jeudi 24 janvier 2013

Cuisiner !

Ma Bienheureuse, comme beaucoup d'enfants, aime être à mes côtés et imiter mes gestes. Elle passe, depuis quelques mois, beaucoup de temps dans la cuisine avec nous: soit pour ranger la vaisselle, venir picorer un petit morceau de ci ou de ça, sortir les ustensiles des étagères, etc.
Et Pater souhaitait lui construire un petit coin rien que pour elle où elle puisse faire ce qu'elle veut à hauteur. Aujourd'hui donc, nous nous sommes mobilisés pour que ce soir en rentrant de la halte-garderie, ma Mirette puisse découvrir sa cuisine !

 

Pas mal, non ce bricolage, avec quelques planches de bois ?

jeudi 17 janvier 2013

Ma préparation à la naissance - Épisode 1: le shiatsu

Comme pour la venue de ma Bienheureuse, j'ai fait le même choix de préparation à la naissance pour le petite asticot; à savoir de: 
- longues consultations (ou conversations) avec mes sage-femmes (oui, c'est grand luxe, d'avoir quatre oreilles attentives, que nous appellerons ici "Jak & Li") et depuis mi- décembre, nous les rencontrons tous les 15 jours. 
- J'ai aussi choisi de pratiquer avec Pater le shiatsu (afin que celui-ci sache où, comment me toucher, me soulager lors de la naissance des bébés). 
- J'ajoute pour cette deuxième grossesse, une consultation chez l'ostéo, histoire de checker si tout est bien en place et que les énergies sont présentes pour ce bel effort qu'est la naissance.
Autant dire que caler ces rencontres dans nos agendas de chef de (petite) entreprise pour Pater et de maman au foyer, les jours où Chouquette est en garde, c'est pas de tout repos !

Bref...


Je vous ai déjà parlé ici des lacunes, des questionnements qu'il fallait que je résolve avec ma sage-femme quant à la naissance de Bienheureuse pour vivre autrement un nouvel accouchement. Après avoir discuté de mes désirs pour me sentir au mieux le jour J, et tenté de se préparer à l'imprévu, autrement dit lâcher-prise pour que j'accompagne au mieux la venue de bébé, nous reprenons notre rythme de croisière au fil des discussions diverses et variées...


Et ce matin, nous avons repris nos séances de shiatsu avec une praticienne spécialisée dans la maternité. Cela faisait donc plus de 14 mois que nous n'avions pas pratiqué avec Pater, non pas que l'envie nous manquait mais qu'il avait un peu peur de faire n'importe quoi et de ne pas être efficace dans les pressions.

Pour moi, ces séances sont plus qu'agréables puisque je reçois un shiatsu à quatre mains: la praticienne commence le mouvement pour que Pater le reproduise ensuite. L'idée pour nous, de ces séances de shiatsu est d'apprendre une base de pressions que nous pouvons reproduire à la maison, on va tenter de faire 2 à 3 séances par semaine. Avec l'expérience de la naissance de Bienheureuse, je peux affirmer que cette pratique nous a été d'un grand bénéfice, car en plus de préparer le corps à l'accouchement, elle a le mérite de se pratiquer, s'exercer. Du coup, le jour J, Pater Bienheureux savait parfaitement ce qu'il fallait faire pour me soulager entre et pendant les contractions. Nous avons très peu communiqué verbalement à ce moment là car nous étions tous les deux plongés dans ce langage corporel.

Personnellement, recevoir un shiatsu me plonge dans un état de bien-être profond, une zénitude que je ne connais pas au quotidien, bon, c'est peut-être tout simplement de prendre le temps de se poser, penser à soi, à son petit bébé (on termine les séances par une visualisation, aujourd'hui on s'est imaginé notre bébé dans l'eau, son milieu et on s'est préparé à lui parlé de notre environnement aérien), se laisser aussi toucher par des contacts différents. En tout cas, j'ai réalisé ce matin que cet état de détente profonde était lié au shiatsu.... Et je comprends mieux avec quelle facilité j'ai réussi ce lâcher-prise pour la naissance de Bienheureuse !

En attendant la prochaine séance, on va s’entraîner au coin du poêle à bois !

Albums photos

J'ai offert à a Bienheureuse, il y a quelques mois un livre "Bébés du monde" avec de jolies photos d'enfants. Elle aime regarder ces images, observer ces scènes de vie quotidienne. Je n'ai pu que constater sa passion pour les photos (non les images figuratives), il faut avouer que c'est mieux pour construire son monde, ses images mentales que de partir du réel ! J'ai donc eu l'envie de fabriquer pour mon bébé un album photos avec des têtes connues ! J'ai donc demandé aux ami-e-s de m'envoyer des photos de leur-s enfant-s, ainsi ma Bienheureuse observerait des visages familiers. J'avais donc un premier album en tête. L'idée d'un second m'est venu très rapidement, mais cette fois, non plus avec des visages d'enfants mais ceux de sa famille: nous, ses parents, puis de ses grand-parents, de ses oncles et tantes, etc. Et j'aime autant vous dire qu'elle y passe du temps à admirer les regards, les sourires des gens de sa famille (surtout de ses papis et de sa tante, ma petite sœur de 6 ans).


Et rien de plus simple que de créer ces albums: du papier couleur, une plastifieuse (cette machine est juste une révolution et on ne se ruine pas), et un classeur ou des anneaux pour pouvoir compléter au fil du temps les albums !

vendredi 11 janvier 2013

Affronter la colère des dieux...

... ou dire non pour la (presque) première fois

Aujourd'hui, j'ai du affronter la colère de ma Bienheureuse, et affirmer le choix que j'avais fait à un moment T. 

Je vous explique: à l'heure de la préparation du dîner, l'enfant est comme bien souvent en ce moment accroché à mes jambes, j'imagine qu'elle veut voir ce qui se passe. Donc, pour la première fois, j'installe le marche-pied à côté de moi sur le plan de travail pour qu'elle puisse cuisiner avec moi (soit dit en passant un oignon cru dans les mains, dans la bouche ou dans les yeux, ça passe nickel à 14 mois). Tout se passe à merveille pendant les 15 premières minutes où elle reste concentrée sur tout ce qu'il y a de nouveau à regarder et toucher. Quinze minutes plus tard donc, Bienheureuse entreprend non plus de m'accompagner mais bien de cuisiner à ma place; le couteau, le feu, bref tout ce que comporte de dangereux une cuisine devient de plus en plus menaçant. Je termine rapidement ce que j'ai entrepris avant de prendre le temps d'installer ma chouquette dans le salon avec une activité à faire en lui expliquant que je dois (et que j'ai envie) ma cuisine seule car il y a bien trop de dangers à ce moment.
A peine, ai-je eu le temps de rebrousser chemin, que ma petite était de nouveau scotchée à mes jambes, je me baisse pour lui dire que non, je ne la prendrai pas dans mes bras et qu'elle doit continuer de jouer seule pour le moment. Un cri de contestation puis des pleurs, qui s'intensifient.... Aïe mes oreilles ! Je décide pour la première fois de ne pas laisser sa colère s'exprimer à mes pieds et je déplace ma Bienheureuse à quelques (centi) mètres de moi sur son futon dans le salon (tout en expliquant que "stop" je fais ce que j'ai à faire et toi fais également ce que tu as à faire)... Aïe mon cœur !
Ses pleurs, sa colère ont duré les 10 minutes de ma popote. Bienheureuse a tout tenté pour faire capoter mon plan: entendez: se déplacer de quelques centimètres pour que je l'ai bien en ligne de vue. Mon cœur de maman a tenu bon ! Je la regardais sereinement en lui disant que oui je l'entendais et que je la voyais mécontente et que je terminais ce que j'étais en train de faire.

Après cette première crise, j'ai pris le temps nécessaire à un énorme câlin, elle ne voulait pas que nous parlions, il fallait que ses pleurs, sa colère redescendent pour que je puisse lui expliquer. 
Lui dire que:
1 - je l'aime
2 - je ne suis pas toujours disponible pour elle (ça c'est un peu une nouveauté, mais c'est comme si bébé II toquait à la porte pour me dire que lui aussi aura besoin de temps, et à ma connaissance le temps ne se cumule pas avec l'arrivée d'un deuxième)
3 - la colère est un sentiment que nous connaissons tous et qui doit s'exprimer et que la frustration est aussi normale
4 - ce n'est pas parce qu'on est en colère qu'on s'aime plus (j'avais vraiment trop besoin de lui dire encore)

Bref, tout ça pour dire que j'apprends moi aussi à poser mes limites. La première année de vie de Bienheureuse était plutôt placée sous le signe de la satisfaction des besoins de mon bébé. Pour ce début de deuxième année, je me convaincs que je dois apprendre à dire non ou stop (pour mon bien-être aussi, il faut que j'y pense), que ce n'est pas lui rendre service que de céder à toutes ses demandes qui sont moins légitimes que celles d'un tout-petit. Je reste attentive à ses envies de découvertes, de nouveautés, d'amour, d'aides mais aussi à notre bien-être et à l'évolution de notre relation ....
Pas facile de naître parents !


Regarder par la fenêtre

Avant que Bienheureuse ne participe à la vie de la maison, je la trouvais parfaite ma petite maison de location, mais avec un enfant, il y a quelques petits aménagements que je regrette. Par exemple, il n'y a pas de vitres à sa hauteur. Et oui aussi étrange que cela puisse paraître, toutes nos portes et fenêtres sont à hauteur d'adultes, autant dire que Bienheureuse est toute contente quand elle regarder ce qui se passe dehors. Il y a peu une pelleteuse est venue faire un joli trou dans le par-terre de fleurs, un vrai spectacle à admirer...




Transvaser en patouillant

Ce matin, au Nido, Bienheureuse a eu le privilège de tester une nouvelle activité. Je disais à l'éducatrice que son activité préférée du moment était de se laver les mains. Ni une ni deux, Eve me propose d'emmener Mirette dans la salle de bain pour qu'elle se lave les mains et qu'elle transvase des noix d'un bac d'eau à l'autre. Il fallait voir l’illumination sur ce visage d'enfant ! Qu'elle était heureuse mon bébé de pouvoir patouiller librement avec de l'eau.
Et franchement c'est une installation simple, rapide et peu onéreuse. Avec des idées et de la récup', regardez cette chouette table d'activité qui peut s'utiliser dans la salle d'eau, dans la cuisine et même dehors l'été. Je vous montre:


Ça ne vous donne pas envie de faire la même chose chez vous ? Moi, je file à Emmaüs demain pour tenter de trouver une table basse, la scier et y incruster les bols inox pour faire des évier ou lavabo pour la chouquette !

mercredi 9 janvier 2013

Activités hivernales

En décembre, juste avant Noël, Bienheureuse a découvert les joies de quelques activités artistiques. 

Pour la seconde fois, elle testait la peinture, façon soft pour moi, c'est à dire sans contact direct avec la matière. Il suffit simplement de "protéger" la peinture et la feuille par un sac de congélation et l'enfant peut peindre avec ses doigts ou un pinceau à travers, sans en mettre partout (c'est grand luxe pour les parents). Bon, certes, c'est moins rigolo mais j'attends le printemps pour qu'on puisse se mettre dehors et peindre avec ses mains, ses pieds et tout ce qu'on veut sans que ce soit le carnage à la maison (et surtout au printemps, je ne serai plus enceinte !)

Puis, on s'est lancé dans la pâte à sel, les quatre mains dedans, enfin, j'ai un peu forcé la main de Bienheureuse à s'imprimer dans des petits cercles pour former des jolies empreintes à offrir aux grands-parents pour Noël. Je pensais qu'elle aimerait plus patouiller dans la pâte, mais non, Bienheureuse réclamait plutôt le lavabo pour bien vite nettoyer ses petites menottes.


En décembre, c'était surtout le grand saut dans les activités quotidiennes, Bienheureuse aime mettre la table, vider le lave-vaisselle, mettre plein de petites poussières dans sa toute petite poubelle, passer l'aspirateur et j'en passe (je n'ai souvent pas l'envie de prendre l'appareil photo dans ces moments, puisque nous faisons les choses ensemble). C'est incroyable de découvrir cet intérêt pour le quotidien, ça le rend d'autant plus doux et agréable !

En 2013

sois benaise (ah le bon vieux patois poitevin) !
Voilà ma grande résolution de l'année. Et le programme n'est pas si mince qu'il n'y paraît car dans moins de deux mois, je tiendrai mon bébé dans les bras, en attendant, ben il faut vivre avec ce gros bidou, les petits maux de la grossesse qui deviennent de moins en moins fun, tout en continuant à être dynamique avec ma fille de 14 mois; et autant dire qu'il y a des jours où c'est moins évident que d'autres ! Lors de ma première grossesse, j'avais du mal à comprendre ces femmes qui disaient qu'elles se passeraient bien de ses 9 mois de grossesse pour avoir leur bébé. C'est vrai que 9 mois, c'est long, et surtout quand on enchaîne, comme moi, deux bébés en mois de 16 mois (j'ai juste l'impression d'être enceinte depuis deux ans!)
Du coup, première bonne résolution de cette année: prendre du temps pour moi ! Et même si cela n'est pas si simple (de lâcher-prise), j'ai décidé de confier ma fille à la halte-garderie, non plus une mais deux journées par semaine. Histoire de prendre le temps de glandouiller, de préparer la venue de bébé et aussi de laisser place à l'improvisation.

En 2013, j'espère aussi être benaise (pour celles et ceux qui ne connaissent pas l'expression, c'est la contraction d'être bien à l'aise, d'être heureux somme toute) dans cette nouvelle configuration familiale de trois à quatre et surtout apprendre à ne pas me sentir dépassée ou débordée par un trop plein d'émotions diverses et variées à l'arrivée de bébé ! Je me souhaite un accouchement paisible et serein, entourée de mon amoureux et de ma sage-femme, je me souhaite un allaitement plus zen et moins galère.  Pour mettre toutes les chances de notre côté, on va opter pour cette naissance pour l'hibernation les quelques jours qui suivront l'arrivée de bébé. Pas de visite, juste être entre "nous" pour prendre le temps de faire connaissance les uns avec les autres, ils sont si courts ces moments où l'on passe ses journées au lit avec son bébé collé au sein !


Quant au bilan de 2012, il est bien trop vaste pour que je consigne tout sur ce blog ! Ma fille m'a fait grandir, découvrir mille et une émotions & divers petits rien, rire, pleurer, j'ai appris à devenir mère et tenter chaque jour de me mettre à jour, j'ai re-découvert que j'étais enceinte, j'ai savouré ma chance de partager ma vie avec Pater Bienheureux. Bref, 2012, c'était pas si mal !

Et plein de belles aventures à vous !