samedi 20 octobre 2012

Comprendre le sommeil de son bébé (enfin tenter !)

Voici un article écrit il y a 3 mois, mais qui jusque là est resté dans les brouillons (allez savoir pourquoi?). Je vous laisse le lire et on fait un petit point après !


Ça y est, l'enfant a 8 mois aujourd'hui et pour fêter l'événement Bienheureuse nous confirme ses difficultés d'endormissement !
Le fameux cap des 8 mois avec ses angoisses de séparation !
Je pense que Bienheureuse a commencé ses grandes peurs depuis un peu plus d'un mois. Et depuis, pour tous les couchers, que ce soit pour les siestes ou le coucher du soir, on est passé d'un rituel de 15 mn (câlins, chansons, et j'en passe) à plus de 50mn avant que l'enfant ne s'apaise et finisse par trouver le sommeil !!!!
Dur, dur. On a tenté de la laisser se détendre, de lui laisser le temps de trouver son sommeil, mais rien n'y fait. Bon, on est souvent loin des hurlements, elle chouine mais ces petite plaintes sont pour moi parfois insupportables (ah, la patience de maman!).

Le soir, Bienheureuse trouve l'apaisement dans les bras de son père, qui ô miracle après seulement 5mn de bercements arrivent à endormir bébé dans ses bras (les 5mn de bercements arrivent après le rituel, et 15mn de contestation). Avec moi, c'est une autre histoire, Bienheureuse s'endort, couché contre moi dans un lit (ce qui parfois rajoute du périlleux au périlleux, bouger l'enfant !).

Du coup, nos têtes sont remplies d'interrogations, de questionnements:
- comment rassurez notre bébé ?
- comment l'aider à trouver son sommeil ?
- comment réussir à garder un équilibre entre notre présence à ses côtés et son autonomie à trouver le sommeil ?
Bref, plein de questions et pas vraiment de réponses. L'unique réponse qui nous satisfait c'est de ne jamais oublier de nous écouter et d'écouter notre bébé et de répondre au mieux à ses besoins.

On respire, on s'écoute et on espère que Bienheureuse nous aidera à trouver les ressources pour que les angoisses et les séparations ne soient plus qu'un lointain souvenir !

Alors on a respiré, on s'est écouté, on a passé un certain nombre d'heures à bercer l'enfant sans (presque) jamais perdre patience. Une consultation chez l'ostéo plus tard où en sommes-nous ?
A ce jour, plus de difficultés pour endormir l'enfant en début d'après-midi: Bienheureuse connaît le rituel et à l'air heureuse de retrouver son lit le temps d'une pause pour recharger les batteries.
Concernant le soir, il faut noter les avancées à pas de géant ! Tout s'est fait lentement, en douceur. Avant il fallait endormir l'enfant à bras, et une fois la mission il fallait réussir à poser l'enfant sans qu'elle ne se réveille, autant dire mission impossible, vu le détecteur à mouvement. Nous avions donc, pensé, imaginé, comment enroulé Bienheureuse dans une couette toute moelleuse, cousue avec amour par son arrière-grand-mère. Après notre consultation chez l'ostéo, le changement a été radical.
Le rituel du soir effectué (lecture puis un énorme câlin à bras), nous pouvions enfin posé l'enfant dans son lit sans l'astuce de la couette. Trois soirs plus tard, nous avons pu la poser sans qu'elle ne soit endormie, elle ne cherchait plus à se relever et acceptait de se laisser porter au sommeil par nos caresses, nos voix, sans résistance. Puis petit à petit, nous nous sommes éloignés du lit pour la laisser s'endormir sans nous, sentant qu'elle disposait de toutes les ressources en elle pour arriver seule au sommeil.
Et aujourd'hui, Bienheureuse parvient s'endormir seule et quel bonheur pour nous, et surtout pour moi qui était très impatiente qu'elle y parvienne enfin (faut dire que je passe mes journées avec elle, à son écoute et qu'à 20h, j'avais vraiment envie de ne plus passer 45 minutes dans le noir, dans sa chambre...).

Pour résumer ces trois mois de galères endormissement (que trois mois finalement mais qui m'ont paru bien longs), il a fallu d'abord comprendre que si Bienheureuse n'arrivait pas à s'endormir ce n'était pas pour m'embêter mais bien parce qu'elle n'était pas rassurée. Une fois cette étape-là intégrée, j'ai dû trouver les trucs et astuces qui nous permettent à tous d'être serein, se dire que ce n'était qu'une passade, qu'un passage. A force d'amour et d'apprentissage, il fallait avant tout faire confiance à notre fille, et nous faire confiance sur notre rôle protecteur et rassurant de parents !


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