lundi 18 mars 2013

Sommeil partagé

Voilà cinq semaines que mon tout petit est né, cinq semaines que nous passons tout notre temps ensemble. Loin d'être identique à sa sœur (heureusement que chacun est comme il est), je découvre les joies du petit mammifère.
Alors qu'à à peine 1 mois, Bienheureuse réclamait distinctement son espace: un "grand lit" et plus de berceau et un endroit, sa chambre pour ne plus être déranger par les parents, fini donc le cododo; mon petit asticot a passé ses deux premières semaines sur mon torse, de jour comme de nuit. Et alors que je pensais que le berceau cododo (heureusement prêté et non acheté!) serait un super outil, mon tout petit ne peut pas dormir à plus de 10 cm du visage de sa mère. J'ai bien tenté de coller ma tête sur son berceau mais comment dire, je ne suis pas vraiment à mon aise.

Bref, ici, ce n'est pas le cododo qu'on expérimente mais le mode mammifère. Et ça me plaît parce que je sais que ça ne durera pas. J'aime sentir mon tout petit contre moi, j'aime l'entendre respirer, j'aime aussi qu'il tète souvent (oui, je suis toujours un peu stressos de l'allaitement) sauf que, sauf que je me rends bien compte que nous commençons à nous gêner. Je m'explique:
Mon Chouquet, comme tous les bébés du monde, a toute une palette de petits cris, grognements et autres onomatopées à son actif. Et moi, en mère zombie la nuit, je ne prends pas le temps de comprendre ni d'observer si bébé est éveillé ou non, que le je recolle au sein direct.

Après cinq semaines de test, je me rends compte des limites de ma pratique: je réveille trop souvent mon bébé qui du coup est fatigué! Ce n'est pas une découverte pour moi, pour en avoir discuté avec ma sage-femme lors des premiers mois de Bienheureuse. Elle constatait trop souvent que ce sont les parents qui "déstructuraient" le sommeil de leur petit, en intervenant trop vite à la moindre inspiration trop bruyante (mais on n'est d'accord, je ne parle pas de pleurs, hein!). Mon petit asticot a besoin de mon contact certes mais en aucun cas que je le réveille à ses moindres faits et gestes. D'autant qu'il ne semble plus du tout être à l'aise lorsque la tétée est fini depuis plus d'une heure et qu'il se retrouve enfoui sous la couette, du lait coulant sur la joue !
Alors comment trouver la juste mesure?

J'ai bien essayé d'attendre des pleurs de faim avant de le coller au sein (et de faire au passage des vraies tétées où je me levais) mais souci, et c'est là le cœur du problème, ces pleurs rendent Bienheureuse complètement dingue et se met elle aussi à hurler. Pour elle, entendre son frère pleurer c’est forcément signe que quelque chose ne va pas et elle développe à fond son empathie.
Nous lui expliquons pourtant quotidiennement que les pleurs sont le seul moyen d'expression de son petit frère et qu'elle n'a pas à s'inquiéter car c'est à nous parents de nous occuper de Chouquet. En attendant que ces informations fassent leur chemin dans l'esprit de ma fille, il faut bien tenter de trouver un équilibre dans cette situation où l'on ne permet finalement pas au petit de faire du bruit la nuit.
(Soit dit en passons vous vous doutez bien que nous ne vivons pas dans une grande maison et que les possibilités de bouger les gens et les lits n'est pas une option, à part mettre le Chouquet dans le salon, mais là, nous n'assumons pas!)

Allez à vous de jouer et de proposer vos solutions au problème suivant:
"Cha'Mam & Pater sont les heureux parents de Bienheureuse et du p'tit mammifère. Afin de ne pas réveiller leur aînée la nuit par les pleurs de son petit frère, la maman a pris l'habitude de coller son bébé au sein dès que celui-ci émet des petits cris ou gémissements. Et il semblerait que passer des nuits ainsi découpées par sa maman, le p'tit mammifère commence à être fatigué de cette situation. Alors que faire?
1 - Attendre que le p'tit mammifère pleure car il a faim, et que celui-ci réveille Bienheureuse.
Avec la variante, éloigner le p'tit mammifère de la chambre de sa sœur en lui proposant le salon comme dortoir et en plus en étant trop loin de sa maman
2 - Continuer sur la lancée en fractionnant le sommeil qu'un tout petit tente de mettre en place.
Mais sommeil préservé pour Bienheureuse & Pater et presque aussi pour moi, qui ainsi ne me lève pas."

C'est un peu le casse-tête du moment dans cet océan de bonheur et de zénitude.


Ce billet terminé, notez que cette nuit (exception qui confirme la règle), Chouquet a dormi dans son berceau de 22h30 à 4h et a fini la nuit près de moi :)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire