dimanche 28 octobre 2012

Tableau d'activités

Toujours dans l'esprit Montessori, voici un tableau d'activités, imaginé et bricolé par le Pater-Bienheureux. (En achetant tous les petits verrous, on s'est dit que ça faisait un peu, "toi aussi apprends à ton enfant à se renfermer chez lui ! mais non....). Le but de ce tableau est donc de travailler la motricité fine de l'enfant puisque Mirette doit ouvrir, fermer, tourner, faire glisser, bref, faire toute une série de petits gestes précis pour faire fonctionner les différents mécanismes, pas mal, non ?

Et promis, bientôt, demain j'écris un poste sur la pédagogie Montessori: sa démarche et ce qu'elle prône pour l'enfant et ses parents.
Bon dimanche!

lundi 22 octobre 2012

Montessori au Nido et à la maison

Depuis la naissance de Bienheureuse, je m'intéresse à la pédagogie Montessori. Je ne sais plus comment est né cet intérêt, qui m'en a parlé, comment j'en suis arrivée à me pencher sur le sujet. Toujours est-il que depuis son plus jeune et grâce à un livre (60 activités Montessori pour mon bébé), j'observe Bienheureuse, son développement, en tâchant d'être au plus près de la démarche montessorienne. 

Me sentant un peu dépassée et ne sachant pas trop comment m'y prendre avec ses avancées à pas de géant, je me suis inscrite aux Ateliers du Nido à Angers, une chance que nous ayons une école Montessori à côté de chez nous ! Depuis donc un mois, nous assistons une fois par semaine, le vendredi, pendant deux heures à ces ateliers.
Il s'agit pour Bienheureuse de découvrir de nouvelles activités et de lui proposer un environnement collectif différent de celui de la halte-garderie, avec des règles différentes. Ici, ma Mirette apprend à ne pas déranger un autre enfant qui joue, à ranger après chaque activité, à jouer dans le calme. Quant à moi, parent, j'apprends à observer mon enfant, à intervenir que lorsqu'elle me sollicite et je trouve surtout un soutien dans mon envie d'apporter un environnement montessorien à la maison.

Dès le premier atelier, j'ai pris conscience que Bienheureuse n'avait pas que des jouets et un environnement adaptés, et qu'elle était attirée par des jeux auxquels je ne pensais pas forcément. En effet, il n'est pas nécessaire d'avoir un budget xxl pour satisfaire les besoins d'un enfant qui veut apprendre. Mon premier aménagement à été d'adapter la cuisine à Bienheureuse car elle aime y être avec moi. Exit donc les couteaux et autres objets tranchants à sa portée (c'est tranquillisant pour l'esprit parental et à éviter surtout de dire non à tout, tout le temps). Elle a donc à sa disposition quelques ustensiles qui la fascinent. Après la cuisine, la salon ! Après avoir mûri mon projet, voici les activités que je propose en ce moment:
Depuis qu'elle a 6 mois, voici le coin jeux de Bienheureuse sous la fenêtre du salon. Avec le temps il a évolué. D'abord, un simple futon avec un miroir, un portique en bois et quelques jouets 1er âge.  Depuis peu,  le Paternel a construit cette étagère sur laquelle, nous posons les activités.

Plus en détail:
Des bouteilles d'eau colorée
Un plateau avec des boîtes qu'elle s'exerce à ouvrir et fermer
Une boîte à mouchoirs transformée en boîte à forme dans laquelle, Bienheureuse glisse soit des balles en bois, des gros bouchons, des couvercles ou des châtaignes. Une activité qu'elle adore !
Une activité sortie de mon imagination: un observatoire de trésors. Bienheureuse adore être dehors et en ramener des petits trésors. Le thème du moment c'est l'automne et voici ce qu'elle a choisi de me ramener: des feuilles, des glands, des cailloux et une plume.

Nous avons commencé à aménager sa chambre dans l'esprit Montessori mais c'est encore en cours, un peu de patience et vous découvriez ce qui s'y cache !

samedi 20 octobre 2012

On ne le dira jamais assez:

"il faut écouter son bébé"! Après plus de 11 mois de vie commune, je me surprends encore de la véracité de cette phrase. On l'entend souvent, ma sage-femme me l'a dit et redit, je ne sais pas pourquoi j'en suis toujours surprise, mais c'est sacrément vrai !
Nos enfants en ont des demandes (légitimes pour la plupart), des envies, une volonté pour grandir.

Depuis deux jours, Bienheureuse ne veut plus manger comme "avant"; le midi elle repousse son assiette, conteste quand une cuillère ou tout autre aliment s'approche de sa bouche. Je suis restée un peu stupéfaite devant cette attitude, ma Mirette est d'habitude si gourmande de saveurs et de découvertes culinaires. 
Première réaction, je me dis qu'elle n'a pas faim, je vérifie qu'elle n'est pas fatiguée, que se passe-t-il? En bonne mère nourricière, je m'inquiète de voir son appétit en berne....
Une heure plus tard, j'ai retenté l'expérience du repas, sans succès. Là, je hausse un peu le ton, je lui demande (trop fermement à mon goût) pourquoi elle ne veut pas ?! Réponse quelques minutes plus tard, lorsque je lui tends une cuillère à la main et lui pose son assiette sous le nez: Bienheureuse veut manger seule (super facile avec une ratatouille et du riz!) et même si ce n'est pas réellement une découverte pour elle car elle mange fruits et quelques légumes à la main, elle veut manger seule avec sa cuillère. Bon, c'est le carnage dans la cuisine mais j'ai réussi à décrypter le message codé envoyé par ma fille. Je me félicite de cette interprétation tout en pestant contre ma débilité obstinée à faire comme d'habitude. Parfois, on se sent vraiment ignorant au plus haut point.
 Ce midi, nouveau déjeuner, même réaction. Avant même de nous énerver (nous, parce que Papa bienheureux était là aussi, on est samedi), on prend les choses en main: ok, si elle ne veut pas manger ce qu'on lui propose c'est qu'elle doit vouloir faire seule. NON ! Non ???? NON ! Heu, comment ça notre méthode ne marche plus ? Comment dire, la méthode si, la réponse elle peut être différente. Du coup, on cherche à comprendre le message de l'enfant. Mirette ne veut pas ce qu'elle a dans son assiette, parce qu'elle veut manger comme nous: seule et les mêmes aliments. Bon, nous avons un début de piste mais on sent bien qu'il y a autre chose qui la dérange, elle veut nous dire autre chose. Nous la sortons donc de sa chaise, Bienheureuse se frotte maintenant les yeux et se dirige vers sa chambre, voilà ce que nous n'avions pas vu: elle ne voulait pas manger car elle était simplement fatiguée.

Une fois de plus, nous sommes un peu navrés avec papa Bienheureux, navrés de nous énervés si vite parfois, de ne pas prendre le temps de comprendre ce que notre enfant nous offre sur un plateau: sa volonté (qui jusqu'à ce jour n'a rien à voir avec un caprice). C'est vrai qu'on se sent vraiment désolés de provoquer chez notre fille de telles réactions de colères parce que c'est de notre faute à nous parents de ne pas avoir su comprendre, alors en adultes responsables, je souffle à l'oreille de Bienheureuse avant qu'elle ne plonge dans son sommeil, que nous nous excusons d'être parfois suffisamment aveugles et sourds à ce qu'elle nous dit.

Bref, nous ne sommes que des apprenants, nous ne sommes que des parents ...

Bolas? Bolas??? Bolas!

Avant cette deuxième grossesse, j'ignorais quelle étrange chose ce cachait derrière ce mot (ce n'est pas faute de ne pas comprendre l'espagnol), alors je me suis renseignée sur ce qu'était cette petite boule à porter lors de sa grossesse. Pour celles qui ne connaissent pas, c'est donc une petite boule, dans lequel se trouve une petite balle qui se cogne sur un xylophone, au rythme des mouvements de la maman. Pour que petit bébé entende cette douce mélodie, la bola est portée en collier, très bas, sur le ventre.

Ce bijoux de grossesse, c'est une petite folie, pour me pencher un peu plus sur l'arrivée de ce bébé, c'est clair, je suis moins nombriliste que pour l'attente de Bienheureuse. Je suis toujours émerveillée par les sens en éveil, de sentir mon petit bébé, grandir, bouger, évoluer, mais avec un autre grand bébé à s'occuper, j'y passe moins de temps. Alors ce cadeau, c'est aussi pour me dire que je prends soin de lui.

Dans un peu plus de quatre mois, nous découvrirons sa frimousse et j'ai déjà hâte que nous soyons quatre. En attendant, bébé danse au son de la bola.

Comprendre le sommeil de son bébé (enfin tenter !)

Voici un article écrit il y a 3 mois, mais qui jusque là est resté dans les brouillons (allez savoir pourquoi?). Je vous laisse le lire et on fait un petit point après !


Ça y est, l'enfant a 8 mois aujourd'hui et pour fêter l'événement Bienheureuse nous confirme ses difficultés d'endormissement !
Le fameux cap des 8 mois avec ses angoisses de séparation !
Je pense que Bienheureuse a commencé ses grandes peurs depuis un peu plus d'un mois. Et depuis, pour tous les couchers, que ce soit pour les siestes ou le coucher du soir, on est passé d'un rituel de 15 mn (câlins, chansons, et j'en passe) à plus de 50mn avant que l'enfant ne s'apaise et finisse par trouver le sommeil !!!!
Dur, dur. On a tenté de la laisser se détendre, de lui laisser le temps de trouver son sommeil, mais rien n'y fait. Bon, on est souvent loin des hurlements, elle chouine mais ces petite plaintes sont pour moi parfois insupportables (ah, la patience de maman!).

Le soir, Bienheureuse trouve l'apaisement dans les bras de son père, qui ô miracle après seulement 5mn de bercements arrivent à endormir bébé dans ses bras (les 5mn de bercements arrivent après le rituel, et 15mn de contestation). Avec moi, c'est une autre histoire, Bienheureuse s'endort, couché contre moi dans un lit (ce qui parfois rajoute du périlleux au périlleux, bouger l'enfant !).

Du coup, nos têtes sont remplies d'interrogations, de questionnements:
- comment rassurez notre bébé ?
- comment l'aider à trouver son sommeil ?
- comment réussir à garder un équilibre entre notre présence à ses côtés et son autonomie à trouver le sommeil ?
Bref, plein de questions et pas vraiment de réponses. L'unique réponse qui nous satisfait c'est de ne jamais oublier de nous écouter et d'écouter notre bébé et de répondre au mieux à ses besoins.

On respire, on s'écoute et on espère que Bienheureuse nous aidera à trouver les ressources pour que les angoisses et les séparations ne soient plus qu'un lointain souvenir !

Alors on a respiré, on s'est écouté, on a passé un certain nombre d'heures à bercer l'enfant sans (presque) jamais perdre patience. Une consultation chez l'ostéo plus tard où en sommes-nous ?
A ce jour, plus de difficultés pour endormir l'enfant en début d'après-midi: Bienheureuse connaît le rituel et à l'air heureuse de retrouver son lit le temps d'une pause pour recharger les batteries.
Concernant le soir, il faut noter les avancées à pas de géant ! Tout s'est fait lentement, en douceur. Avant il fallait endormir l'enfant à bras, et une fois la mission il fallait réussir à poser l'enfant sans qu'elle ne se réveille, autant dire mission impossible, vu le détecteur à mouvement. Nous avions donc, pensé, imaginé, comment enroulé Bienheureuse dans une couette toute moelleuse, cousue avec amour par son arrière-grand-mère. Après notre consultation chez l'ostéo, le changement a été radical.
Le rituel du soir effectué (lecture puis un énorme câlin à bras), nous pouvions enfin posé l'enfant dans son lit sans l'astuce de la couette. Trois soirs plus tard, nous avons pu la poser sans qu'elle ne soit endormie, elle ne cherchait plus à se relever et acceptait de se laisser porter au sommeil par nos caresses, nos voix, sans résistance. Puis petit à petit, nous nous sommes éloignés du lit pour la laisser s'endormir sans nous, sentant qu'elle disposait de toutes les ressources en elle pour arriver seule au sommeil.
Et aujourd'hui, Bienheureuse parvient s'endormir seule et quel bonheur pour nous, et surtout pour moi qui était très impatiente qu'elle y parvienne enfin (faut dire que je passe mes journées avec elle, à son écoute et qu'à 20h, j'avais vraiment envie de ne plus passer 45 minutes dans le noir, dans sa chambre...).

Pour résumer ces trois mois de galères endormissement (que trois mois finalement mais qui m'ont paru bien longs), il a fallu d'abord comprendre que si Bienheureuse n'arrivait pas à s'endormir ce n'était pas pour m'embêter mais bien parce qu'elle n'était pas rassurée. Une fois cette étape-là intégrée, j'ai dû trouver les trucs et astuces qui nous permettent à tous d'être serein, se dire que ce n'était qu'une passade, qu'un passage. A force d'amour et d'apprentissage, il fallait avant tout faire confiance à notre fille, et nous faire confiance sur notre rôle protecteur et rassurant de parents !