchement dit idéal: rapide et sans souffrance. Rapide, parce qu'entre la rupture de la poche des eaux et la naissance de ma fille, deux toutes petites heures se sont écoulées; et sans souffrance ne signifie pas sans douleurs, mais celles-ci étaient motivées, je préfère parler d'efforts.

J'ai, dans un premier temps, eu du mal à m'exprimer sur cette naissance car je m'en suis sentie absente. Absente ? Et bien oui, mon esprit s'était effacé pour laisser le corps agir, accompagner mon bébé. Aujourd'hui, je comprends cette "absence". Je ne l'étais pas, j'étais simplement connectée, reliée à autre chose, à quelque chose d'inhabituel, d'exceptionnel. J'étais tout simplement avec mon bébé et plus vraiment à moi. Je n'étais pas absente puisque je me souviens de ce jour si particulier. Je me souviens de chaque détail, chaque émotion. Cette naissance est celle que je voulais offrir à mon bébé.
Aujourd'hui les éléments sont reliés. En voici, le récit:

Nous sommes le 2 novembre, J+4 du terme. Tu montres les premiers signes de ta venue au monde !

La veille, mardi 1er novembre, j'ai ressenti deux contractions, juste deux, me prévenant de ton arrivée toute proche. Le lendemain matin, il est 5 heures et je m'éveille par une contraction. Pater dort encore. Je me lève. 6 heures, deuxième contraction, 7 heures, troisième contraction, etc. Le travail commence tranquillement. À 8h30, je décide d'appeler Jack, la sage-femme qui m'accompagne depuis le troisième mois de grossesse. Je la préviens du début du travail. Elle passera me voir bientôt.

À 10h15, la poche des eaux se rompt discrètement. Nous sommes tranquilles dans notre maison, Pater notant scrupuleusement les heures précises des contractions (son geste méticuleux prendra vite fin). Les contractions semblent se rapprocher sans être trop douloureuses, ton arrivée se fera dans la douceur. C'est à ce moment là que Jack nous rend visite à la maison. Elle nous approche doucement et nous confirme avec le sourire que tout va bien. J'ai des contractions toutes les 30 mn, que je supporte bien. Jack nous laisse vivre ce travail à deux, elle reviendra plus tard. "Plus tard", ce n'est pas maintenant que mon bébé va naître ?
Non, pas tout de suite. Et quand est-ce que je saurai à quel moment rappeler ma sage-femme ? Elle me dit qu'à un moment, le travail "basculera". On se fait confiance. Nous savons et elle nous le rappelle, qu'elle viendra dès que nous aurons besoin d'elle.

A peine 15 mn après le départ de Jack, tout s'accélère rapidement, les contractions ne sont plus espacées de 30 mn mais de 3, le tout sans transition. Il devient difficile pour moi de trouver des positions dans lesquelles elles ne soient pas douloureuses. J'ai envie de faire pipi, je me pose sur les toilettes et là, oh miracle, je me sens bien !
Pater décide d'appeler calmement Jack pour qu'elle revienne, alors que je suis surprise par une nouvelle sensation: ça pousse, et cela me surprend tellement que je hurle. Pater, quant à lui, n'est plus tout-à-fait calme face à ma réaction. La puissance des sensations que produit mon corps m'étonne, me surprend, m'envahit. Je comprends alors que je ne suis plus maître. Je n'ai plus d'autre choix que de me laisser aller, j'essaie d'écouter ce que me dit mon bébé, de suivre ses poussées. Mon seul exutoire, c'est Pater qui me le souffle: je peux crier, accompagner cette douleur par la voix.

Jack arrive quelques minutes plus tard, elle me trouve dans les toilettes et m'en déloge finalement. Je retrouve ma chambre et le futon installé au sol pour la naissance. Genoux au sol, ma tête et mes bras reposent sur un énorme ballon. Je souffle, respire. Pater sait soulager les douleurs, il me masse consciencieusement, répète inlassablement les mouvements que nous avons appris lors de séances de shiatsu. Nous vivons une incroyable fusion à ce moment T: nous n'échangerons que peu de paroles pendant cette toute petite heure. Les massages me permettent de récupérer entre chaque contraction. Je récupère tellement bien que je manque de m'endormir. Je ne souffre pas, j'accompagne mon bébé. Mon esprit s'absente pour laisser au corps ce qu'il sait faire, ce qu'il a à faire.
Jack est présente mais discrète, laissant toute la place notre "savoir" de parent. Elle est là, et me rassure quant à deux reprises, j'émets des doutes sur l'efficacité de mes poussées. Elle me dit de me faire confiance, que ce sur je fais est très bien. Et j'ai confiance en elle. Pater me murmure que je fais un super boulot. Et j'ai confiance en lui. Mon bébé pousse et j'écoute son envie de venir nous rencontrer. Et j'ai confiance en lui. J'ai alors confiance en moi.

Puis, derniers efforts, mon bassin bascule en avant et mon bébé arrive. Jack l'accueille, le couvre bien vite et me le présente. Il est là, entre mes jambes. Et le temps reste suspendu ....
Je reste "absente" quelques secondes. Pause. Puis je croise le regard de ce petit être: mon bébé, tu es là ! Nous nous regardons intensément, profondément. Je caresse ton visage, je sens ta peau. Je te reconnais.

 


Quelques minutes plus tard, nous nous installons au lit, sous la couette. Nous sommes bien au chaud, collés l'un contre l'autre. Pendant que Jack s'occupe de moi, je ne quitte pas du regard (et cela permet de supporter les derniers efforts physiques pour la délivrance et les petits points de suture dont j'ai besoin pour réparer les traces de ton passage).
Nous sommes enfin tous les trois au lit. Nous nous regardons tous, comme intimidés. Nous décidons qu'il est temps de savoir si tu es un garçon ou une fille. C'est une fille ! et je ne peux m'empêcher de dire que "je le savais". Nous devons maintenant d'attribuer un prénom. Nous étions fixé depuis une semaine, avant cela nous avions trois prénoms en tête. Nous te nommons É****, comme ton arrière-arrière-grand-mère paternelle. On se dit que c'est un peu fou comme prénom, mais nous aimons cette sonorité slave, qui nous rappelle notre rencontre à Prague à l'été 2002.

Jack toujours aussi discrète, veille sur nous, pendant encore quelques heures. Nous sommes heureux, d'avoir partagé cette naissance en toute intimité, en toute simplicité, à la maison !

Bienvenue É !


Grossesse

Août 2011 - 7ème mois de grossesse -
Peinture réalisée par ma petite sœur de 4 ans (et oui, c'est une très jeune tante!)


Comment résumer en quelques lignes les états par lesquels je suis passée durant ces 9 mois de grossesse, il y eu beaucoup de joie, de bonheur, mais aussi des surprises, des contrariétés, de grandes sautes d'humeur, bref de véritables montagnes russes !

Tout commence réellement le 20 février 2011 quand je réalise mon premier test de grossesse. Le résultat est positif, un petit être grandit en moi, c'est une idée folle ! Je ne pensais pas "tomber enceinte" aussi rapidement, quel beau cadeau de la vie. Je suis suis contente et mon amoureux aussi. Nous planons. Nous gardons jalousement notre petit secret pendant quelques semaines, mais pas trop. Je suis impatiente que je l'annonce très rapidement à ma famille: ma mère, mon père, mes frère & sœur.
Puis vient le moment de la première échographie, on nous vend cet événement comme une rencontre avec notre "héritier" (Non, vous ne rêvez pas, l'échographiste termine l'examen avec ces termes: "Voilà l'héritier"!!!!!). Mon amoureux pleure de voir ce bébé bouger en moi. Moi, toute en émotions, je suis un peu gênée de t'avoir dérangé. Tu semblais si paisible que de voir un étranger te secouer pour vérifier ta vivacité me laisse perplexe.
Je réalise que je te porte en moi, c'est dingue. Nous annonçons aux amis à la famille que bientôt nous serons trois !

Plus les mois passent, plus mon ventre s'arrondit et plus je ne pense qu'à une seule chose: mon bébé ! J'ai envie & besoin de me consacrer à cette grossesse. Avec l'accord de mon médecin et de ma sage-femme, je suis en arrêt maladie dès le cinquième mois de grossesse. Je suis heureuse et épanouie dans ma bulle.

Je prépare tranquillement l'arrivée de mon bébé, dans mon corps, dans ma tête. Je m'y prépare avec les rendez-vous mensuels avec ma sage-femme, en entassant dans la maison ce que les amis et la famille nous donne, nous prête. C'est super de voir et de sentir la présence de tous autour de mon ventre.

Le neuvième et dernier mois de cette grossesse est celui que j'ai le mieux vécu: un mois sous le signe du nombrilisme et du plaisir:
je n'étais plus à me poser des millions de questions sur mon poids,de toutes façons les 17 kg en plus étaient là..., alors je me suis fait plaisir tous les jours !
je ne me demandais plus non plus, si nous serions de bons parents, puisque nous allions l'être et nous en étions plus qu'heureux !
je n'étais plus impatiente de voir le temps défiler puisque nous y étions !