mercredi 6 novembre 2013

Partage de sommeil entre frère et soeur

Depuis donc une semaine, Bienheureuse et Petit M partagent la même chambre. Une toute petite semaine, il est encore difficile de tirer de vraies conclusions mais cet article, je l'écris avant tout pour moi, pour poser à plat tout ce que mes enfants sont capables de faire ou pas pour permettre à chaque couple parent et enfant de trouver un nouvel équilibre.

Ces 8 mois de chambre-lit-sommeil partagé avec Petit M n'ont pas toujours été de tout repos mais cela n'a pas été non plus si difficile. Car avant l'eczéma petit M était un petit bébé comme tous les autres, qui se réveillait le nuit pour téter et qui se rendormait sitôt l'estomac rempli. Avec le recul, nous avons passé 5 mois avec un sommeil irrégulier, entre ses 3 et 8 mois, parce qu'il était dérangé par des grattements et aussi et surtout un grand besoin d'être rassuré de sentir notre présence. Petit M est désormais un bébé épanoui, rassuré et à l'écoute de son besoin de sommeil et qui s'y plonge avec délice, si, si il aime lorsque je lui enfile sa turbulette, adore mettre sa tétine en bouche et apprécie grandement d'être allongé ! Ayant toutes les cartes en main, était venu le temps de réunir les enfants dans la même chambre et que nous, parents, retrouvions notre chambre.

Jeudi dernier, branle-bas de combat dans la maison. Les loustics sont avec leur grand-mère, leur Zazou, à la maison observant d'un coin de l’œil tout ce grand déménagement.

Première nuit, premier rituel du coucher en commun. Deux histoires pour Bienheureuse, un pour petit M, des gros câlins, une berceuse arrangée sur le tas pour que chacun de leur prénom y soit chanté et au lit ! On ferme la porte et on écoute, ça discute, ils s'appellent, rigolent (nous aussi), on les laisse faire connaissance dans cette nouvelle ambiance. Puis les rires se transforment en pleurs pour l'un, en cris de réaction pour l'autre. Heu, qu'est qu'on fait ??? Loin d'imaginer que tout coulerait de source. Pater reste avec Bienheureuse dans sa chambre en lui expliquant que son petit frère a besoin d'être rassuré. Moi, je reprends mon petit bébé, qui tout énervé de ne pas trouver son sommeil aussi simplement que d'habitude s'agit et pleure et pleure et pleure. Je retrouve donc avec lui, nos "anciennes" habitudes: le fauteuil à bascule, d'énormes câlins et il finit par s'endormir dans mes bras. Sa sœur dans son lit. Je dépose petit M dans son lit près de Bienheureuse et la nuit se passe ... sans réveil ! WAOUH ! On se dit que c'est facile en fait !
Deuxième jour, je ne sens pas encore petit M suffisant bien dans cette nouvelle ambiance pour qu'il s'y endorme seul alors que ce soit pour la sieste ou pour le coucher du soir, je l'endors soit dans mes bras dans la chambre des enfants ou soit je le pose pour qu'il s’endorme dans notre lit  avant de l'installer dans le sien.
Jour 3, c'est l'après-midi, après deux nuits où l'on dort bien tous les 4, je décide de tenter de coucher petit M en même temps que sa sœur pour la sieste. Et ô miracle en 5 minutes, tout le monde dort. Là, on est juste super heureux et on se dit que c'est gagné !

Mais, c'est sans compter sur le caractère parfois comique que révèle par certaines situations nos enfants.

Ma mémoire a volontairement oublié quand nous avons eu un "trou de nuit", un trou de réveil dans notre sommeil, où à tour de rôle les enfants se sont réveillés entre 3h30 et 6h. Une nuit où nous avons oublié tout ce que nos deux loustics avaient été capable de faire jusqu'alors. Une nuit où te traverse l'idée que tu ne passeras plus jamais de nuit complète. Et j’exagère à peine, on en couchait un avec nous ou dans son lit que l'autre se réveillait systématiquement.... Puis retour à la (presque) normale.

Depuis le début de la semaine, les enfants s'endorment ensemble dans la chambre, Petit M semble s'être accommodé aux coutumes de sa sœur qui chante et parle avant de s'endormir. Bienheureuse commence à rester au lit alors que son frère se lève aux aurores. Il y a des réveils, parfois, le soir, ou la nuit ou tôt, trop tôt le matin, mais ce n'est pas quotidien et ça ne dure pas. Bienheureuse se réveille parce qu'en plein apprentissage de la propreté, se réveille parce qu'elle sent une couche trop pleine ou une envie de pipi et Petit M parce qu'il a perdu cette fichue tétine...

Je suis très fière des enfants, admirative de leur capacité d'adaptation. Ils sont forts ces petits ;)

samedi 2 novembre 2013

Réorganisation des espaces - Épisode ???

Je ne compte plus le nombre de fois où nous avons déjà retourné la maison pour qu'elle soit le mieux adapté aux enfants. Cette semaine, une nouvelles disposition s'imposait car nous sentions Petit M prêt à partager la chambre avec sa sœur. Les deux loupiots n'ayant pas les mêmes rythmes de sommeil, notamment pour la sieste de matin que Petit M fait, mais plus sa sœur (ce depuis presque toujours). Comment faire donc accepter à Bienheureuse que son frère monopolise l'espace qu'elle adore sa chambre ?
Nous avons donc décidé de créer un petit Atelier, dans notre chambre parentale, tellement grande qu'on n sait que faire de tant d'espace. Un atelier où serait principalement proposé des activités Montessori. Je le trouve top cet espace. Le seul hic, c'est que j'ai l'impression que les enfants envahissent un peu toutes les pièces de la maison, mais bon en attendant notre vraie maison construite de nos mains, on s'accomode !
Petit tour d'horizon


Dans la chambre des enfants, ça donne ça:

Les nuits se passent plutôt bien (avec le si peu de recul difficile de faire un vrai bilan) mais les endormissements c'est aune autre histoire: Bienheureuse aime chanter, parler avant de s'endormir ce qui vraisemblablement dérange pas mal petit M (cris, pleurs et signes très visibles de fatigue-mais-j'arrive-pas à m'endormir persistants). Ces derniers soirs, nous l'avons donc endormi dans notre lit et il a rejoint sa nouvelle chambre une fois sa sœur endormie. A suivre...

(article court aujourd'hui car ma Bienheureuse souffle ses deux bougies en ce 2 novembre...)

jeudi 3 octobre 2013

L'épineuse question du sommeil

Pour le commun des mortels -LA- question que l'on pose souvent aux parents c'est "Alors, est-il fait ses nuits?", face à cette interrogation visiblement existentielle pour les gens, plusieurs réponses sont possibles:
- vous avez un bébé qui dort la nuit, c'est génial pour vous et pour lui !
- vous avez un bébé qui ne dort pas (encore) toutes les nuits et, et, ce n'est pas tous les jours faciles !

Ici, deux enfants, deux expériences bien différentes.

Bienheureuse a commencé en codododant avec nous, avec des pleurs à n'en plus finir au tout début de sa vie. Une fois, la raison de ses pleurs déterminée (la faim), il n'a plus été question de réveil la nuit... mais plutôt de grognements, Mademoiselle nous a très rapidement fait comprendre que le cododo, non merci très peu pour elle. Nous la dérangions, la réveillions et elle n'en pouvait plus de ses parents bruyants. C'est donc à contre-coeur que je l'ai déposé dans son lit, dans sa chambre dès 1 mois. Elle dormait 12 heures d'affilées, quelque soit l'heure du coucher. C'est beau, ça va rêver, non?
Le tableau n'est pas si idyllique, puisque les endormissements ont eux, été plus longs à se faire seule. J'avais oublié cette longue période de 2 mois (c'est Pater qui me l'a rappelé, c'est beau l'amnésie maternelle) où nous passions entre 30mn et 2 heures tous les soirs à l'endormir dans nos bras et où nous devions imaginé une multitude de subterfuges pour la poser dans son lit. Une consultation chez l'ostéo à ce moment, l'a aidé à s'apaiser, à accepter d'être posée dans son lit et à s'endormir avec nos caresses. Mais globalement du haut de ses 23 mois, le sommeil ne m'a jamais semblé une épineuse question pour Binheureuse.

Pour petit M c'est une autre histoire, un autre vécu.


Mon loupiot est né avec 3 semaines d'avance et même s'il était tout beau, tout frais, tout potelé, j'ai toujours senti qu'il avait besoin de "terminer" sa maturation. Le premiers mois, il dormait beaucoup en journée, bien enveloppé dans plusieurs couvertures avec nous dans la pièce de vie. La nuit, il avait besoin de nous, c'est ainsi que petit M a passé les 5 premières semaines de sa vie à dormir sur mon torse ou celui de son papa. Quand je l'ai senti prêt, je l'ai installé dans le berceau co-dodo. Puis, le berceau cododo est simplement devenu berceau et allez savoir pourquoi nous sommes passés à un lit "traditionnel à barreau" quand il avait 4 mois et c'est là que je n'ai pas géré...
Mon bébé n'était pas prêt, il s'est senti perdu dans ce nouvel espace (ça, je ne l'ai qu'aperçu, ici, c'est un micro-kiné qui a confirmé mes intuitions), alors, j'ai commencé par passer mes débuts de nuit a bercé inlassablement mon bébé, avant de le poser et qu'il ne se réveille et que je le berce à nouveau, bref, un cercle vicieux, dont j'ai très vite voulu me sortir. J'ai compris que mon bébé avait besoin d'être rassuré par notre présence et un lit plus confiné alors j'ai ressorti mon berceau mais ce ne fut pas magique pour autant. Pour tenter de sécuriser mon bébé, je me suis dit d'abord dit que je devais lui faire confiance: toujours attendre de voir des signes de fatigue clairs avant d'essayer de l'endormir et surtout, surtout ne jamais perdre patience ni confiance, ce qui n'est pas si simple quand on a deux enfants à gérer en même temps. Puis petit à petit, il y eut du mieux: des endormissements plus rapide à bras, poser petit M doucement dans son lit, des fins de nuits avec nous. Tout doucement le rituel s'est installé: toujours la même berceuse (personnalisée), toujours le même livre, une routine s'est installée et petit M la connaît, la reconnaît parfois même la réclame.

Il y a 1 mois, petit M avait un peu plus de 6 mois, les nuits étaient ressemblaient encore à ça:
20h: Après un bisou à sa sœur et au parent qui ne le couche pas, nous entrons dans notre chambre. Nous lisons le livre avec une lumière tamisée. Puis nous bercions petit M dans les bras jusqu'à ce qu'il s'endorme (très rapidement), nous le déposions ensuite dans son lit. Et ..... 45 minutes plus tard, réveil ! Entre 20h et 23h/minuit, nous intervenions entre 3 et 5 fois pour aider petit M à se rendormir avec une petite caresse et notre présence. Petit M a besoin de contact, de nous toucher: une main, un bras, des cheveux, un sein, il est tactile mon tout petit ! Puis un ultime réveil vers 5h, signe la fin de nuit dans son lit et sa venue dans notre lit. Ce dernier réveil nocturne avait plusieurs raisons: la faim & le change. On s'adapte en fonction des besoins au moment M !

Aujourd'hui et depuis quelques jours il y a une nette amélioration car après le rituel car je pose mon bébé (de 7 mois et demi) dans son lit et il s'endort seul. Nous sommes passés par une phase intermédiaire où je le posais dans son lit en gardant une main au sommet de sa tête et un autre sur le dos, les fesses ou les pieds (il dort sur le ventre). Puis j'ai enlevé mes mains du lit en expliquant que je restais près de lui dans la chambre le temps qu'il s'endorme. Une fois endormi, je quittais la pièce.
Depuis une semaine, je pose petit M dans son lit, je lui fais un petit bisou, lui dit que je l'aime, que je suis à côté et qu'il est temps de s'endormir.... et miracle ça fonctionne ! Il peut y avoir un réveil dans la soirée mais ce n'est pas quotidien et les réveils du matin ont lieu entre 5 et 8h, soit parce qu'il est trempé souillé (cette nuit, j'ai testé de mettre un insert et un voile polaire dans sa couche jetable) soit parce qu'il a très très faim. Quand le réveil se fait à 5h, il nous retrouve au lit et nous terminons le nuit tous ensemble !

La prochaine étape c'est de réunir les deux enfants dans la même chambre. Affaire à suivre ! En attendant, je m'étonne de la disponibilité et la patience dont je fais preuve chaque jour car je ne m'en croyais pas capable. Quand j'entendais les récits de copines qui galéraient avec leur bébé qui ne dormait pas la nuit et moi avec ma Bienheureuse et ses 12h d'affilées, je les plaignais et ne savais pas comment elles faisaient, aujourd'hui, je sais que, même très cernée, on tient toujours le choc pour les enfants :)

jeudi 19 septembre 2013

Soutenons nos sage-femmes

Aujourd'hui, plus que jamais les naissances à la maison sont menacées, parce qu'on impose à nos sage-femmes une assurance qu'elles n'ont pas les moyens de payer.
Parce que nous voulons avoir le choix d'accueillir nos enfants où nous nous sentons en sécurité. La pétition est ici. N'hésitez pas à contribuer avec vos photos et vos slogans ;)
Ici, on a milité comme ça:

 

mardi 10 septembre 2013

Lectures d'été

Bienheureuse, habituée depuis sa toute-petite enfance à nous voir bouquiner, s'est très rapidement et tout naturellement mise à son tour à dévorer des livres.
Je suis particulièrement friande des ces livres pour enfant, j'adore aller dans ma librairie jeunesse pour découvrir des nouveautés. Notre budget livre étant assez important, j'ai fait le choix d'acheter la plupart des livres d'occasion via une grande librairie en ligne, les livres sont comme neufs et deux fois moins cher.

Pour rassasier nos appétits de lecteurs, il y a aussi nos bibliothèques de campagne qui regorgent de pépites, voici les derniers ouvrages empruntés pour Bienheureuse:

(plein de poésie, c'est le dernier livre que ma Bienheureuse regarde avant de se coucher)

(à mon grand étonnement, c'est petit M qui dévore du regard ces images sérigraphiées où se trouve une multitude de petits détails)

(heu, que dire de celui-ci, je crois qu'on va devoir investir, Bienheureuse ne le quitte plus. L'automne approchant, nous emprunterons le livre de cette saison, j'espère qu'il sera disponible...)

MA-GNI-FIQUE!!! Des photos, des mots, les photos parlent d'elles-même, on prononce juste le mot associé, c'est juste parfait avec l'évolution de notre Mirette qui apprend une quantité folle de mots par jour (malheureusement introuvable neuf ou d'occasion)


Petit M, commence lui aussi à s'intéresser à l'objet, après lui avoir fait découvrir des ouvrages en noir et blanc:

Je lui lis chaque soir une histoire. En ce moment, il adore ce livre, offert par sa marraine.
Il l'aime pour les couleurs, les formes, le relief... c'est vraiment un chouette bouquin (les éditions "Les Grandes Personnes, c'est quand même une valeur sûre)

Quant à moi, j'ai enfin ouvert mon premier ouvrage écrit par Maria Montessori et c'est une belle lecture. Je m'y retrouve et j'aime le bon sens, l'amour et la confiance qui se dégage de ses écrits. J'ai commencé par 
ce livre qui est un simple rassemblement de textes dits à travers différentes conférences. Un début en douceur avant de s'attaquer à des ouvrages plus denses....

mardi 3 septembre 2013

Lit (presque) au sol

Dans la pédagogie Montessori, il est conseillé d'opter pour un lit au sol après l'utilisation du berceau (ou cododo) du tout-petit. Pourquoi?
Premièrement, est-ce vraiment agréable d'avoir cette vue au coucher et au réveil sur une longue barrière... de barreaux. Tout de suite, cela m'a parlé, c'est vrai ça est-ce que j'aimerais moi avoir cette vision quand je vais me coucher?
Deuxièmement, il est préférable qu'un enfant ait la possibilité d'accéder seul à son lit s'il souhaite se reposer.

Sur le papier tout ça c'est très bien mais j'avais vraiment des difficultés à le mettre en place: sortir ma Bienheureuse de son lit à barreau me semblait une étape importante qui nécessiterait certainement beaucoup d'énergie pour l'accompagner dans ce changement et les désagréments qui irait avec, j'en étais sûre. Et l'énergie, j'en manquait cruellement avec mon petit M qui demande les bras, du temps pour s'endormir, alors comme tout roulait avec ma fille dans son lit, j'ai repoussé l'échéance.
Puis, elle a grandit. A 22 mois, elle est partie pour la première fois en vacances chez sa grand-mère pour 3 jours. Trois jours qui nous ont permis, à Pater de construire le lit et à moi de me ressourcer pour passer le cap.

A son retour de vacances, rien n'avait bougé dans sa chambre, un élément avait simplement été remplacé par un autre: ciao le futon et bonjour le petit lit. La première nuit, elle a choisit et a décidé de se coucher dans son lit à barreau. Le lendemain pour la sieste, elle était prête pour son nouveau lit. C'est avec un peu d’appréhension et beaucoup de confiance que je l'ai couché. Et, ce fut un moment magique car j'ai vu dans ses yeux qu'elle mesurait ce que nous lui offrions: l'autonomie et la confiance, un peu plus.

Deux jours plus tard, voyant que le nouveau lit était adopté, il fallait désormais réaménager la chambre: rendre les livres et la lumière accessible si Bienheureuse voulait lire avant de s'endormir. Première nuit dans cette nouvelle ambiance. Après le rituel du coucher (lecture de deux ou trois livres, câlin à bras avec la berceuse personnalisée), ma Bienheureuse me demande de lire un livre au lit avec sa lumière, ce que je lui accorde volontiers en lui demandant d'éteindre la lumière quand elle aurait terminée. Cinq minutes plus tard je retournais dans la chambre. La lumière était éteinte et l'enfant endormie! Waouh, je me demandais pourquoi avoir attendu aussi longtemps...


C'est lors d'une sieste le lendemain, que je me suis rendue compte que j'avais peut-être été trop loin avec ma petite d'à peine deux ans, en lui laissant le libre accès à la lampe car elle n'a pas dormi mais a lu pendant 2heures dans son lit.
Je lui ai alors expliqué que le moment de sieste devait être un temps de sommeil et non de lecture. Le soir-même, je décidais de lui laisser la possibilité de lire un livre seule dans son lit après le rituel, mais, mais le jeu de la lumière allumée-éteinte était devenue un jeu sans fin. Du coup, Bienheureuse n'a plus accès à sa lampe de chevet pour le moment, elle est sait et n'en a pas fait de cas. Je lui en redonnerai l'accès plus tard.

Ce qui est vraiment chouette avec ce nouveau petit lit c'est qu'elle s'est réellement approprié cet espace (ce qui est difficilement faisable avec un lit à barreau car l'enfant ne peut y accéder seul): elle y joue, s'y repose, lit.


Je suis vraiment impressionnée par l'attitude de ma fille qui ne cherche pas à se relever sans cesse de son lit au moment du coucher. Je sais que cela arrivera probablement à un moment et je verrai comment nous réagirons... en attendant, nous avons retrouvé une fois la Chouquette dans le salon à 2h du mat', toute perdue (la lumière du couloir laissée allumée a du lui faire penser qu'il était temps de se lever...).

Vie pratique: couper des légumes

Après avoir testé et approuvé le fameux couteau déniché par Eve, du Nido, j'ai enfin investi (moins de 7 euros), dans la lame ondulée. Facile à utiliser pour les petites main !
Bienheureuse est aux anges de pouvoir préparer les légumes pour son petit frère, et se fait un malin plaisir de tout goûter.

Un régal pour toute la famille !


vendredi 16 août 2013

Fragile équilibre

En voilà d'un vaste sujet alors que je n'ai pas pris le temps d'écrire sur ce blog depuis deux mois. Deux mois mouvementés durant lesquels, la famille a du faire face à une poussée monumentale d’eczéma de Petit M, accompagnée d'un sommeil plus que perturbé (d'un à deux réveils par nuits, on en était arrivé à se lever toutes les 20 minutes, imaginez nos têtes). Les heures de sommeil était comptées. Mais la vie continuait avec une Bienheureuse qui commençait à comprendre que son frère nous demandait un peu trop de temps et d'attention.
Bref, ce n'est pas de tout repos.

Petit M fait donc de l’eczéma, dont la cause est encore inconnue. Il a commencé à en faire alors qu'il était exclusivement allaité. La cause alimentaire ne nous a pas franchement parlée, on est donc plutôt parti sur une origine génétique (mon frère en était couvert enfant) ou psychologique car nous observions petit M, tantôt zen la journée, tantôt mal et angoissé. Pour tenter de le soulager nous sommes allés voir homéopathe (pour un traitement de fond), un micro-kiné (qui a sauvé ses nuits et les nôtres et semble réellement avoir apaisé mon bébé). Nous pensions qu'après cette énorme poussée, qui a duré plus de trois semaines, que cette histoire était derrière nous et non. Dernièrement, il a de nouveau subi une crise. Mais POURQUOI ?
Alors on s'est dit qu'il fallait peut-être chercher du côté alimentaire, car au-delà des précautions que je prends pour le diversifier, un complément au lait de brebis (et pas de vache), et mes évictions (plv, fruits à coque), si nous pouvions avoir cette certitude de l'allergie ou de l'intolérance, ça nous enlèverait une épine du pied !
Après avoir rencontré mon médecin traitant pour obtenir cette fameuse lettre pour consulter un spécialiste, je me suis battue avec les cabinets privés et les allergologues du CHU pour obtenir un rdv. Et la douche froide car le délai est de 3 à 4 mois et là, c'était trop pour moi. Alors on est repassé par la case médecin généraliste qui nous a obtenu une consultation dans 3 semaines !!!
On ne sait pas de quoi sera faite cette consultation, si cela pourra aider Petit M. Si on trouve des allergies, nous pourrons l'aider à ne pas provoquer de poussée d'eczéma. Si ce n'est pas le cas, on arrêtera de se prendre la tête (enfin surtout moi qui me prive de plein de petits plaisirs... des amandes). Nous aurons peut-être des certitudes.

Aujourd'hui, Petit M affronte avec beaucoup de courage, de détermination et sourire ces poussées, j'admire sa patience (et la nôtre) et sa bonne humeur. Son sommeil est (presque) régulier, même si les réveils sont trop matinaux à notre goût (le problème avec un enfant qui dort c'est qu'on est de plus en plus exigeant, comme on abuse).

Et ma Bienheureuse qui est top avec tout ça. Bon, ça n'a pas été rose tous les jours. Elle a trouvé un moyen infaillible de nous faire sortir de nos gonds: taper et jeter tout ce qui lui passait entre les mains. Il fallait garder le cap, rester ferme (pas toujours simple quand on est crevé) tout en expliquant avec agilité pourquoi on ne frappe pas et aussi lui dire notre colère. La phase semble être passée. Je repère mieux quand elle commence à s'énerver (la raison est presque toujours la même, j'ai petit M dans les bras depuis trop longtemps à ses yeux) et je lui propose un câlin pour se recharger, ce qu'elle accepte très facilement.
Et puis, la grande nouveauté des dernières semaines, c'est qu'elle verbalise super bien (ah, je suis fière!). Je ne compte plus les mots prononcés tellement ils s'ajoutent jour après jour et c'est sans parler des phrases. C'est génial de l'entendre! Même si ces mots n'ont jamais manqué, j'ai toujours trouvé que nous nous comprenions plutôt bien, c'est tellement chouette de constater les progrès des enfants. J'ai vraiment l'impression de redécouvrir le monde avec eux.

Et Montessori alors? Heu, on a un peu vécu une traversée du désert, niveau activités car je n'avais pas franchement le temps de les préparer puis Bienheureuse jouait à fond, tout le temps avec ses poupons et ses tracteurs.
Et puis finalement, j'ai aussi profité de cette période pour observer mes petits afin de leur préparer des choses qui viendrait vraiment de leurs envies.
Petit M a redécouvert son spot au sol avec miroir, objets suspendus et l'arrivée des paniers thématiques.

Bienheureuse sait où se cache mon matériel et sort du placard quand elle le souhaite des perles à enfiler, un cahier, des crayons, pinces à linge. Et puis en fait Montessori n'est jamais loin car elle s'exerce à mes côtés pour la vie pratique: elle m'aide à étendre le linge, débarrasser la table, mettre le couvert, elle essuie spontanément quand elle renverse. Elle se lave les mains seule (depuis un petit bout de temps déjà, mais nous n'avons plus besoin de lui dire à quel moment le faire), elle commence à se laver seule, nourrit le chat, etc...


C'est fou de constater ce que la bienveillance, la patience, le temps, l'observation peut faire avancer nos enfants ....

Et la plus belle des choses pour terminer cet article, c'est de constater le complicité grandissante entre mes enfants, c'est vraiment chouette. Alors non, ce n'est pas facile tous les jours de vivre 24/24 avec deux petits loups de 6 et 21 mois, c'est un fragile équilibre entre chacun des membres de notre famille.
Veiller à passer du temps avec l'un, puis l'autre, et les deux. 
Prendre le temps de les rencontrer dans leur singularité. 
Prendre un peu de temps pour moi et aussi pour Pater. 
La parentalité se construit jour après jour. 
Et j'aime de plus en plus la maman qu'ils me permettent de devenir ;)


jeudi 20 juin 2013

Le plaisir de la patouille

En ce superbe mois de juin, nous bravons la pluie, les basses températures et autres intempéries et nous ne nous privons pas d'aller dehors, Bienheureuse aime trop l'extérieur et toutes les expériences qu'elle peut y pratique. Et l'énorme flaque d'eau au milieu de la cour devient un formidable terrain de jeu.... Cela commence par l'apprentissage de l'enfilage de bottes, pour le manteau nous n'y sommes pas encore (j'ai bien essayé de lui montrer plusieurs fois). Ensuite, c'est elle qui fait sa petite tambouille avec des pots en verre, les cailloux, les feuilles, etc. 

Le plaisir d’expérimenter pour elle, un plaisir des yeux pour moi.

mardi 18 juin 2013

Allaiter autrement - 2nd round -

Voilà, nous y sommes... aux limites de mon allaitement. Depuis hier, nous complétons l'alimentation de notre bébé avec du lait artificiel... Dur, dur, mais il en est ainsi.
Et même si j'ai laissé couler des larmes à ce moment là, je n'oublie pas que j'ai tout de même allaiter exclusivement mon bébé pendant plus de 4 mois et croyez-moi pour moi, c'est une sacrée victoire ! Pour Bienheureuse, nous avions été "contraints" de trouver une solution pour qu'elle stoppe la perte de poids commencée à la naissance, je ne réécrirais pas l'histoire ici, elle est .

Deuxième maternité, deuxième allaitement. Malgré toutes mes craintes, mon allaitement s'est plutôt bien mis en place, il m'a juste fallu accepté de ne disposer que de toutes petites réserves de lait, du coup d'avoir un bébé pendu au sein en quasi permanence, mais j'ai accepté très vite cette situation (non sans une contre-partie, ma Bienheureuse devait composer avec une maman moins active). Ces nombreuses tétées sont toujours longues, je n'ai pas encore fait le calcul (effrayant) du nombres d'heures où j'allaite par jour mais je dois atteindre des records ! Et puis, il y a une réalité et leur garde-fous.

La réalité c'est celle de mon bébé qui n'a pas pris plus de 100 grammes depuis 1 mois. La réalité c'est qu'il pleure de plus en plus. La réalité c'est qu'il a aussi des petits soucis de peaux (un eczéma dont nous sommes bien incapable de comprendre l'origine). Alors me direz-vous, il faut continuer à l'allaiter et surtout pas lui filer du lait de vache... Certes, mais ces décisions sont prises avec notre plus grande attention ainsi que celle de notre médecin homéo & notre sage-femme, nos gardes-fous.
Nous n'étions pas obligés de suivre leur recommandation (pour eux, il était souhaitable ne pas ajouter aux soucis de peau, une cassure dans la courbe de poids). C'est bien de notre choix de parents dont je parle aujourd'hui. Nous avons fait de choix pour le bien-être de notre bébé. Pater me soutient et pour me "consoler" met en avant que:
1 - ce n'est pas la fin de l'allaitement (sous mes mots, on a tendance à le croire alors que non, c'est juste un complément)
2 - Le lait, ce lait, ce n'est finalement pas grand chose dans toute leur vie: bien vite, petit M mangera des fruits du jardin et des légumes bio! Et que le lait ce n'est qu'une toute partie de leur vie et qu'on traversera bien d'autres épreuves avec nos enfants.
3 - que super, il peut enfin donner des bibs à son fils !


Quant à moi, je m'accroche toujours au fait que ça ne peut-être qu'une béquille dont on pourra se passer quand Chouquet aura élargit le panel de son alimentation au solide. Et que c'est quand même pas la fin de l'allaitement, il s'agit en ce moment de lui donner deux biberons par jour de lait hypoallergénique* (n'oublions pas cet eczéma) en complément pour qu'il prenne quelques grammes. Alors oui, c'est dur mais c'est tellement bon de voir mon bébé trouver un peu plus de force et de peps (rien que pour casser la gueule à ce vilain eczéma). 
Ce choix de complément je l'assume (presque) sans frémir, pour avoir vu, connu des amies s'attacher très fort à leur allaitement, elles ont mis beaucoup de forces dans cette bataille et ont du assumer des bébés qui pleuraient "tout le temps", vivre des angoisses folles devant les balances, rencontrer des médecins, sf, consultante en lactation souvent... (ce que je trouve admirable!) Ce temps, cette énergie, je pourrais la trouver si je n'avais pas deux enfants à la maison, enfin si je n'avais pas ma Bienheureuse 24h/24h, mais elle est là et fait déjà pas mal de concession pour son petit frère. 

Et puis franchement, ma Bienheureuse a été complété dès 3 semaines et elle n'est pas en mauvaise santé  alors que mon Chouquet de 4 mois qui a jusqu'à hier été exclusivement allaité présente un eczéma, c'est quand même n'importe quoi !!! (On fait ce qu'on peut pour se rassurer....)

Allez courage, je ne suis pas vaincue, mon troisième allaitement sera un big succès à moins que dame Nature ne se soit dit qu'accoucher aussi "facilement" que moi c'était déjà pas mal comme cadeau de la vie et que je devrai galérer pour allaiter.... qui sait ! Ah, non, nous ne sommes pas toutes égales...

(et pour finir sur du positif, compléter c'est bon pour la santé de ce blog car mon bébé dort depuis plus de deux heures ce qui n'était pas arriver depuis très longtemps)

* sachez que je n'ai pas trouvé de lait hypoallergénique bio et que ça m'embête vraiment beaucoup car il y a tas de saloperies dans les laits infantiles conventionnels qu'on ne retrouve pas dans les lait bio. 
Est-ce que quelqu’un sait, car j'ai entendu dire de la bouche de producteurs de lait de vache bio que leur lait n'était pas allergène, si effectivement il faut mieux donner du lait infantile bio plutôt que du lait infantile hypoallergénique (pour un enfant susceptible de présenter une allergie aux PLV) ???

jeudi 13 juin 2013

Activités dans la maison

Bon, faut se faire une raison, nous sommes au mois de juin et moi qui pensait me la couler douce dans mon hamac pendant que les enfants se rouleraient dans l'herbe... c'est raté. 
Et c'était sans compter une superbe poussée d’eczéma pour mon petit M. Peu de sommeil et manque d'énergie sont mes alliés du moment, mais je trouve tout de même un peu de peps pour ma Bienheureuse. 
Petit florilège en images des activités que je lui ai proposé...

Le transvasement, c'est toujours un big succès avec Bienheureuse ! Ici, ce n'est ni à la maison ni au Nido mais lors d'une présentation de la pédagogie Montessori, organisée par notre asso de parents

Écrire dans la farine avec ses doigts (heu, ça n'a pas marché, elle a préféré le faire avec une fourchette) & panier de couleurs pour apprendre à nommer (Bienheureuse est en plein explosion de langage, c'est génial)

Apprendre à utiliser des pinces à linge pour ensuite étendre du linge mais pour le moment le travail de la pince (pouce-index) n'est pas une mince affaire...

Et pour Chouquet, qui commence à prendre volontairement des objets, on suspend tous types de hochets et balles et il est super heureux de toutes ces découvertes!


mardi 14 mai 2013

Reprise des activités

Un peu plus de trois mois après la naissance de mon deuxième bébé, il était temps de retrouvé un rythme avec ma Bienheureuse; c'est bien là le grand défi de cette deuxième maternité: trouver un nouvel équilibre. Un nouvel équilibre surtout dans la répartition du temps passé avec les enfants la journée, car mon p'tit mammifère passe beaucoup de temps au sein, j'ai donc laissé ma Bienheureuse libre de ses jeux pendant 3 longs mois, mais là il était temps d'agir.

Temps d'agir parce que ma Mirette commençait sérieusement à me montrer, à renfort de grands cris et colères, qu'il fallait lui proposer des choses à faire. Et heureusement que ma Bienheureuse sait nous communiquer ses envies. Ni une, ni deux (heu, en fait c'est plutôt plus d'une, même plus de deux, je suis un peu longue à la détente en ce moment), j'ai ressorti mon matériel maison Montessori pour recommencer des temps d'activité avec ma fille.

Quelques "graines" et accessoires plus tard...

 ... ma Bienheureuse est ravie de faire "quelque chose", elle peut passer de longs moments de concentration sur une activité. J'ai décidé de travailler les transvasements de noisettes, puis de pois rouges, des lentilles et de semoule, l'idée est d'affiner le geste pour qu'elle puisse d'ici peu se servir de l'eau seule, du pichet à son verre !

L'eau, c'est vraiment un élément avec lequel elle aime expérimenter en ce moment. Pour y répondre au mieux, Pater a ressorti sa visseuse et en trois planches plus tard, une petite salle de bain était fabriqué pour Bienheureuse: deux bols, un miroir, du savon, tout ce qu'il faut pour gagner en autonomie pour la toilette et aussi pour s'amuser à transvaser de l'eau !


Quand à mon petit Chouquet, il passe depuis peu de longs moments à observer mobiles, portiques et autres objets suspendus, nous lui avons donc créer un "spot" rien que pour lui. L'idée de le mettre dans un parc s'est imposé, nous avons essayé de le laisser au sol mais sa grande sœur, plein de bonne volonté est souvent un peu maladroite et brusque avec lui. Pour lui assurer, une découverte de son environnement  en toute sérénité, Chouquet est donc sur une "plateforme" bricolé par Pater, entourée de barreau de parc. Au-dessus, j'ai accroché un joli ruban qui me permet d'accrocher des balles, mobiles et autres hochets à découvrir...


mardi 7 mai 2013

La douce vie tumultueuse avec deux enfants en bas âge

Ce n'est pas tous les jours faciles, entre les tétées (nombreuses), les explorations (nombreuses), les demandes de l'un puis de l'autre, il ne me reste guère de temps pour partager un peu de ma vie de jeune maman. 

Nous passons le cap "critique" des trois mois pour le p'tit mammifère, 3 mois, sans (presque) aucune nuit complète; ce n'est pas que je m'y attendais mais c'est une découverte et je constate que, comme n'importe quel être humain normalement constitué, se prendre trois mois dans les pattes sans vrai sommeil réparateur, ça use, ça m'use. Et aux grands maux, les grands remèdes; dormir était pour moi salvateur, j'ai donc pensé que je pourrai tirer un peu de lait (oui, cet allaitement exclusif fonctionne!) pour lui en mettre plein la panse à mon p'tit bébé ... vers 21h-22h et ô miracle, cette petite merveille ne se réveille qu'à 7h pour une nouvelle tétée. Voilà maintenant, presque une semaine que nous fonctionnons ainsi, je ne sais pas combien de temps cela durera, en tout cas, dormir ça permet d'être plus d'attaque pour les journées bien remplies que nous vivons.
Mon p'tit mammifère est un petit garçon qui a encore besoin de beaucoup de contact, que ce soit au sein, en écharpe, dans les bras ou simplement être avec lui sur son tapis, mais je le sens de plus en plus assuré et rassuré, c'est chouette, il est souriant et très communicatif. 
J'ai commencé depuis peu le massage bébé avec lui et, non, il n'aime pas, il adore, il "surkiffe", dès qu'il voit mes mains huileuses se rapprocher, c'est avec une large sourire qu'il me montre son accord pour commencer le massage. Nous passons de bons moments.

Pour ma Bienheureuse qui vient d'avoir 18 mois, le chemin de l'autonomie et de l'indépendance continue. Elle poursuit son aventure, ses expérimentations, sa curiosité ne cesse de grandir, sa volonté de s'affirmer, j'aime toujours autant sa personnalité. J'aime sincèrement, profondément sa manière d'être même si, ce n'est pas toujours facile en tant que parent. Je l'accompagne du mieux que je peux, dans tous ses changements qui sont nombreux en ce moment. 
Devenir grande sœur a été un bouleversement pour elle: une montagne de sensations et d'émotions que je me dois de vivre avec elle. En moins de temps qu'il n'en faut, elle a du apprendre à composer avec une maman collée dans son canapé avec un bébé au sein, elle a trouvé des solutions: jouer seule, venir bouquiner avec moi et aussi me monter quand elle en a vraiment marre que son frère prenne tous les bras de sa maman. 

Et pour moi, c'est le grand défi qu'il reste à relever: rétablir un équilibre dans la répartition du temps avec mes enfants:
Avec Bienheureuse, j'ai du accepter de passer moins de temps avec elle, et de faire en sorte que ces moments soit précieux pour chacune d'entre nous. Le temps, d'un bain, d'un massage, d'une histoire, d'une colère, d'une promenade, d'un câlin, le temps d'un instant, lui dire tout mon amour, mon attention, mon affection, ma tendresse, ma fatigue. Et elle est très réceptive à ces échanges, me le montre en me serrant fort dans ses petits bras, en me le dit en me chuchotant un "te t'aime" qui a fait fondre mon cœur de maman ;)

Quand à nous les parents, on a quand même l'impression que ça ne s'arrête jamais, on est crevés, heureux, on regarde nos merveilles avant tant de subjectivité que les autres ne comprendront jamais. On ne regrette pas ce choix d'avoir accueillis deux enfants en moins de 15 mois. Et comme dirait une certaine blogueuse "pour le moment qu'est ce qu'on se marre et on dormira plus tard" !


mardi 26 mars 2013

Materner pour s'attacher

Mon p'tit mammifère a un peu plus de six semaines et depuis sa naissance, je le materne cet enfant. Et c'est un peu une découverte pour moi car je me rends compte que ma Bienheureuse n'en avait pas autant besoin et qu'elle a très vite dit non au cododo, au portage (tout ce qui me faisait vibrer quand j'étais enceinte). C'était certes dur à vivre sur le moment mais c'est tout à son honneur car elle a toujours eu confiance en elle, en nous. Dès sa venue, elle était là confiante, déterminée, autonome. Quand elle était bébé, ses actions et réactions me laissaient souvent dubitative et faisaient face à ma frustration de maman: c'est dur de ne plus dormir avec son bébé, de ne pas réussir à le porter (parce qu'être collé à sa mère ou son père, ça n'a jamais été son truc à ma fille), être câlinée un peu mais pas trop.
Aujourd'hui, je suis consciente que ces traits de caractère sont une force. C'est aussi pour cela que j'admire ma Bienheureuse car j'admire sa confiance, en elle, en nous, dans le monde. 

Avec mon p'tit mammifère, c'est une autre histoire qui s'inscrit, c'est un enfant que nous avons tout de suite senti dépendant de nous, un peu comme tous les bébés vous me direz! Comme je le disais ici, nous avons passé nos premières semaines collés l'un à l'autre: mon bébé avait besoin de me sentir pour s'apaiser. De jour comme de nuit, il était très souvent (pour ne pas dire tout le temps) collé au sein. Avec les semaines qui passent et même s'il est encore tout petit, j'ai envie et besoin de me dégager du temps pour ma "grande", il faut donc que je raccroche un peu le soutif et c'est là que le portage vient à mon secours! Quelle merveilleuse invention (c'est naïf d'écrire ça, le portage a toujours existé). Un p'tit mammifère en écharpe c'est un bébé apaisé, qui s'endort contre sa maman. N'ayant finalement pas porté tant que ça sa grande sœur, j'ai refait un nouvel atelier de portage avec ma copine Audrey, un atelier de "confort" car je connais les nœuds, la physio mais quand même il me fallait encore un peu d'assurance pour porter mon bébé quotidiennement.

Dans ma campagne, on m'interpelle souvent, ben oui, ça intrigue quand même un peu les mamans ou papas kangourous qui portent leur petit. Et quand les gens ne vous disent pas à haute voix ce que tous pensent trop fort: 

"Oh, ça n'en fait pas de enfants pot-de-colle de tout le temps les avoir avec soi" ou bien des 
"y décrochera jamais de sa mère celui-là"
et c'est sans parler des 
"c'est des caprices qu'il vous fait là à pleurer quand il n'est pas dans les bras"
sympa non???

Mais moi, j'assume et j'affirme que co-dodoter, porter, câliner, parler sont autant de moyens d'aimer mes enfants et de leur donner toute l'affection et la sécurité dont ils ont besoin pour se construire et devenir des êtres autonomes et confiants. Donner la sécurité à son enfant c'est s'assurer qu'il se sent bien, qu'il sent que nous serons toujours là pour lui, qu'il peut compter sur nous.
Pour Bienheureuse j'avais déjà ces convictions, avec le p'tit mammifère qui a un réel besoin de contact pour se sécuriser, c'est une évidence. Évidence qu'il faut s'attacher, se sécuriser pour être ensuite capable de se séparer en tout sérénité.

Que c'est bon de sentir que mon bébé s'attache tout en s’agrippant à moi, que c'est bon de voir qu'il prend confiance de jour en jour.
Que c'est bon de materner !

mercredi 20 mars 2013

Moi, Charlotte, bientôt la trentaine et mère au foyer de deux enfants

Intriguant ce titre d'article, non? Je voulais vous parler aujourd'hui de ma vision de mon activité, mon job: mère au foyer. Au-delà de ma passion pour mes enfants, être mère au foyer est avant tout un "boulot" d'accompagnant, je ne peux pas dire éducateur, car je crois sincèrement qu'on élève des enfants, pas qu'on les éduque, mais ne jouons pas sur les mots.

Loin de l'image qu'une société occidentale peut se faire de la mère qui squatte sa maison en passant son temps à astiquer la maison tout en préparant des muffins pour le goûter, j'investis et je m'investis dans l’éducation de mes enfants. Pour cela, je me lésine pas sur les moyens:
- achat (compulsif) de livres et autres revues sur la parentalité
- participation aux ateliers Montessori du Nido
- participation aux activités diverses et variées organisées par le centre social (éveil musical, activités ludiques et artistiques)
- participation à une association de parents
et c'est sans compter nos activités quotidiennes: chanter des chansons, raconter des histoires, jouer, aller au zoo, jouer, se promener, observer la nature, jouer, câliner, allaiter, jouer, aller à la ludothèque et la bibliothèque, voir des spectacles, de théâtre, de danse, de musique, et c'est sans compter le combo habillage-change-bain et tutti des soins des enfants.
On ne s'ennuie pas avec deux enfants à la maison!

Parfois, je pense ne pas avoir l'énergie nécessaire pour embarquer les deux enfants et partir faire telle ou telle chose (habitant à la campagne, beaucoup d'activités nécessite de prendre la voiture ce qui sous-entend une gestion manteau-bonnet-combi-cosy-siège-auto dont je me passerai bien, vivement le printemps, tiens!) et pourtant j'y vais, car j'adore voir la curiosité de Bienheureuse, parce que j'aime nourrir ce petit esprit en construction, parce que j'ai envie de leur offrir des émotions, des sensations, des découvertes.

Mais surtout je pense aux adultes qu'ils seront un jour, et c'est aussi avec cette vision, cette envie de les voir épanouis que je trouve (presque) quotidiennement l'énergie de leur proposer jeux, livres, chansons ou autres grandes discussions ou petits moments de folie pour faire grandir ces petits êtres en construction !

Être mère à plein temps est un vrai choix que nous avons fait à deux, Pater comprenant mon envie (et besoin) de profiter des enfants, de prendre le temps de les mettre en confiance, ne pas les bousculer dans leur rythme. Notre situation le permettant (non pas que nous roulions sur l'or mais nous n'avons  pas tant de besoins), la mienne aussi (pas de boulot dans ma branche en vue). Cela fait maintenant 16 mois que je m'occupe d'un puis deux enfants, c'est parfois éprouvant, fatiguant, usant. C'est aussi déroutant, parce que sans cesse on se questionne sur nos choix (parfois même au delà de la raison). C'est aussi exigeant, en tout cas, moi je le suis (trop) exigeante avec moi-même que cela concerne l'allaitement (faire des tétées toutes les demi-heures s'il faut par exemple), l'alimentation (je me casse la tête à cuisiner des légumes frais deux fois par jour), et j'en passe. Ça permet de se focaliser sur l'essentiel et on laisse de côté les trucs moins fun comme le ménage, tout du moins on passe vite-fait l'aspi, histoire de. Être mère à plein temps, c'est surtout observer un premier sourire, un premier déplacement, une molaire sortir, manger du chocolat avec Bienheureuse après une grosse sieste, c'est materner à souhait un p'tit mammifère.
Et vivement le congé parental, histoire d'assumer complètement mon statut :)

lundi 18 mars 2013

Sommeil partagé

Voilà cinq semaines que mon tout petit est né, cinq semaines que nous passons tout notre temps ensemble. Loin d'être identique à sa sœur (heureusement que chacun est comme il est), je découvre les joies du petit mammifère.
Alors qu'à à peine 1 mois, Bienheureuse réclamait distinctement son espace: un "grand lit" et plus de berceau et un endroit, sa chambre pour ne plus être déranger par les parents, fini donc le cododo; mon petit asticot a passé ses deux premières semaines sur mon torse, de jour comme de nuit. Et alors que je pensais que le berceau cododo (heureusement prêté et non acheté!) serait un super outil, mon tout petit ne peut pas dormir à plus de 10 cm du visage de sa mère. J'ai bien tenté de coller ma tête sur son berceau mais comment dire, je ne suis pas vraiment à mon aise.

Bref, ici, ce n'est pas le cododo qu'on expérimente mais le mode mammifère. Et ça me plaît parce que je sais que ça ne durera pas. J'aime sentir mon tout petit contre moi, j'aime l'entendre respirer, j'aime aussi qu'il tète souvent (oui, je suis toujours un peu stressos de l'allaitement) sauf que, sauf que je me rends bien compte que nous commençons à nous gêner. Je m'explique:
Mon Chouquet, comme tous les bébés du monde, a toute une palette de petits cris, grognements et autres onomatopées à son actif. Et moi, en mère zombie la nuit, je ne prends pas le temps de comprendre ni d'observer si bébé est éveillé ou non, que le je recolle au sein direct.

Après cinq semaines de test, je me rends compte des limites de ma pratique: je réveille trop souvent mon bébé qui du coup est fatigué! Ce n'est pas une découverte pour moi, pour en avoir discuté avec ma sage-femme lors des premiers mois de Bienheureuse. Elle constatait trop souvent que ce sont les parents qui "déstructuraient" le sommeil de leur petit, en intervenant trop vite à la moindre inspiration trop bruyante (mais on n'est d'accord, je ne parle pas de pleurs, hein!). Mon petit asticot a besoin de mon contact certes mais en aucun cas que je le réveille à ses moindres faits et gestes. D'autant qu'il ne semble plus du tout être à l'aise lorsque la tétée est fini depuis plus d'une heure et qu'il se retrouve enfoui sous la couette, du lait coulant sur la joue !
Alors comment trouver la juste mesure?

J'ai bien essayé d'attendre des pleurs de faim avant de le coller au sein (et de faire au passage des vraies tétées où je me levais) mais souci, et c'est là le cœur du problème, ces pleurs rendent Bienheureuse complètement dingue et se met elle aussi à hurler. Pour elle, entendre son frère pleurer c’est forcément signe que quelque chose ne va pas et elle développe à fond son empathie.
Nous lui expliquons pourtant quotidiennement que les pleurs sont le seul moyen d'expression de son petit frère et qu'elle n'a pas à s'inquiéter car c'est à nous parents de nous occuper de Chouquet. En attendant que ces informations fassent leur chemin dans l'esprit de ma fille, il faut bien tenter de trouver un équilibre dans cette situation où l'on ne permet finalement pas au petit de faire du bruit la nuit.
(Soit dit en passons vous vous doutez bien que nous ne vivons pas dans une grande maison et que les possibilités de bouger les gens et les lits n'est pas une option, à part mettre le Chouquet dans le salon, mais là, nous n'assumons pas!)

Allez à vous de jouer et de proposer vos solutions au problème suivant:
"Cha'Mam & Pater sont les heureux parents de Bienheureuse et du p'tit mammifère. Afin de ne pas réveiller leur aînée la nuit par les pleurs de son petit frère, la maman a pris l'habitude de coller son bébé au sein dès que celui-ci émet des petits cris ou gémissements. Et il semblerait que passer des nuits ainsi découpées par sa maman, le p'tit mammifère commence à être fatigué de cette situation. Alors que faire?
1 - Attendre que le p'tit mammifère pleure car il a faim, et que celui-ci réveille Bienheureuse.
Avec la variante, éloigner le p'tit mammifère de la chambre de sa sœur en lui proposant le salon comme dortoir et en plus en étant trop loin de sa maman
2 - Continuer sur la lancée en fractionnant le sommeil qu'un tout petit tente de mettre en place.
Mais sommeil préservé pour Bienheureuse & Pater et presque aussi pour moi, qui ainsi ne me lève pas."

C'est un peu le casse-tête du moment dans cet océan de bonheur et de zénitude.


Ce billet terminé, notez que cette nuit (exception qui confirme la règle), Chouquet a dormi dans son berceau de 22h30 à 4h et a fini la nuit près de moi :)

samedi 16 mars 2013

Et Bienheureuse ???

Mademoiselle Bienheureuse, nouvellement grande sœur continue son chemin, ses apprentissages et nous fait partager ses nouvelles oppositions (sur ce coup-là on est en chemin pour prendre sur nous et communiquer au mieux avec elle). Avec la naissance de son frère nous ne sommes pas allées au Nido depuis plus d'un mois et nous n'y retournerons pas avant la mois d'avril mais à la maison, elle continue quelques activités entreprises là-bas, comme:
la tirelire ou l'enfilage de perles !

Elle joue toujours autant avec ses "bébés" et a choisi pour la troisième fois d'emprunter une poussette à la ludothèque! Heureusement que lors de notre dernier passage à la ludo, Pater a porté son attention sur un petit garage et ses autos car même si elle est restée aveugle à ce jeu lors des premiers jours, elle joue aujourd'hui quotidiennement avec. ET c'est sans parler du bus Playmo*** qui a débarqué dans le salon.

Mobile "Montessori"

Il n'est jamais trop tôt pour découvrir le monde et observer son environnement! Pour petit Chouquet, presque 5 semaines, les phases d'éveil sont de plus en plus longues, il peut désormais admirer les jolis mobiles que je lui ai construit :)

Le premier est donc le mobile de Munari, ici c'est une variante simplifiée car il n'y a pas la boule de verre et la disposition des éléments est basique, mais l'idée reste la même que celle décrite dans les bouquins Montessori: il s'agit de sensibiliser le bébé aux formes et aux contrastes. Mon petit aime en tout cas :)

Le second est le mobile des octaèdres, cette fois fini le noir et blanc et bonjour les couleurs (primaires). Je trouve que ce mobile fait son petit effet alors qu'il est vraiment hyper simple à fabriquer (imprimer le patron, faire le pliage et y ajouter du fil transparent, y a quand même plus compliqué!). Le mobile est en place depuis hier et petit Chouquet était tout étonné de cette nouveauté :)

dimanche 10 mars 2013

Là où commence mon intimité...

Vendredi soir, je me suis rendue à la grande ville à une réunion d'échange sur l'accouchement à domicile. Et j'ai goûté à une drôle d'expérience ce soir là. Alors que nous commencions la réunion par un tour de table où chacun parlait de son expérience ou souhait d'aad, je me suis surprise à me présenter de la façon suivante:
"Je m'appelle Cha'Mam (ouais c'est presque mon vrai prénom), je suis la maman de deux enfants nés à la maison avec Jack & Li (ici présentes) dont le second s'est déroulé sans la présence de la sage-femme arrivés quelques minutes plus tard..." je m'arrête ici pour ma présentation car c'est sur cette dernière partie que je me suis surprise.
Certes, j'étais dans un cadre bien précis, je me sentais en confiance avec tous ces inconnus et j'avais aussi très envie de partager mon expérience mais pourquoi dire haut et fort que nous avions vécu cette folle aventure d'un accouchement non-assisté à toute cette assemblée?

Alors je me suis posée cette question pourquoi parler à des inconnus d'une expérience si intime? Vouloir la partager n'est pas un peu aussi me priver d'une certaine intimité? Parce qu'une naissance c'est avant tout une histoire qui s'inscrit dans un couple, pour ma sage-femme c'est même "partie intégrante de la sexualité du couple", alors pourquoi en parler ainsi à une assemblée, sur un blog?
Sincèrement, je n'ai pas de réponse toute faite. Je pense que c'est en premier lieu l'envie de partager, de dire aux autre que ces naissances respectées, à la maison existent et sont possibles. C'est aussi parce que j'ai une vraie passion pour ces livres de témoignages qui m'ont aussi permis de me préparer à mes accouchements lors de mes grossesses. Et pour la naissance du petit asticot je crois qu'il y a aussi une pointe de fierté d'avoir "réussi" à mettre mon fils au monde seule (enfin sans sage-femme) avec mon SuperPater (même si cet exploit n'est que le fruit du lien de confiance qui s'est tissé en moi grâce à Jack qui sans cesse m'a répété que j'étais capable, comme a priori n'importe quelle femme, de mettre au monde mes bébés).

Cette réflexion ne s'était jamais posée à moi avant cette rencontre. Je ne regrette pas de faire partager mon expérience d'accouchement à domicile et de vie de mère mais il ne faut pas oublier que ces mots couchés sur papier ou écran d'ordinateur ne sont que ce que je veux bien partager !

samedi 2 mars 2013

Aie confiance ...

... ou l'histoire d'un deuxième allaitement.

Je ne reviendrai pas dans ce post sur l'allaitement vécu comme chaotique de ma Bienheureuse: mise en route difficile, bébé qui n'arrive pas à téter, maman fatiguée et très angoissée, bébé qui ne prend pas de poids et ne fait pas de caca, qui pleure, n'est pas si éveillé qu'elle devait; bref tout "ça", nous a conduit à un allaitement mixte aux 3 semaines de ma Chouquette. J'ai vraiment vécu cela comme un échec, ne pas réussir à nourrir mon bébé c'était mettre en cause mes capacités à être mère.
Avec le recul, je parviens à me dire que j'ai finalement allaité mon bébé, certes différemment de ce que j'aurai souhaité, mais j'ai réussi malgré toutes les difficultés et à m'acharner au-delà de la raison (ça j'arrive à le dire parce que j'ai un début de deuxième expérience).

Avant la naissance de l'asticot (qui n'a pas encore de pseudo officiel), je m'étais préparé à un nouvel allaitement; préparé avec mes sage-femmes (en leur demandant d'être particulièrement attentives à la première tétée et d'être à l'écoute de mes doutes); préparation grâce aux bouquins. Je n'ai éprouvé aucune difficultés lors de la fameuse première tétée: bébé et moi étions à l'aise l'un comme l'autre tout l'un contre l'autre. Les tout premiers jours, les doutes ont commencés à m'assaillir au point de ne plus faire confiance, ni à moi, ni à mon bébé. Ma sage-femme a une fois de plus tout mis en œuvre pour me rassurer. Puis il y a surtout mon bébé qui prend du poids, fait pipi et caca, est tout attentif quand il est éveillé, bref, c'est surtout lui qui me rassure et me donne chaque jour confiance en cet allaitement. J'ai encore des doutes, quotidiennement, j'aimerais être plus sereine, plus relaxe, me dire que c'est bon, nous avons franchi les premières difficultés et que l’allaitement est en route, mais ce n'est pas encore ça. Je reste angoissée quand mon bébé se fait peser toutes les semaines, pourtant je sais que mon bébé boit mon lait, je le vois, je le sens, je l'entends mais il n'empêche...


Demain, cela fera trois semaines que cette histoire a débuté, je sais que le premier mois de l’allaitement c'est le bordel, qu'il faut que tout cela se mette en place. J'espère bientôt atteindre notre rythme de croisière et arrêter de paniquer comme une stressos de la vie, croyez-moi ou non, mais je suis sans cesse en train de vérifier que j'ai du lait ;) Alala, l'allaitement quelles histoires pour moi !


... ou l’histoire d'une deuxième maternité

Face à ce manque de confiance, il y a aussi une très jolie histoire qui s'écrit: la vécu de ma deuxième maternité, qui n'a rien a envier à la première car c'est tout à fait différent !

Pour Bienheureuse, j'ai immédiatement été envahi par un amour gigantesque, jamais auparavant je n'avais eu envie de donner autant d'amour, d'attention, sans compter, sans rien attendre. J'ai trouvé ça tellement beau que je ne me suis pas sentie dépassée par ce trop plein d'amour (alors que je l'étais). Le lien, l'attachement n'a jamais fait défaut, tout était inné avec ma Bienheureuse. Mais il y aussi eu pas mal d'angoisses de jeune parent à affronter avec mon aînée, j'étais sans cesse dans le questionnement (peut-être que tout cela n'était finalement lié qu'à mon allaitement?), le doute et aussi un peu le débordement émotionnel.

Avec mon petit Chouquet, c'est tellement plus serein et bon sang que ça fait du bien !!!! C'est chouette de se sentir plein de bonheur léger, de ne plus se poser de millions de questions à la journée. Bien-sûr, nous ne sommes pas devenus des parents parfaits en moins de 16 mois mais on est zen ! On a essuyé toutes nos angoisses sur notre Bienheureuse (la pauvre, comment s'en sortira-t-elle avec ce bagage?). Quant à la relation, elle se construit au jour le jour, l'amour maternel est là, évidemment ! J'aime mon bébé, j'aime sa manière d'être, ce petit mammifère me fait fondre, moi, son papa et aussi sa grande sœur. Sa douceur extrême a rétablit un équilibre dans notre famille, qui il faut bien le dire était un peu trop centrée sur ma Bienheureuse (enfin c'est surtout moi qui était complètement centrée sur mon bébé).

Alors à toutes celles et ceux qui se posent des questions quant à l'idée d'avoir un deuxième enfant, un seul conseil "Foncez", une deuxième maternité c'est autant d'amour que pour l'arrivée d'un premier enfant le stress en moins, bref c'est que du bonheur !!! Vive les bébés !