samedi 24 novembre 2012

La grande aventure des couches lavables

Après plus d'un an de mûres réflexions, je me suis enfin lancée avec les couches lavables. Avant la naissance de Bienheureuse, je n'ai jamais pensé utiliser de couches jetables, sauf pour les premières semaines. J'étais convaincue par le caractère écologique et économique des lavables. Sauf que j'étais tellement dépassée émotionnellement par mon allaitement pas si simple, que je n'ai pas voulu me mettre une pression supplémentaire avec l’organisation des machines. Et puis, le temps a passé alors j'ai commencé à réétudier cette possibilité.
Il m'aura tout de même fallu tester des couches lavables, prêtées par des copines, guetter la bonne affaire pour trouver les couches d'occaz qui nous convenaient et de me préparer psychologiquement à ce changement de rythme (c'est quand même sacrément pratique ces couches jetables, que nous avions choisi sans chlore et en partie biodégradables).
Bref, depuis ce matin, c'est parti ! 

vendredi 23 novembre 2012

Activité

Pour développer la motricité fine, il existe un tas d'activités que les enfants adorent. La préférée de Bienheureuse est sans conteste une venue tout droit du Nido. Et elle est facile à reproduire à la maison. 
Il faut simplement un saupoudreur (qui s'achète en grande surface à moins de 4 euros) et des petits pics en bois (pics à brochette). L'enfant doit, grâce à son attention, faire glisser les tiges de bois dans le saupoudreur en verre. Et j'aime autant vous dire que Bienheureuse peut répétée pendant un long moment.

jeudi 22 novembre 2012

Motricité power

Ben, oui, ma Bienheureuse est tellement contente de marcher et de bouger à peu près comme elle le souhaite (reste qu'avec des chaussures, ce n'est pas encore le top), elle est en plein phase moteur. Pour répondre au mieux à ses nouveaux besoins, voici mes petites astuces:
- se précipiter à la ludothèque pour emprunter des modules de motricité (ici, nous avons payé 5 euros pour les 3 modules pour une semaine) et effet garanti, elle adore grimper dessus et faire des acrobaties
 
- récemment, pour son premier anniversaire, ses quatre grands-parents se sont cotisés pour lui acheter un whelly bug, un super trotteur, tout bien comme il faut, qui roule dans tous les sens. Pour le moment, l'enfant dompte encore la bête, mais elle le pousse à souhait, c'est encore difficile pour elle de monter seule...
 
- mettre à disposition le ballon de grossesse, c'est un super jeu cette énorme balle. Mirette la trimbale partout dans la maison, riant aux éclats.

Et voilà une Chouquette comblée ! Facile, non ?


vendredi 16 novembre 2012

Quand la marche prend le pas sur tout le reste


Ce matin, lors de notre atelier au Nido Montessori, j'observe Bienheureuse, qui depuis qu'elle marche n'a plus vraiment la disponibilité d'esprit pour rester concentrée sur une activité. Je constate la même chose à la maison, elle prend un jeu et s'en désintéresse très vite pour le laisser en plan au beau milieu du salon, de la cuisine ou de la chambre. Bref, depuis que l'enfant marche, elle est concentrée sur cette nouvelle activité, en se lançant des petits défis-fous; genre marcher avec un livre aussi grand qu'elle ou un poupon qui pèse la moitié de son poids !

Du coup, la concentration d'un enfant, décrite et prônée par Maria Montessori, à faire une activité me laisse perplexe et je ne sais pas comment réagir !? Maria Montessori parle en effet de l'attention. En tant que parent, nous nous devons de fournir un environnement et des activités qui permettent cette concentration, en évitant de déranger l'enfant dans ces moments d'attention. Mais comment faire quand son enfant ne semble plus attentionné à une activité, à un jeu?
Cette attention, cette concentration sous-entend de faire les activités les unes après les autres (puisque l'enfant est en mesure de se concentrer sur une seule et même action), donc un certain ordre dans la maison. Une fois l'activité terminée, on range et on passe à une autre. Et en ce moment, le salon ressemble plus à un grand souk qu'à l'espace de jeu de ma Bienheureuse. Du coup, on a beau ranger ensemble ça revient quand même trop souvent.

J'ai donc profité de l'atelier de ce matin pour demandé conseil à l'animatrice. Avec ses filles, quand il y avait des périodes, comme celle que vit Mirette, elle a décidé de ne laisser à porter que quelques rares jouets (moins de 5) avec lesquels l'enfant jouait vraiment longtemps et avec plaisir afin de permettre de montrer de nouveau le chemin de l'intérêt pour de nouvelles activités quand il serait temps.

Au programme donc, un nouveau tri s'impose dans les jeux-jouets-activités du salon, afin de ne pas avoir a ramassé des montagnes de choses diverses et variées à longueur de temps. Au boulot !

En bonus, dans ce billet, l'aménagement de la chambre de Bienheureuse, dans l'esprit Montessori. 
 Une étagère (certes trop haute, mais c'est en prévision de l'arrivée de bébé II), fait maison par Pater Bienheureux, où sont rangés les activités/jeux qu'elle aime en ce moment.
Le futon que Bienheureuse aime vraiment beaucoup: elle y passe de longs moments à feuilleter ses livres mais aussi à jouer avec son poupon ou encore faire des cabrioles.
Nous avions, à l'origine acheter ce futon, pour nous passer du lit à barreau, car comme l'explique la pédagogie Montessori, il est préférable que l'enfant ait accès à son lit: qu'il puisse s'y rendre quand il le souhaite pour s'y reposer ou jouer. Nous avons donc testé la futon lors d'une sieste, malheureusement pour nous, ce fut un grand raté. Bienheureuse s'est réveillée en pleurs, comme perdue, dans ce lit qu'elle ne connaissait pas. Et elle nous a presque instantanément montré à quel point elle aimait son lit à barreau en nous demandant d'y aller et en y passant plus de temps au réveil les jours qui ont suivis.

Il manque une photo des autres éléments de la chambre: le lit et la commande à langer (mais c'est comme chez tout le monde, pas besoin d'images).

jeudi 15 novembre 2012

Maman ... mais pas que ?

Oui, c'est bien un questionnement et pas encore une affirmation cette histoire, car tout "ça" est encore en construction dans mon esprit. A la base, il y a un petit événement. 

Depuis plus d'un mois, j'ai reçu l'invitation d'une amie à me me rendre chez elle, à Lille (c'est quand même un peu le bout de la France pour une angevine) pour fêter son pacs avec son amoureux. Je suis toute contente de cette perspective. Oui, mais. Mais au moment de cliquer sur la réservation de mon train, ça bloque. Je sens pointer une petite angoisse de "laisser" ma petite grande qui souffle à peine sa première bougie. Comment faire ?
Première phase: accepter d'être en totale panique un peu trop loin de ma fille plus de 6h. 
Deuxième phase: en parler avec le Pater-Bienheureux, qui est toujours d'un soutien sans faille (et qui est aussi super content de passer du temps rien qu'avec sa fille le temps d'un week-end).
Troisième phase: au lieu de s'asphyxier sans rien pouvoir faire (bon, j'exagère un peu mais c'est plus trépidant pour le lecteur), tenter de comprendre pourquoi avoir peur de se séparer de son enfant. Et là, surprise, au-delà du fait que je suis agrippée à mon bébé comme une moule à son rocher, je me rends compte qu'une peur nouvelle a pointé: la phobie sociale !!! Non, ça ne peut pas m'arriver à moi (moi qui écumait le monde et les bars il n'y a pas encore si longtemps!). J'ai "peur" de ne pas quoi savoir raconter aux gens, d'être inintéressante, de manquer de conversations, car forcée de constater que depuis ma première grossesse, je ne vis que dans le monde merveilleux (et très fermé de la maternité!), toutes mes lectures, toutes mes rencontres, bref, tout mon univers a basculé dans un monde nouveau et comme je m'y plaît, ben j'y reste.
Quatrième phase: quand même prendre son courage à deux mains et y aller !

Me voilà donc partie, non sans mal, par un beau samedi matin nuageux en direction de Lille. Et une fois sur place, surprise: je suis finalement très heureuse de découvrir des lieux que je ne connais et de retrouver mes copines, qui même si elles connaissent ma passion pour Bienheureuse m'en n'oublient pas pour autant celle que j'ai été (et que je suis encore certainement). Mon amie lilloise au moment de me présenter à ses amis, mentionne par exemple que j'ai fait un détour de quatre années en Amérique du Sud avant de reposer mes valises en Anjou. Et (vraiment merci Mia), je redécouvre des conversations passionnées sur les voyages, la découverte du monde et aussi inévitablement des conversations sur la maternité, car faire la fête enceinte, ça sous-entend quand même d'un peu moins boire que les autres invités (même si ça se voit, les gens vous en parle quand même!).

Bref, je me suis offert une parenthèse sans enfant, qui m'a vraiment fait du bien, mine de rien, ça libère l'esprit que de ne pas penser au prochain repas-changement de couche-sieste-et-tout-ce-qui-va-avec. Ce week-end m'a permis de ne pas m'imaginer bloquer dans ma vie de jeune maman hyper active qu'avec son enfant. Bon, faut pas se leurrer avec l'arrivée d'un deuxième petit bout, ce n'est pas pour tout de suite la méga grosses teuf, mais une escapade, un après-midi, une soirée, un week-end de temps à autres avec les copains et les copines, sans enfant, ça permet aussi de se retrouver et de se nourrir d'autre chose que de la relation avec son petit et ça ouvre même de nouvelles perspectives d'avenir (et oui, je pense à une peut-être reconversion après l'arrivée de mini II, la suite bientôt).

jeudi 1 novembre 2012

Divertir l'enfant

Très rapidement, vers 6-7 mois, Bienheureuse m'a fait ressentir très fort que la maison c'était sympa mais que l'extérieur et ce qui s'y passait méritait certainement le détour. Il a donc fallu que je sorte de ma tanière pour faire découvrir le monde à ma petite. On y est allé doucement avec quelques escapades à la halte-garderie et toujours nos sorties au théâtre.
Mais à 10 mois, il en fallait plus. On a pris le taureau par les cornes et on s'est bougé pour faire des activités autres que les promenades, jeux, lectures, et j'en passe (bref, tout ce qu'on peut faire à la maison, en famille ou avec les copains). 
On a un emploi du temps "rythmé" par les sorties, ce sont les seuls impératifs qui nous nous imposons (à côté de ça, ça reste cool, réveil quand on est prêt à se lever!). Pour vous donner une petite idée de nos semaines:

LUNDI: Bienheureuse va à la halte-garderie pour la journée (de 9h30 à 17h), pendant ce temps-là, c'est journée glande pour moi, farniente et bon temps solo au programme !
MARDI: Rien de programmé, on profite !
MERCREDI: Mirette est à la halte-garderie de 9h à 12h et un mercredi par mois, elle reste avec moi pour aller à la ludothèque itinérante qui passe dans notre petit village (heu oui, on habite à la campagne, dans un village d'un peu plus de 1000 habitants). La Ludothèque c'est une super occasion de rencontrer d'autres parents pour moi et pour Mirette de jouer avec tout plein de jeux que nous n'avons pas à disposition. On repart toujours avec un jeu, qui restera trois semaines à la maison.
L'après-midi, on reprend la poussette pour redescendre dans le bourg et faire un tour à la bibliothèque (pour de vrai, on commence juste mais je compte bien continuer à y aller), une toute petite bibliothèque mais une vraie mine pour Bienheureuse, je suis vraiment surprise par la qualité des albums que nous trouvons!
JEUDI c'est jour de marché et on ne se prive pas d'y aller, moi, j'aime rencontrer mon petit maraîcher et je pense que pour Mirette c'est une promenade d'odeurs et de couleurs.
VENDREDI, c'est le jour où on se rend à la grande ville pour participer le matin aux Ateliers du Nido Montessori. Les ateliers commencent à 9h30 mais nous n'y sommes jamais avant 10h, ben oui, on se réveille toujours quand nous sommes prêts :)
SAMEDI, Bienheureuse s'en va à la piscine avec son papa pour les bébés-nageurs, une petite heure pour découvrir le plaisir de l'eau. Ils aiment bien ce moment en tête à tête !!!
Livres empruntés à la bibliothèque, livres qui ont une corbeille spéciale pour ne pas les mélanger avec les autres.
Jeu ramené cette semaine de la ludothèque: des cubes à empiler et emboîter.