vendredi 11 janvier 2013

Affronter la colère des dieux...

... ou dire non pour la (presque) première fois

Aujourd'hui, j'ai du affronter la colère de ma Bienheureuse, et affirmer le choix que j'avais fait à un moment T. 

Je vous explique: à l'heure de la préparation du dîner, l'enfant est comme bien souvent en ce moment accroché à mes jambes, j'imagine qu'elle veut voir ce qui se passe. Donc, pour la première fois, j'installe le marche-pied à côté de moi sur le plan de travail pour qu'elle puisse cuisiner avec moi (soit dit en passant un oignon cru dans les mains, dans la bouche ou dans les yeux, ça passe nickel à 14 mois). Tout se passe à merveille pendant les 15 premières minutes où elle reste concentrée sur tout ce qu'il y a de nouveau à regarder et toucher. Quinze minutes plus tard donc, Bienheureuse entreprend non plus de m'accompagner mais bien de cuisiner à ma place; le couteau, le feu, bref tout ce que comporte de dangereux une cuisine devient de plus en plus menaçant. Je termine rapidement ce que j'ai entrepris avant de prendre le temps d'installer ma chouquette dans le salon avec une activité à faire en lui expliquant que je dois (et que j'ai envie) ma cuisine seule car il y a bien trop de dangers à ce moment.
A peine, ai-je eu le temps de rebrousser chemin, que ma petite était de nouveau scotchée à mes jambes, je me baisse pour lui dire que non, je ne la prendrai pas dans mes bras et qu'elle doit continuer de jouer seule pour le moment. Un cri de contestation puis des pleurs, qui s'intensifient.... Aïe mes oreilles ! Je décide pour la première fois de ne pas laisser sa colère s'exprimer à mes pieds et je déplace ma Bienheureuse à quelques (centi) mètres de moi sur son futon dans le salon (tout en expliquant que "stop" je fais ce que j'ai à faire et toi fais également ce que tu as à faire)... Aïe mon cœur !
Ses pleurs, sa colère ont duré les 10 minutes de ma popote. Bienheureuse a tout tenté pour faire capoter mon plan: entendez: se déplacer de quelques centimètres pour que je l'ai bien en ligne de vue. Mon cœur de maman a tenu bon ! Je la regardais sereinement en lui disant que oui je l'entendais et que je la voyais mécontente et que je terminais ce que j'étais en train de faire.

Après cette première crise, j'ai pris le temps nécessaire à un énorme câlin, elle ne voulait pas que nous parlions, il fallait que ses pleurs, sa colère redescendent pour que je puisse lui expliquer. 
Lui dire que:
1 - je l'aime
2 - je ne suis pas toujours disponible pour elle (ça c'est un peu une nouveauté, mais c'est comme si bébé II toquait à la porte pour me dire que lui aussi aura besoin de temps, et à ma connaissance le temps ne se cumule pas avec l'arrivée d'un deuxième)
3 - la colère est un sentiment que nous connaissons tous et qui doit s'exprimer et que la frustration est aussi normale
4 - ce n'est pas parce qu'on est en colère qu'on s'aime plus (j'avais vraiment trop besoin de lui dire encore)

Bref, tout ça pour dire que j'apprends moi aussi à poser mes limites. La première année de vie de Bienheureuse était plutôt placée sous le signe de la satisfaction des besoins de mon bébé. Pour ce début de deuxième année, je me convaincs que je dois apprendre à dire non ou stop (pour mon bien-être aussi, il faut que j'y pense), que ce n'est pas lui rendre service que de céder à toutes ses demandes qui sont moins légitimes que celles d'un tout-petit. Je reste attentive à ses envies de découvertes, de nouveautés, d'amour, d'aides mais aussi à notre bien-être et à l'évolution de notre relation ....
Pas facile de naître parents !


1 commentaire:

  1. Tu te débrouilles parfaitement bien en cnv! Et oui il faut aussi respecter ses propres besoins. Pas simple hein ;)

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