jeudi 15 novembre 2012

Maman ... mais pas que ?

Oui, c'est bien un questionnement et pas encore une affirmation cette histoire, car tout "ça" est encore en construction dans mon esprit. A la base, il y a un petit événement. 

Depuis plus d'un mois, j'ai reçu l'invitation d'une amie à me me rendre chez elle, à Lille (c'est quand même un peu le bout de la France pour une angevine) pour fêter son pacs avec son amoureux. Je suis toute contente de cette perspective. Oui, mais. Mais au moment de cliquer sur la réservation de mon train, ça bloque. Je sens pointer une petite angoisse de "laisser" ma petite grande qui souffle à peine sa première bougie. Comment faire ?
Première phase: accepter d'être en totale panique un peu trop loin de ma fille plus de 6h. 
Deuxième phase: en parler avec le Pater-Bienheureux, qui est toujours d'un soutien sans faille (et qui est aussi super content de passer du temps rien qu'avec sa fille le temps d'un week-end).
Troisième phase: au lieu de s'asphyxier sans rien pouvoir faire (bon, j'exagère un peu mais c'est plus trépidant pour le lecteur), tenter de comprendre pourquoi avoir peur de se séparer de son enfant. Et là, surprise, au-delà du fait que je suis agrippée à mon bébé comme une moule à son rocher, je me rends compte qu'une peur nouvelle a pointé: la phobie sociale !!! Non, ça ne peut pas m'arriver à moi (moi qui écumait le monde et les bars il n'y a pas encore si longtemps!). J'ai "peur" de ne pas quoi savoir raconter aux gens, d'être inintéressante, de manquer de conversations, car forcée de constater que depuis ma première grossesse, je ne vis que dans le monde merveilleux (et très fermé de la maternité!), toutes mes lectures, toutes mes rencontres, bref, tout mon univers a basculé dans un monde nouveau et comme je m'y plaît, ben j'y reste.
Quatrième phase: quand même prendre son courage à deux mains et y aller !

Me voilà donc partie, non sans mal, par un beau samedi matin nuageux en direction de Lille. Et une fois sur place, surprise: je suis finalement très heureuse de découvrir des lieux que je ne connais et de retrouver mes copines, qui même si elles connaissent ma passion pour Bienheureuse m'en n'oublient pas pour autant celle que j'ai été (et que je suis encore certainement). Mon amie lilloise au moment de me présenter à ses amis, mentionne par exemple que j'ai fait un détour de quatre années en Amérique du Sud avant de reposer mes valises en Anjou. Et (vraiment merci Mia), je redécouvre des conversations passionnées sur les voyages, la découverte du monde et aussi inévitablement des conversations sur la maternité, car faire la fête enceinte, ça sous-entend quand même d'un peu moins boire que les autres invités (même si ça se voit, les gens vous en parle quand même!).

Bref, je me suis offert une parenthèse sans enfant, qui m'a vraiment fait du bien, mine de rien, ça libère l'esprit que de ne pas penser au prochain repas-changement de couche-sieste-et-tout-ce-qui-va-avec. Ce week-end m'a permis de ne pas m'imaginer bloquer dans ma vie de jeune maman hyper active qu'avec son enfant. Bon, faut pas se leurrer avec l'arrivée d'un deuxième petit bout, ce n'est pas pour tout de suite la méga grosses teuf, mais une escapade, un après-midi, une soirée, un week-end de temps à autres avec les copains et les copines, sans enfant, ça permet aussi de se retrouver et de se nourrir d'autre chose que de la relation avec son petit et ça ouvre même de nouvelles perspectives d'avenir (et oui, je pense à une peut-être reconversion après l'arrivée de mini II, la suite bientôt).

2 commentaires:

  1. Je viens de découvrir ton blog et en beaucoup de points je me reconnais... Couches lavables, allaitement,portage, Montessori, 2ème grossesse en 2 ans, que des sujets qui me parlent!
    Alors je te souhaite bonne continuation car maintenant je te suis! ;-)

    Domi+Manu=Timothé...&Emelyne!

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    1. Merci pour ce commentaire et bonne grossesse ;)

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