jeudi 31 mai 2012

Babycooking

Au menu, de ce début de semaine:
- compote pomme-banane-amandes (entre nous, c'est une tuerie)
- purée courgettes-brocolis-oignon (j'aime le sucré qu'apporte l'oignon)
- potage brocolis-oignon
- jus de pomme-banane

mardi 29 mai 2012

Casse-tête (et pas chinois)

Alors voilà, Bienheureuse a découvert les joies de la positions assise (parce qu'elle y est au moment du déjeuner et du goûter). Seul soucis, on entend partout qu'il ne fait jamais asseoir un bébé avant qu'il ne sache s'y mettre seul. Très bien. 
Mais comment fait quand votre bébé conteste à longueur de journée, parce qu'il est allongé et qu'il veut s'asseoir? Ça dure comment de temps cette période ???
Ici l'ambiance c'est bébé allongé = bébé pas content et le fait savoir par contre bébé assis =  bébé souriant et joueur.
Il n'existe pas un entraînement intensif pour qu'il sache s'asseoir seul ????

Alors oui, j'avoue, pour avoir à entendre un peu moins de pleurs et bien j'assois ma fille. Et comme elle ne tombe pas, je la remets en position allongée quand elle semble absorbée par un jeu (tout en lui expliquant qu'elle doit apprendre seule...). Le leurre ne dure pas longtemps.

Ce qui me ne fait pas plaisir c'est que je me rends compte que je l'assois plusieurs fois par jour et que ce n'est pas l'aider ... La seule alternative que j'ai trouvé c'est d'utiliser le hamac. Le transat, ça ne fonctionne pas car elle pousse sur ses bras et parvient à s'asseoir seule !

Petite impasse à passer !



dimanche 27 mai 2012

Victoire du jour

Porter ma Bienheureuse dans une écharpe, sans stress, c'est que du bonheur. Elle y était tellement bien qu'elle s'y est même endormie ....
J'étais heureuse et fière !

samedi 26 mai 2012

Baby cooking

J'attendais impatiemment cette période de cuisine pour Bienheureuse. Compléter l'allaitement avec du lait infantile m'a toujours (et me fait encore) un peu mal au cœur. Du coup, elle a très vite goûté aux joies de la cuillère et son regard satisfait en disait long sur son plaisir.
Sortis de la période purée de carottes et compte de pommes et bien qu'est-ce qu'on donne à manger à son bébé quand on se concentre sur les fruits et légumes de saison? 
Parce qu'entre la patate, le panais et la carotte, je cale un peu ! Alors c'est free-style, je tente des potages et autres breuvages.

Au programme de la semaine:
Purée de courgettes/brocolis avec de la quinoa
Potage de carottes/brocolis/courgettes
Compote de pommes (délice d'or, un vrai régal)
Compote de pêches (de l'été dernier du jardin d'un papi, du luxe!)

Lettre ouverte à la mère que je ne suis pas

Avant la naissance de ma fille, je m'imaginais bien-sûr en mère parfaite: jamais un mot de travers, aimante, joueuse, hyper dynamique, parfaite quoi!
Je n'imaginais pas à quel point ma Bienheureuse allait me remettre en question chaque jour, repoussant inlassablement les frontières de ma patience, me confrontant au meilleur, comme au pire, de ma personnalité.

Ce billet d'humeur fait suite à deux soirées particulièrement "difficiles" à vivre, pour nous jeunes parents qui souhaitons, nous remettre en selle socialement. En quelques semaines, nous avons été invité à plusieurs reprises chez nos super potes, eux aussi parents. 

Première soirée. Bienheureuse a 5 mois. On tente innocemment de coucher notre fille dans l'une des deux chambres de la maison (les deux étant occupées par les enfants). Bon, elle pleure. Normal, elle n'est pas chez elle. Mais elle chouine de plus en plus fort et risquerait de réveiller un des anges endormi avec elle. Nous récupérons donc l'enfant. Ce n'est pas grave, elle est petite, on la garde avec nous, sur les genoux ou à jouer, elle finira bien par s'endormir. Une heure passe, deux heures passent et l'enfant n'a visiblement pas sommeil, en tout cas, ne semble pas décidé à s'apaiser et plus les minutes passent, moins en semble contente d'être avec nous. Le sein de sa mère, les bras de son père peinent à venir à bout d'un sommeil qui semble fragile à installer. C'est finalement un gros bib qui finira par avoir raison de Mirette.... Elle s'endort dans les bruits des cartes et des verres swinguant sur la table. 

Deuxième soirée. Bienheureuse a 6 mois. Nous optons pour une solution plus "tranquillisante" pour nous: confier notre fille à l'un de ses grands-parents. J'écris tranquillisante entre grouillements car finalement ce n'est pas simple de profiter d'une soirée en s'éloignant de son bébé. Vous pouvez rire, on a appelé 3 fois à la maison pour nous entendre dire qu'elle dormait paisiblement, c'est bête mais ça rassure !

Troisième soirée, hier. Émire a 6 mois et demi. Elle profite avec nous des copains. Il est 22h passé, nous sommes donc bien loin de son heure d'endormissement habituel (vers 20h), mais ce n'est pas grave, on profite ensemble dans la bonne humeur ! Quelques signes de fatigue se font apercevoir. On la pose dans son domaine restreint: un cosy (rappelez-vous qu'elle aime l'espace de son lit pour s'y étendre). Et on s'y dit qu'on va se promener en campagne pour l'endormir. JB y va. Au retour, l'enfant continue de se frotter les yeux, mais ne dort pas. Pas grave. Elle recommence à contester et est vraiment fatiguée. Cette fois, c'est moi, qui me colle à la promenade. Bienheureuse n'est plus du tout contente, cherche son sommeil en vain. Il faut qu'on la couche, oui mais où? Dans la première chambre, dort un autre bébé, la second est un lieu de passage pour la salle de bain (on est à une soirée entre potes, les toilettes vont être utilisés c'est sûr....). Dilemme. On tente de la coucher avec l'autre bébé. JB reste près d'elle une bonne demie-heure. Je vais voir s'il a besoin de relève. Bienheureuse ne dort toujours pas et semble plutôt décidé à nous montrer ses nouvelles prouesses physiques. Bon, je prends la relève et caresse délicatement et inlassablement les petites jambes de bébé et là, j'y crois. Ses paupières sont lourdes, plus de mouvement et......... c'est reparti pour un tourné-boulé ventre-dos-dos-ventre-etc. Bon sang, c'est pas possible ! D'autant qu'elle a peu dormi dans la journée. Elle est bien fatiguée, non ?
Impossible de la laisser s'exprimer quelques instants, comme elle le fait habituellement à la maison juste avant de tomber de fatigue, elle risquerait de réveiller sa compagne de chambre. 
On baisse les bras, il est minuit, Bienheureuse réclame repos et espace libre pour exprimer sa fatigue. Pauvres parents que nous sommes, on rentre tout penauds chez nous, en laissant nos potes en tête à tête avec leur binouze ....
Et là, je vis comme un véritable bras de fer ce genre de situation. Ma fille est fatiguée de ne pas pouvoir s'endormir comme elle aime, dans un lit (visiblement le sien à elle fait des miracles), moi, je le suis aussi fatiguée, d'avoir passé du temps avec elle, pour elle, pour l'endormir et d'avoir pas profité des copains. Je suis en colère, non pas contre ma fille, mais contre moi, incapable de gérer l'endormissement de ma fille hors de la maison, quand il n'y a pas de "place", cad une chambre, pour elle.

Sur le chemin du retour, puisque l'enfant s'est endormi en deux virages !, nous imaginons les solutions diverses et variées pour pouvoir vivre sereinement un endormissement hors-maison (et sans chambre pour elle) et une soirée tranquille entre copains:
Solution 1: Ne plus sortir
Solution 2 (idée du papa): planter une tente 2" dans le jardin des copains pour endormir Bienheureuse.
Solution 3 (idée de Cha'Mam): aménager un coin dans notre futur super monospace pour que Bienheureuse se sente bien et dorme en toute sereinement (pour le moment le plan spacieux en 205 est un peu compromis).

Bref, toute cette histoire pour vous raconter les limites de ma patience. Pour dire à quel point je culpabilise d'être furieuse dans ce genre de situation où on a qu'une envie c'est de demander à son petit POURQUOI il ne dort pas ici,  n'importe où, aux creux des bras d'un de ses parents ? Peut-être faut-il simplement se dire que c'est comme ça pour le moment, Bienheureuse a besoin de se sentir à l'aise, en sécurité, dans un lit d'enfant, dans une chambre où elle peut gazouiller... Bref, je ne sais pas mais c'est pas mal d'en causer ici !

Souvenir, souvenir d'une époque pas si lointaine (il y a 4 mois) où Bienheureuse dormait qu'il fasse clair ou obscure, ici ou là...

samedi 19 mai 2012

Repeat please !

Repeat please, oui on l'a connaît toutes, mais si vous savez, c'est l'option que l'on mettais sur notre baladeur cd pour répéter une chanson en boucle.
Et bien en ce moment, j'ai un peu l'impression que chaque matin, l'option "repeat please" se met en route:
Bienheureuse nous appelle calmement, nous accueille avec sourire dans sa chambre, elle me rejoint au lit pour une tétée-câlin, et puis c'est parti pour le défilé des tâches qui se répètent inlassablement: changement de couche, petit déj, habillage, cuisine, ménage (à la façon Cha'Mam, c'est-à-dire superficiel), sieste donc un peu de PC pour moi, ouf, on souffle. Et c'est reparti pour un petit réveil, on joue, on chante. Bienheureuse expérimente ses nouvelles capacités (tourne et retourne sur le ventre, le dos, le côté), alterne entre la joie de savoir faire et l'énervement de pas encore savoir faire.
Midi, hop, c'est parti pour le déjeuner, enfin les déjeuners à préparer, ceux de Bienheureuse et de ses parents. Il faut ensuite, faire manger et manger. Coup d'éponge pour laisser place nette pour la suite. Causerie autour d'un thé ou café. Faire un petit câlin à l'enfant, la préparer pour la sieste. Si c'est plus difficile, on repart pour une tétée. J'ai entre 1h et 3h devant moi pour lancer les machines, faire rouler l'aspi, et aussi glander devant un écran quand je ne suis pas très courageuse pour bouquiner parentage...
Réveil de sieste.
Et on repart pour un tour...

Pas si facile de vivre au quotidien une telle routine. J'adore la vie avec ma fille mais je dois bien avouer que cette répétition indéfinie me lasse parfois. Heureusement que les copines sont là et le papa Bienheureux aussi, qui travaille juste au-dessus de nous. C'est un vrai soulagement de savoir que je peux compter sur lui et passer le relais quand j'en ai marre !

On respire et c'est reparti. La fatigue s'accumule, la patience se fait plus rare. Une bonne grasse mat' et un peu de temps libre me ferait du bien. Ce qui ne devrait plus tarder car Bienheureuse commence lundi la halte-garderie !
La suite, bien vite !



vendredi 4 mai 2012

En pleine phase du moi, je ...

Moi, je fais ci comme ça.
Moi, je fais ça comme ci.
Moi, j'aime ça.
Moi, j'aime pas ça.

Moi, je.
Moi, je.
Moi, je ...  c'est pénible non à la fin ?

Pourquoi on ne m'a pas prévenue de ce mal qui me ronge: l'égocentrisme aïgu ?
Depuis plus d'un an, tout tourne autour de mon nombril. Quand Bienheureuse était dans mon ventre, on pouvait tolérer mais aujourd'hui plus de 6 mois après sa naissance, non ce n'est plus possible !

J'ai naïvement cru que je ne pourrai exclusivement me nourrir de ma fille et de cette expérience de maternité. Erreur de débutante ! Du coup, depuis , allez disons 9 mois, je ne vais plus au ciné, je ne vais plus au théâtre, je n'ai pas ouvert de bouquins qui parlait d'autre chose que la maternité et du coup, mon cerveau est en pause et ma vie sociale avec !

Je me suis fait peur hier, une amie est venue prendre un café et qu'est ce que je me suis retrouvée gourde à ne lui parler que de moi ou de mon bébé. Quand j'en ai eu fait le tour, j'ai attaqué le chapitre vie privée de mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs !!!????
Ça m'a trotté dans la tête jusqu'à pas d'heure...

Du coup, nouvelle journée, nouvelles bonne résolutions: 
- j'ai inscrit ma fille dans une halte-garderie pour me divertir (ou pas) quelques heures dans la semaine.
- je m'accorde une petite soirée de temps à autre pour profiter des potes sans ma fille. Elle profitera de tête à tête avec son père.
Bon, j'ai aussi pensé très fort:
"Inscription à la halte-garderie, fait !
Se séparer de sa fille, à faire ! "

Et vous, c'est quoi vos secrets pour ne pas tourner en rond autour de votre nombril ?