mardi 26 mars 2013

Materner pour s'attacher

Mon p'tit mammifère a un peu plus de six semaines et depuis sa naissance, je le materne cet enfant. Et c'est un peu une découverte pour moi car je me rends compte que ma Bienheureuse n'en avait pas autant besoin et qu'elle a très vite dit non au cododo, au portage (tout ce qui me faisait vibrer quand j'étais enceinte). C'était certes dur à vivre sur le moment mais c'est tout à son honneur car elle a toujours eu confiance en elle, en nous. Dès sa venue, elle était là confiante, déterminée, autonome. Quand elle était bébé, ses actions et réactions me laissaient souvent dubitative et faisaient face à ma frustration de maman: c'est dur de ne plus dormir avec son bébé, de ne pas réussir à le porter (parce qu'être collé à sa mère ou son père, ça n'a jamais été son truc à ma fille), être câlinée un peu mais pas trop.
Aujourd'hui, je suis consciente que ces traits de caractère sont une force. C'est aussi pour cela que j'admire ma Bienheureuse car j'admire sa confiance, en elle, en nous, dans le monde. 

Avec mon p'tit mammifère, c'est une autre histoire qui s'inscrit, c'est un enfant que nous avons tout de suite senti dépendant de nous, un peu comme tous les bébés vous me direz! Comme je le disais ici, nous avons passé nos premières semaines collés l'un à l'autre: mon bébé avait besoin de me sentir pour s'apaiser. De jour comme de nuit, il était très souvent (pour ne pas dire tout le temps) collé au sein. Avec les semaines qui passent et même s'il est encore tout petit, j'ai envie et besoin de me dégager du temps pour ma "grande", il faut donc que je raccroche un peu le soutif et c'est là que le portage vient à mon secours! Quelle merveilleuse invention (c'est naïf d'écrire ça, le portage a toujours existé). Un p'tit mammifère en écharpe c'est un bébé apaisé, qui s'endort contre sa maman. N'ayant finalement pas porté tant que ça sa grande sœur, j'ai refait un nouvel atelier de portage avec ma copine Audrey, un atelier de "confort" car je connais les nœuds, la physio mais quand même il me fallait encore un peu d'assurance pour porter mon bébé quotidiennement.

Dans ma campagne, on m'interpelle souvent, ben oui, ça intrigue quand même un peu les mamans ou papas kangourous qui portent leur petit. Et quand les gens ne vous disent pas à haute voix ce que tous pensent trop fort: 

"Oh, ça n'en fait pas de enfants pot-de-colle de tout le temps les avoir avec soi" ou bien des 
"y décrochera jamais de sa mère celui-là"
et c'est sans parler des 
"c'est des caprices qu'il vous fait là à pleurer quand il n'est pas dans les bras"
sympa non???

Mais moi, j'assume et j'affirme que co-dodoter, porter, câliner, parler sont autant de moyens d'aimer mes enfants et de leur donner toute l'affection et la sécurité dont ils ont besoin pour se construire et devenir des êtres autonomes et confiants. Donner la sécurité à son enfant c'est s'assurer qu'il se sent bien, qu'il sent que nous serons toujours là pour lui, qu'il peut compter sur nous.
Pour Bienheureuse j'avais déjà ces convictions, avec le p'tit mammifère qui a un réel besoin de contact pour se sécuriser, c'est une évidence. Évidence qu'il faut s'attacher, se sécuriser pour être ensuite capable de se séparer en tout sérénité.

Que c'est bon de sentir que mon bébé s'attache tout en s’agrippant à moi, que c'est bon de voir qu'il prend confiance de jour en jour.
Que c'est bon de materner !

mercredi 20 mars 2013

Moi, Charlotte, bientôt la trentaine et mère au foyer de deux enfants

Intriguant ce titre d'article, non? Je voulais vous parler aujourd'hui de ma vision de mon activité, mon job: mère au foyer. Au-delà de ma passion pour mes enfants, être mère au foyer est avant tout un "boulot" d'accompagnant, je ne peux pas dire éducateur, car je crois sincèrement qu'on élève des enfants, pas qu'on les éduque, mais ne jouons pas sur les mots.

Loin de l'image qu'une société occidentale peut se faire de la mère qui squatte sa maison en passant son temps à astiquer la maison tout en préparant des muffins pour le goûter, j'investis et je m'investis dans l’éducation de mes enfants. Pour cela, je me lésine pas sur les moyens:
- achat (compulsif) de livres et autres revues sur la parentalité
- participation aux ateliers Montessori du Nido
- participation aux activités diverses et variées organisées par le centre social (éveil musical, activités ludiques et artistiques)
- participation à une association de parents
et c'est sans compter nos activités quotidiennes: chanter des chansons, raconter des histoires, jouer, aller au zoo, jouer, se promener, observer la nature, jouer, câliner, allaiter, jouer, aller à la ludothèque et la bibliothèque, voir des spectacles, de théâtre, de danse, de musique, et c'est sans compter le combo habillage-change-bain et tutti des soins des enfants.
On ne s'ennuie pas avec deux enfants à la maison!

Parfois, je pense ne pas avoir l'énergie nécessaire pour embarquer les deux enfants et partir faire telle ou telle chose (habitant à la campagne, beaucoup d'activités nécessite de prendre la voiture ce qui sous-entend une gestion manteau-bonnet-combi-cosy-siège-auto dont je me passerai bien, vivement le printemps, tiens!) et pourtant j'y vais, car j'adore voir la curiosité de Bienheureuse, parce que j'aime nourrir ce petit esprit en construction, parce que j'ai envie de leur offrir des émotions, des sensations, des découvertes.

Mais surtout je pense aux adultes qu'ils seront un jour, et c'est aussi avec cette vision, cette envie de les voir épanouis que je trouve (presque) quotidiennement l'énergie de leur proposer jeux, livres, chansons ou autres grandes discussions ou petits moments de folie pour faire grandir ces petits êtres en construction !

Être mère à plein temps est un vrai choix que nous avons fait à deux, Pater comprenant mon envie (et besoin) de profiter des enfants, de prendre le temps de les mettre en confiance, ne pas les bousculer dans leur rythme. Notre situation le permettant (non pas que nous roulions sur l'or mais nous n'avons  pas tant de besoins), la mienne aussi (pas de boulot dans ma branche en vue). Cela fait maintenant 16 mois que je m'occupe d'un puis deux enfants, c'est parfois éprouvant, fatiguant, usant. C'est aussi déroutant, parce que sans cesse on se questionne sur nos choix (parfois même au delà de la raison). C'est aussi exigeant, en tout cas, moi je le suis (trop) exigeante avec moi-même que cela concerne l'allaitement (faire des tétées toutes les demi-heures s'il faut par exemple), l'alimentation (je me casse la tête à cuisiner des légumes frais deux fois par jour), et j'en passe. Ça permet de se focaliser sur l'essentiel et on laisse de côté les trucs moins fun comme le ménage, tout du moins on passe vite-fait l'aspi, histoire de. Être mère à plein temps, c'est surtout observer un premier sourire, un premier déplacement, une molaire sortir, manger du chocolat avec Bienheureuse après une grosse sieste, c'est materner à souhait un p'tit mammifère.
Et vivement le congé parental, histoire d'assumer complètement mon statut :)

lundi 18 mars 2013

Sommeil partagé

Voilà cinq semaines que mon tout petit est né, cinq semaines que nous passons tout notre temps ensemble. Loin d'être identique à sa sœur (heureusement que chacun est comme il est), je découvre les joies du petit mammifère.
Alors qu'à à peine 1 mois, Bienheureuse réclamait distinctement son espace: un "grand lit" et plus de berceau et un endroit, sa chambre pour ne plus être déranger par les parents, fini donc le cododo; mon petit asticot a passé ses deux premières semaines sur mon torse, de jour comme de nuit. Et alors que je pensais que le berceau cododo (heureusement prêté et non acheté!) serait un super outil, mon tout petit ne peut pas dormir à plus de 10 cm du visage de sa mère. J'ai bien tenté de coller ma tête sur son berceau mais comment dire, je ne suis pas vraiment à mon aise.

Bref, ici, ce n'est pas le cododo qu'on expérimente mais le mode mammifère. Et ça me plaît parce que je sais que ça ne durera pas. J'aime sentir mon tout petit contre moi, j'aime l'entendre respirer, j'aime aussi qu'il tète souvent (oui, je suis toujours un peu stressos de l'allaitement) sauf que, sauf que je me rends bien compte que nous commençons à nous gêner. Je m'explique:
Mon Chouquet, comme tous les bébés du monde, a toute une palette de petits cris, grognements et autres onomatopées à son actif. Et moi, en mère zombie la nuit, je ne prends pas le temps de comprendre ni d'observer si bébé est éveillé ou non, que le je recolle au sein direct.

Après cinq semaines de test, je me rends compte des limites de ma pratique: je réveille trop souvent mon bébé qui du coup est fatigué! Ce n'est pas une découverte pour moi, pour en avoir discuté avec ma sage-femme lors des premiers mois de Bienheureuse. Elle constatait trop souvent que ce sont les parents qui "déstructuraient" le sommeil de leur petit, en intervenant trop vite à la moindre inspiration trop bruyante (mais on n'est d'accord, je ne parle pas de pleurs, hein!). Mon petit asticot a besoin de mon contact certes mais en aucun cas que je le réveille à ses moindres faits et gestes. D'autant qu'il ne semble plus du tout être à l'aise lorsque la tétée est fini depuis plus d'une heure et qu'il se retrouve enfoui sous la couette, du lait coulant sur la joue !
Alors comment trouver la juste mesure?

J'ai bien essayé d'attendre des pleurs de faim avant de le coller au sein (et de faire au passage des vraies tétées où je me levais) mais souci, et c'est là le cœur du problème, ces pleurs rendent Bienheureuse complètement dingue et se met elle aussi à hurler. Pour elle, entendre son frère pleurer c’est forcément signe que quelque chose ne va pas et elle développe à fond son empathie.
Nous lui expliquons pourtant quotidiennement que les pleurs sont le seul moyen d'expression de son petit frère et qu'elle n'a pas à s'inquiéter car c'est à nous parents de nous occuper de Chouquet. En attendant que ces informations fassent leur chemin dans l'esprit de ma fille, il faut bien tenter de trouver un équilibre dans cette situation où l'on ne permet finalement pas au petit de faire du bruit la nuit.
(Soit dit en passons vous vous doutez bien que nous ne vivons pas dans une grande maison et que les possibilités de bouger les gens et les lits n'est pas une option, à part mettre le Chouquet dans le salon, mais là, nous n'assumons pas!)

Allez à vous de jouer et de proposer vos solutions au problème suivant:
"Cha'Mam & Pater sont les heureux parents de Bienheureuse et du p'tit mammifère. Afin de ne pas réveiller leur aînée la nuit par les pleurs de son petit frère, la maman a pris l'habitude de coller son bébé au sein dès que celui-ci émet des petits cris ou gémissements. Et il semblerait que passer des nuits ainsi découpées par sa maman, le p'tit mammifère commence à être fatigué de cette situation. Alors que faire?
1 - Attendre que le p'tit mammifère pleure car il a faim, et que celui-ci réveille Bienheureuse.
Avec la variante, éloigner le p'tit mammifère de la chambre de sa sœur en lui proposant le salon comme dortoir et en plus en étant trop loin de sa maman
2 - Continuer sur la lancée en fractionnant le sommeil qu'un tout petit tente de mettre en place.
Mais sommeil préservé pour Bienheureuse & Pater et presque aussi pour moi, qui ainsi ne me lève pas."

C'est un peu le casse-tête du moment dans cet océan de bonheur et de zénitude.


Ce billet terminé, notez que cette nuit (exception qui confirme la règle), Chouquet a dormi dans son berceau de 22h30 à 4h et a fini la nuit près de moi :)

samedi 16 mars 2013

Et Bienheureuse ???

Mademoiselle Bienheureuse, nouvellement grande sœur continue son chemin, ses apprentissages et nous fait partager ses nouvelles oppositions (sur ce coup-là on est en chemin pour prendre sur nous et communiquer au mieux avec elle). Avec la naissance de son frère nous ne sommes pas allées au Nido depuis plus d'un mois et nous n'y retournerons pas avant la mois d'avril mais à la maison, elle continue quelques activités entreprises là-bas, comme:
la tirelire ou l'enfilage de perles !

Elle joue toujours autant avec ses "bébés" et a choisi pour la troisième fois d'emprunter une poussette à la ludothèque! Heureusement que lors de notre dernier passage à la ludo, Pater a porté son attention sur un petit garage et ses autos car même si elle est restée aveugle à ce jeu lors des premiers jours, elle joue aujourd'hui quotidiennement avec. ET c'est sans parler du bus Playmo*** qui a débarqué dans le salon.

Mobile "Montessori"

Il n'est jamais trop tôt pour découvrir le monde et observer son environnement! Pour petit Chouquet, presque 5 semaines, les phases d'éveil sont de plus en plus longues, il peut désormais admirer les jolis mobiles que je lui ai construit :)

Le premier est donc le mobile de Munari, ici c'est une variante simplifiée car il n'y a pas la boule de verre et la disposition des éléments est basique, mais l'idée reste la même que celle décrite dans les bouquins Montessori: il s'agit de sensibiliser le bébé aux formes et aux contrastes. Mon petit aime en tout cas :)

Le second est le mobile des octaèdres, cette fois fini le noir et blanc et bonjour les couleurs (primaires). Je trouve que ce mobile fait son petit effet alors qu'il est vraiment hyper simple à fabriquer (imprimer le patron, faire le pliage et y ajouter du fil transparent, y a quand même plus compliqué!). Le mobile est en place depuis hier et petit Chouquet était tout étonné de cette nouveauté :)

dimanche 10 mars 2013

Là où commence mon intimité...

Vendredi soir, je me suis rendue à la grande ville à une réunion d'échange sur l'accouchement à domicile. Et j'ai goûté à une drôle d'expérience ce soir là. Alors que nous commencions la réunion par un tour de table où chacun parlait de son expérience ou souhait d'aad, je me suis surprise à me présenter de la façon suivante:
"Je m'appelle Cha'Mam (ouais c'est presque mon vrai prénom), je suis la maman de deux enfants nés à la maison avec Jack & Li (ici présentes) dont le second s'est déroulé sans la présence de la sage-femme arrivés quelques minutes plus tard..." je m'arrête ici pour ma présentation car c'est sur cette dernière partie que je me suis surprise.
Certes, j'étais dans un cadre bien précis, je me sentais en confiance avec tous ces inconnus et j'avais aussi très envie de partager mon expérience mais pourquoi dire haut et fort que nous avions vécu cette folle aventure d'un accouchement non-assisté à toute cette assemblée?

Alors je me suis posée cette question pourquoi parler à des inconnus d'une expérience si intime? Vouloir la partager n'est pas un peu aussi me priver d'une certaine intimité? Parce qu'une naissance c'est avant tout une histoire qui s'inscrit dans un couple, pour ma sage-femme c'est même "partie intégrante de la sexualité du couple", alors pourquoi en parler ainsi à une assemblée, sur un blog?
Sincèrement, je n'ai pas de réponse toute faite. Je pense que c'est en premier lieu l'envie de partager, de dire aux autre que ces naissances respectées, à la maison existent et sont possibles. C'est aussi parce que j'ai une vraie passion pour ces livres de témoignages qui m'ont aussi permis de me préparer à mes accouchements lors de mes grossesses. Et pour la naissance du petit asticot je crois qu'il y a aussi une pointe de fierté d'avoir "réussi" à mettre mon fils au monde seule (enfin sans sage-femme) avec mon SuperPater (même si cet exploit n'est que le fruit du lien de confiance qui s'est tissé en moi grâce à Jack qui sans cesse m'a répété que j'étais capable, comme a priori n'importe quelle femme, de mettre au monde mes bébés).

Cette réflexion ne s'était jamais posée à moi avant cette rencontre. Je ne regrette pas de faire partager mon expérience d'accouchement à domicile et de vie de mère mais il ne faut pas oublier que ces mots couchés sur papier ou écran d'ordinateur ne sont que ce que je veux bien partager !

samedi 2 mars 2013

Aie confiance ...

... ou l'histoire d'un deuxième allaitement.

Je ne reviendrai pas dans ce post sur l'allaitement vécu comme chaotique de ma Bienheureuse: mise en route difficile, bébé qui n'arrive pas à téter, maman fatiguée et très angoissée, bébé qui ne prend pas de poids et ne fait pas de caca, qui pleure, n'est pas si éveillé qu'elle devait; bref tout "ça", nous a conduit à un allaitement mixte aux 3 semaines de ma Chouquette. J'ai vraiment vécu cela comme un échec, ne pas réussir à nourrir mon bébé c'était mettre en cause mes capacités à être mère.
Avec le recul, je parviens à me dire que j'ai finalement allaité mon bébé, certes différemment de ce que j'aurai souhaité, mais j'ai réussi malgré toutes les difficultés et à m'acharner au-delà de la raison (ça j'arrive à le dire parce que j'ai un début de deuxième expérience).

Avant la naissance de l'asticot (qui n'a pas encore de pseudo officiel), je m'étais préparé à un nouvel allaitement; préparé avec mes sage-femmes (en leur demandant d'être particulièrement attentives à la première tétée et d'être à l'écoute de mes doutes); préparation grâce aux bouquins. Je n'ai éprouvé aucune difficultés lors de la fameuse première tétée: bébé et moi étions à l'aise l'un comme l'autre tout l'un contre l'autre. Les tout premiers jours, les doutes ont commencés à m'assaillir au point de ne plus faire confiance, ni à moi, ni à mon bébé. Ma sage-femme a une fois de plus tout mis en œuvre pour me rassurer. Puis il y a surtout mon bébé qui prend du poids, fait pipi et caca, est tout attentif quand il est éveillé, bref, c'est surtout lui qui me rassure et me donne chaque jour confiance en cet allaitement. J'ai encore des doutes, quotidiennement, j'aimerais être plus sereine, plus relaxe, me dire que c'est bon, nous avons franchi les premières difficultés et que l’allaitement est en route, mais ce n'est pas encore ça. Je reste angoissée quand mon bébé se fait peser toutes les semaines, pourtant je sais que mon bébé boit mon lait, je le vois, je le sens, je l'entends mais il n'empêche...


Demain, cela fera trois semaines que cette histoire a débuté, je sais que le premier mois de l’allaitement c'est le bordel, qu'il faut que tout cela se mette en place. J'espère bientôt atteindre notre rythme de croisière et arrêter de paniquer comme une stressos de la vie, croyez-moi ou non, mais je suis sans cesse en train de vérifier que j'ai du lait ;) Alala, l'allaitement quelles histoires pour moi !


... ou l’histoire d'une deuxième maternité

Face à ce manque de confiance, il y a aussi une très jolie histoire qui s'écrit: la vécu de ma deuxième maternité, qui n'a rien a envier à la première car c'est tout à fait différent !

Pour Bienheureuse, j'ai immédiatement été envahi par un amour gigantesque, jamais auparavant je n'avais eu envie de donner autant d'amour, d'attention, sans compter, sans rien attendre. J'ai trouvé ça tellement beau que je ne me suis pas sentie dépassée par ce trop plein d'amour (alors que je l'étais). Le lien, l'attachement n'a jamais fait défaut, tout était inné avec ma Bienheureuse. Mais il y aussi eu pas mal d'angoisses de jeune parent à affronter avec mon aînée, j'étais sans cesse dans le questionnement (peut-être que tout cela n'était finalement lié qu'à mon allaitement?), le doute et aussi un peu le débordement émotionnel.

Avec mon petit Chouquet, c'est tellement plus serein et bon sang que ça fait du bien !!!! C'est chouette de se sentir plein de bonheur léger, de ne plus se poser de millions de questions à la journée. Bien-sûr, nous ne sommes pas devenus des parents parfaits en moins de 16 mois mais on est zen ! On a essuyé toutes nos angoisses sur notre Bienheureuse (la pauvre, comment s'en sortira-t-elle avec ce bagage?). Quant à la relation, elle se construit au jour le jour, l'amour maternel est là, évidemment ! J'aime mon bébé, j'aime sa manière d'être, ce petit mammifère me fait fondre, moi, son papa et aussi sa grande sœur. Sa douceur extrême a rétablit un équilibre dans notre famille, qui il faut bien le dire était un peu trop centrée sur ma Bienheureuse (enfin c'est surtout moi qui était complètement centrée sur mon bébé).

Alors à toutes celles et ceux qui se posent des questions quant à l'idée d'avoir un deuxième enfant, un seul conseil "Foncez", une deuxième maternité c'est autant d'amour que pour l'arrivée d'un premier enfant le stress en moins, bref c'est que du bonheur !!! Vive les bébés !